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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2511453

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511453

lundi 3 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511453
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantALBERT-SALMERON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois. Le juge constate que le requérant résidait dans le Vaucluse à la date de la décision attaquée, ce qui relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nîmes en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal de Grenoble se déclare territorialement incompétent et rejette la demande sans renvoyer l'affaire, conformément à l'article R. 522-8-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2025, M. C... B..., représenté par Me Albert-Salmeron, demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 23 octobre 2025 par lequel le sous-préfet de Vienne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 30 octobre 2025 sous le numéro 2511450 par laquelle M. B... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes de l’article R. 522-8-1 du code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 312-8 du même code : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. ».

3. M. B... demande la suspension de l’exécution de l’arrêté du 23 octobre 2025 par lequel le sous-préfet de Vienne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois. Il ressort des pièces du dossier qu’à la date de la décision attaquée, laquelle est une mesure individuelle de police, le requérant résidait au Pontet (84130), dans le département de Vaucluse, situé, en vertu des dispositions de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, dans le ressort du tribunal administratif de Nîmes. En application des dispositions de l’article R. 321-8 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Grenoble est, par suite, territorialement incompétent pour examiner la requête de M. B... A... le cadre de la présente procédure, il n’appartient pas au juge des référés de renvoyer le dossier de la requête de l’intéressé au tribunal territorialement compétent. Ainsi conformément aux dispositions de l’article R. 522-8-1 de ce code, citées au point 1, la requête de M. B... doit être rejetée.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....


Fait à Grenoble, le 3 novembre 2025.


Le juge des référés,


J. P. WYSS



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




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