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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2509997

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2509997

mardi 21 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2509997
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMIRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions tendant à la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et aux injonctions associées, ce désistement étant motivé par la délivrance de la carte de résident sollicitée en cours d'instance. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser une somme de 800 euros à son conseil.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 septembre 2025, Mme A... C..., représentée par Me Miran, demande au juge des référés :

1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de renouveler son titre de séjour ;

3°) d’enjoindre à la préfète de lui délivrer une carte de résident dans un délai de deux mois et à défaut de prendre une décision explicite sur sa demande dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai ; dans l’attente de lui délivrer une attestation de prolongation de l’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
la condition d’urgence est remplie ;
le refus de renouvellement de titre méconnait l’article 7 bis de l’accord franco-algérien et l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation ; il méconnait l’article R.431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.



Vu :
les autres pièces du dossier ;
la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code des relations entre le public et l’administration ;
la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B... pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience publique du 17 octobre 2025 au cours de laquelle ont été entendus :
le rapport de Mme B...;
les observations de Me Miran, pour Mme C....

La préfète de l’Isère a communiqué un mémoire après l’audience, le 17 octobre 2025 à 10h51, dans lequel elle conclut au non-lieu à statuer sur la demande de carte de résident, celle-ci ayant été délivrée, et au rejet de la demande de frais de justice.

La clôture de l’instruction a été différée au 18 octobre 2025 à 17h.

Par un mémoire enregistré le 20 octobre 2025, la requérante se désiste de ses conclusions à l’exception de celles formées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

En raison de l’urgence, il y a lieu d’admettre Mme C... provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Le désistement des conclusions d’annulation et d’injonction de la requête de Mme C... est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Le désistement étant motivé par le fait que la requérante a obtenu satisfaction en cours d'instance, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser au conseil de Mme C... sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Mme C... est admise à titre provisoire à l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions d’annulation et d’injonction de la requête de Mme C....

Article 3 : Sous réserve de l’admission définitive de Mme C... à l’aide juridictionnelle et sous réserve que Me Miran renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, ce dernier versera à Me Miran une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C..., à Me Miran et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée pour information à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble le 21 octobre 2025.


Le juge des référés,

E. B...
La greffière,

C. Jasserand




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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