LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2510961

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2510961

mardi 16 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2510961
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOUCHAIR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C.... Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un duplicata de son titre de séjour ou de le convoquer à un rendez-vous, en raison de l'urgence liée au décès de sa mère en Tunisie. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée avait perdu son utilité, le titre de séjour de l'intéressé ayant expiré le 1er décembre 2025. La demande a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 octobre 2025, M. A... C..., représenté par Me Bouchair, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un duplicata de son titre de séjour, ou à défaut, de le convoquer à un rendez-vous lui permettant d’en obtenir la délivrance, dans le délai de 15 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il était titulaire d’une carte de résident valable jusqu’au 1er décembre 2025 ; que depuis la perte de son titre de séjour déclarée le 5 septembre 2025, il ne parvient pas à obtenir de rendez-vous en préfecture lui permettant d’obtenir un duplicata de son titre de séjour, dont il a besoin pour pouvoir se déplacer en Tunisie, son pays d’origine, pour faire son deuil et accomplir des démarches essentielles après le décès de sa mère en date du 13 septembre 2025 ; que malgré les tentatives de prise de contact avec les services de la préfecture, la demande d’obtention d’un duplicata a été traitée comme une demande de renouvellement de titre de séjour qui a conduit à l’émission d’un récépissé qui ne vaut pas autorisation de quitter le territoire français ;
- la mesure sollicitée est utile en l’absence d’autre voie et droit et de procédure alternative de prise de rendez-vous et alors qu’il remplit les conditions pour obtenir un duplicata de son titre de séjour ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.


Par un mémoire en défense enregistrés le 3 novembre 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet des conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et des conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que le 31 octobre 2025, elle a délivré au requérant une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 30 janvier 2026, permettant de régulariser sa situation administrative. Dès lors la condition d’urgence n’est pas établie.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B..., 1ère vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».

Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toute mesure que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

M. C..., ressortissant tunisien, bénéficiait d’un titre de séjour valable jusqu’au 1er décembre 2025. A la suite de la perte de son titre de séjour déclarée le 5 septembre 2025, il a sollicité en vain la délivrance d’un duplicata sur le site internet de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Cette demande a été traitée comme une demande de renouvellement de titre de séjour, dont il a obtenu confirmation de dépôt le 5 septembre 2025. Le même jour, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour lui a été remis. Le 15 septembre 2025, par l’intermédiaire de son conseil, le requérant a adressé aux services de la préfecture de l’Isère, par lettre recommandée avec accusé de réception, une demande de délivrance d’un duplicata de son titre de séjour, courrier restée sans réponse. M. C... a également tenté de prendre rendez-vous en ligne, sans qu’un rendez-vous ne lui ai été octroyé. Par la présente requête, M. C... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un duplicata de son titre de séjour ou à défaut, de le convoquer à un rendez-vous lui permettant d’en obtenir la délivrance.





Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le titre de séjour de M. C... a expiré le 1er décembre 2025. L’utilité de la mesure sollicitée ne saurait, dès lors, être regardée comme établie. Il en va de même s’agissant de la convocation à un rendez-vous en préfecture aux fins de se voir délivrer un duplicata de titre de séjour désormais expiré.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C... doit être rejetée en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :

Article 1er :
La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera délivrée à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble, le16 décembre 2025.


La juge des référés,




M. B...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.







Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions