LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2508995

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2508995

lundi 6 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2508995
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCHURMANN

Résumé IA

Le tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 14 avril 2025. Cette ordonnance initiale avait suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Constatant que la préfète n'avait pas procédé au réexamen requis, le juge a prononcé la liquidation provisoire de l'astreinte à hauteur de 900 euros et a modifié les injonctions, imposant un réexamen sous un mois et la délivrance d'une autorisation de travail sous deux jours, sous une astreinte portée à 100 euros par jour de retard.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B... et lui a enjoint, d’une part, de lui délivrer, dans un délai de huit jours à compter de la notification de cette ordonnance, une autorisation provisoire de séjour et, d’autre part, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois, sous astreinte de 60 euros par jour de retard.

Par une ordonnance n°2506154 du 21 juillet 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative a prononcé la liquidation provisoire de l’astreinte à un montant de 900 euros pour la période courant du 17 juin au 21 juillet 2025 et a modifié le dispositif de l’article 3 de l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 est modifié ainsi : « Il est enjoint à la préfète de l’Isère de procéder au réexamen de la situation de Mme B... dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de deux jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Ces injonctions seront assorties d’une astreinte de 100 euros par jours de retard. ».

Par une requête enregistrée le 28 août 2025, Mme A..., représentée par Me Schurmann, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère d’exécuter l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de condamner la préfète de l’Isère à lui verser la somme de 3 120 euros au titre de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 n’a pas entièrement été exécuté, la préfète de l’Isère n’ayant pas procédé au réexamen de sa situation : il s’agit d’un fait nouveau.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2025, la préfète de l’Isère demande au tribunal de revoir le montant sollicité par Mme B... au titre de l’astreinte qui avait été prononcée à l’égard de ses services, ledit montant devant s’élever à 2 880 euros

Vu :

l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble ;

l’ordonnance n°2506154 du 21 juillet 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Grenoble ;

les autres pièces du dossier ;

Vu :

le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Vial-Pailler, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de M. Morand, greffier d’audience, M. Vial-Pailler a lu son rapport et constaté l’absence des parties.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :

 

En raison de l’urgence qui s’attache au règlement du présent litige, il y a lieu d’admettre Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

 

Sur la demande de modification des mesures ordonnées :

 

Aux termes de l’article L.521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ».

Lorsqu’une personne demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, d’assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l’exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge des référés tout élément de nature à établir l’absence d’exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l’administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d’exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction.

Si, eu égard à leur caractère provisoire, les décisions du juge des référés n’ont pas, au principal, l’autorité de la chose jugée, elles sont néanmoins, conformément au principe rappelé à l’article L.11 du code de justice administrative, exécutoires et, en vertu de l’autorité qui s’attache aux décisions de justice, obligatoires. Il en résulte notamment que lorsque le juge des référés a prononcé la suspension d'une décision administrative et qu’il n’a pas été mis fin à cette suspension – soit, par l’aboutissement d’une voie de recours, soit dans les conditions prévues à l’article L. 521-4 du code de justice administrative, soit par l'intervention d'une décision au fond - l’administration ne saurait légalement reprendre une même décision sans qu’il ait été remédié au vice que le juge des référés avait pris en considération pour prononcer la suspension.

Par ailleurs, il incombe aux différentes autorités administratives de prendre, dans les domaines de leurs compétences respectives, les mesures qu’implique le respect des décisions juridictionnelles.

Par une ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025, qui n’a pas fait l’objet d’un recours ni d’une demande de levée de suspension sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés de ce tribunal a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de délivrer à Mme A... un titre de séjour vie privée et familiale en qualité de parent d’enfant français et, a enjoint à cette dernière, de procéder au réexamen de la situation de Mme A... dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de huit jours à compter de la notification de cette ordonnance, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 60 euros par jour de retard. Par une ordonnance n°2506154 du 21 juillet 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative a modifié le dispositif de l’article 3 de l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 en enjoignant à la préfète de l’Isère de procéder au réexamen de la situation de Mme B... dans un délai d’un mois à compter de la notification de son ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de deux jours à compter de cette notification, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Ces injonctions étaient assorties d’une astreinte de 100 euros par jours de retard. Il n’est pas contesté par la requérante que la préfète de l’Isère a exécuté l’injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans le délai prévu.

La préfète de l’Isère ne conteste aucunement ne pas avoir exécuté les ordonnances n°2503376 du 14 avril 2025 et n°2506154 du 21 juillet 2025 en ce qui concerne l’injonction de réexamen de la situation de Mme B.... Dans ces conditions, il y a lieu de modifier le dispositif de l’article 3 de l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 en enjoignant à la préfète de l’Isère de procéder au réexamen de la situation de Mme B... dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de deux jours à compter de cette notification, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Ces injonctions seront assorties d’une astreinte de 200 euros par jour de retard.

 

 

Sur les conclusions tendant à la liquidation de l’astreinte : 

 

Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L’astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n’ait précisé son caractère définitif ». Aux termes de l’article L. 911-7 dudit code : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. / Sauf s’il est établi que l’inexécution de la décision provient d’un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l’astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l’astreinte provisoire, même en cas d’inexécution constatée ».

Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de liquider provisoirement l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025.

Toutefois, par une ordonnance n°2506154 du 21 juillet 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a liquidé provisoirement l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2503376 pour un montant de 900 euros pour la période courant du 17 juin au 21 juillet 2025 et a porté l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2503376 à un taux de 100 euros par jour de retard à compter du 22 août 2025. Dès lors, Mme B... doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de liquider provisoirement l’astreinte pour la période courant du 22 juillet 2025 à la date de la présente ordonnance, soit le 6 octobre 2025.

La préfète de l’Isère ne conteste aucunement ne pas avoir exécuté l’ordonnance du 14 avril 2025 en ce qui concerne l’injonction de procéder au réexamen de la situation de Mme A.... Il y a lieu, compte tenu des circonstances de l’espèce, de procéder à la liquidation provisoire de l’astreinte pour la période courant du 22 juillet 2025 à la date de la présente ordonnance, soit le 6 octobre 2025, tout en la modérant à la somme de 2 000 euros en application des dispositions précitées de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. L’intégralité du montant de cette somme sera versée au bénéfice de Mme A....

 

Sur les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi 10 juillet 1991 :

 

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner l’Etat à verser la somme de 600 euros au Conseil de Mme B... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.  Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau de l’aide juridictionnelle à Mme A..., cette somme lui sera versée.

O R D O N N E :

Article 1er  :

Mme B... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 :

Le dispositif de l’article 3 de l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 est modifié ainsi : « Il est enjoint à la préfète de l’Isère de procéder au réexamen de la situation de Mme B... dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de deux jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Ces injonctions seront assorties d’une astreinte de 200 euros par jours de retard. »

Article 3 :

L’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2503376 du 14 avril 2025 est liquidée provisoirement à la somme de 2 000 euros pour la période courant du 22 juillet 2025 au 6 octobre 2025. L’intégralité du montant de cette somme sera versée au bénéfice de Mme B....

Article 4 :

L’Etat versera une somme de 600 euros au Conseil de Mme A... sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’Etat et de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle de la requérante. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau de l’aide juridictionnelle à Mme A..., cette somme lui sera versée.

Article 5 :

La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère et au ministère public près la Cour des comptes en application de l’article R. 921-7 du code de justice administrative.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2025.

Le juge des référés,

C. VIAL-PAILLER

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions