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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2511776

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511776

mercredi 26 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511776
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
PublicationD
Avocat requérantDIOUF-GARIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée le 22 mai 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction de fixer un rendez-vous à une famille demandant l'asile. L'administration n'ayant pas respecté le délai de trois jours imparti, le juge a constaté un retard de 29 jours. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, l'astreinte a été liquidée définitivement à la somme de 2 900 euros au profit des requérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2505233 du 22 mai 2025, le juge des référés a enjoint à la préfète de l’Isère de fixer un rendez-vous à M. B... et Mme D... B... ainsi que leur fille pour l’enregistrement de leurs demandes d’asile dans le délai de trois jours suivant la notification de son ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Par un mémoire enregistré le 24 novembre 2025, M. B... et Mme D... B..., représentés par Me Diouf, concluent à la liquidation de l’astreinte à hauteur de 2 900 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. L’Hôte pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. L’Hôte, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique du 25 novembre 2025, en présence de Mme Bourechak, greffière, à laquelle aucune partie n’a été présente ni représentée.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 911-7 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. / Sauf s’il est établi que l’inexécution de la décision provient d’un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l’astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l’astreinte provisoire, même en cas d’inexécution constatée. ».

Le 7 mai 2025, M. B... et Mme D... B... se sont présentés avec leur fille mineure au service du premier accueil des demandeurs d’asile où leur ont été remises des convocations à un rendez-vous à la préfecture de l’Isère pour l’enregistrement de leurs demandes d’asile le 25 juin 2025. Par une ordonnance n° 2505233 du 22 mai 2025, notifiée le lendemain, le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Isère de fixer un rendez-vous à M. B... et Mme D... B... ainsi que leur fille pour l’enregistrement de leurs demandes d’asile dans le délai de trois jours suivant la notification de son ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

La préfète de l’Isère, qui n’a pas produit en défense, ne conteste pas qu’elle n’a pas exécuté l’injonction et que M. B... et Mme D... B... n’ont été reçus en préfecture que le 25 juin 2025. Dès lors, il s’est écoulé un délai d’inexécution de vingt-neuf jours. L’astreinte ayant été prononcée au taux de 100 euros par jour de retard, son montant s’élève à 2 900 euros. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte à la somme de 2 900 euros au bénéfice de M. B... et Mme D... B....


O R D O N N E :

Article 1er : L’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2505233 du 22 mai 2025 est liquidée à la somme définitive de 2 900 euros au profit de M. B... et Mme D... B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et Mme C... D... B..., à Me Diouf et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l’Isère et au ministère public près la Cour des comptes.


Fait à Grenoble, le 26 novembre 2025.


Le juge des référés,





V. L’HÔTE



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.





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