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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2511059

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511059

mercredi 25 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511059
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAARPI ANGLADE & PAFUNDI

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le requérant a été placé en rétention administrative au centre de Metz. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nancy, seul compétent pour statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 20 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Pafundi, demande au tribunal :


1°) d’annuler l’arrêté du 22 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil d’une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code de justice administrative.


Vu la délégation du 1er septembre 2025 permettant aux vice-présidents du tribunal administratif de Grenoble de renvoyer le dossier à la juridiction compétente lorsque le tribunal est saisi de conclusions qui relèvent de la compétence d’une juridiction administrative autre que le Conseil d’Etat.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu’une disposition du présent code prévoit qu’une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d’un mois à compter de la notification de la décision. Sous réserve des troisième et avant-dernier alinéas du présent article, il statue dans un délai de six mois à compter de l’introduction du recours. / (…) Si, en cours d’instance, l’étranger est placé en rétention administrative, le tribunal administratif statue dans un délai de cent quarante-quatre heures à compter de la date à laquelle cette décision lui est notifiée par l’autorité administrative. / Dans les cas prévus aux troisième et avant-dernier alinéas du présent article, l’affaire est jugée dans les conditions prévues au chapitre II du titre II du présent livre ». Aux termes de l’article R. 922-2 du même code : « Lorsque le président d’un tribunal administratif ou le magistrat désigné par lui est saisi de conclusions qu’il estime relever de la compétence d’un autre tribunal administratif, il lui transmet le dossier sans délai et par tous moyens, dans les formes prévues au premier alinéa de l’article R. 351-6 du code de justice administrative ». Aux termes du deuxième alinéa de l’article R. 922-4 du même code : « Lorsque, en cours d’instance, l’étranger est assigné à résidence en application de l’article L. 731-1, placé ou maintenu en rétention administrative ou placé en détention, le tribunal administratif compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d’assignation, de rétention ou de détention. Le dossier est transmis à ce tribunal s’il diffère de celui devant lequel la requête a été présentée ». Aux termes de l’article R. 922-6 du même code : « Par exception aux dispositions de l’article R. 922-4 du présent code et de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal administratif territorialement compétent est celui de Nancy lorsque le requérant est placé au centre de rétention ou détenu au centre pénitentiaire de Metz (…) ».

2. Par un arrêté du 24 février 2026 du préfet de Saône-et-Loire, dont le tribunal a été informé le 25 février à 10h07 par la préfète de la Haute-Savoie, M. A... a été placé au centre de rétention administrative de Metz. Par suite, en application des dispositions précitées, il y a lieu de renvoyer son dossier au tribunal administratif de Nancy, territorialement compétent.


ORDONNE :


Article 1er : Le dossier de la requête de M. B... A... est transmis au tribunal administratif de Nancy.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la présidente du tribunal administratif de Nancy et à M. B... A....


Fait à Grenoble, le 25 février 2026.


La présidente de la 8ème chambre,




M. C...

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