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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2511192

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511192

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511192
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème Chambre
Avocat requérantAZOUAGH

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction constate que la préfète a abrogé l'arrêté contesté après l'introduction du recours, rendant la demande d'annulation et d'injonction sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 octobre 2025, M. A... B..., représenté par Me Azouagh, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 25 septembre 2025 par lequel la préfète de la Savoie lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;

2°) d’enjoindre à la préfète de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B... soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un vice d’incompétence ;
- la décision portant refus de titre de séjour méconnaît le 2) de l’article 6 de l’accord franco-algérien ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l’illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- la décision fixant l’Algérie comme pays de destination est illégale en raison de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2026, la préfète de la Savoie conclut au non-lieu à statuer sur la demande d’annulation et au rejet de la demande présentée au titre des frais d’instance.

Elle fait valoir qu’elle a abrogé l’arrêté du 25 septembre 2025 par un arrêté du 7 janvier 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme D... a été entendu au cours de l’audience publique, ainsi que les observations de Me Azouagh, représentant M. B....


Considérant ce qui suit :

Par une décision du 7 janvier 2026, postérieure à l’introduction du recours, la préfète de la Savoie a abrogé l’arrêté attaqué qui n’a pas reçu exécution. Ainsi les conclusions de la requête de M. B... aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement à M. B... d’une somme de 1 200 euros.


D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’État versera à M. B... la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la préfète de la Savoie.


Délibéré après l’audience du 26 janvier 2026, à laquelle siégeaient :


M. L’Hôte, président,
M. C... et Mme D..., premiers conseillers.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2026.


La rapporteure,

AS. D...
Le président,

V. L’HÔTE

La greffière,

L. ROUYER




La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.









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