Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2509352

mardi 7 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2509352
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCOUTAZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la modification d’une précédente ordonnance pour obtenir un certificat de résidence algérien de 10 ans. Le juge a constaté que l’administration avait déjà délivré un certificat de résidence valable un an et qu’une audience au fond était programmée, ce qui rendait inutile une modification des mesures ordonnées. La décision est fondée sur l’article L. 521-4 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 septembre 2025 et un mémoire du 6 octobre 2025, M. C... A..., représenté par Me Coutaz, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, la modification des mesures ordonnées par le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble dans son ordonnance du 19 décembre 2024 et d’enjoindre à la préfète de l'Isère de se prononcer sur la demande de certificat de résidence algérien d'une durée de 10 ans dans un délai de 30 jours sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1200 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu’en lui délivrant un certificat de résidence algérien valable 1 an, la préfète de l'Isère n’a pas statué sur sa demande de renouvellement de carte de 10 ans et n’a donc pas pris les mesures ordonnées par l’ordonnance rendue par le tribunal administratif de Grenoble le 19 décembre 2024 dans l’affaire 2409240.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient qu’elle a délivré à M. A... un certificat de résidence algérien valable du 8 septembre 2025 jusqu’au 7 septembre 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le 6 octobre 2025 en présence de Mme Jasserand, greffier d’audience, M. B... a lu son rapport en l’absence des parties.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. »

Il résulte de l'instruction que l’administration a délivré à M. A... un certificat de résidence algérien valable jusqu’au 7 septembre 2026. Par ailleurs, la requête au fond n° 2408734 sera inscrite au rôle de l’audience du 10 novembre 2025. Par suite, il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de procéder à la modification des mesures d’exécution prononcées par le jugement du 19 décembre 2024. Il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :

La requête est rejetée.

Article 2 :

La présente ordonnance sera notifiée à M. A... et au ministre de l'Intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 7 octobre 2025.

Le vice-président, juge des référés,

M. B...

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.