LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2512445

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2512445

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2512445
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
FormationJuge unique 4
Avocat requérantGABION

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une requête en exécution d’un jugement, a constaté que la caisse d’allocations familiales de l’Isère n’avait pas versé à Mme B... la somme de 1 500 euros mise à sa charge par un jugement du 4 novembre 2024. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre de la caisse si elle ne justifie pas du versement dans un délai d’un mois. Il a également condamné la caisse à verser 500 euros à Mme B... au titre des frais de l’instance d’exécution.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 2301034 du 4 novembre 2024, le tribunal administratif a annulé l’arrêté du 4 octobre 2023 par laquelle la directrice de la caisse d’allocations familiales de l’Isère a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de Mme C... B... et a confirmé sa décision initiale substituant l’allocation de logement sociale à l’aide personnalisée au logement, a mis à la charge de la caisse une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une requête en exécution enregistrée le 18 avril 2025, Mme C... B..., représentée par Me Gabion, demande au tribunal, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative :

1°) de pourvoir à l’exécution du jugement précité et d’ordonner à la caisse d’allocations familiales de l’Isère de lui verser la somme de 1 500 euros à laquelle elle a été condamnée au titre des frais du litige et condamnant la caisse à lui verser cette somme dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de la caisse une somme de 500 euros, en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le jugement du 4 novembre 2024 demeure inexécuté.

Par une ordonnance du 27 novembre 2025, le président du tribunal administratif de Grenoble a ouvert une phase juridictionnelle en vue de l’exécution du jugement n°2301034.

La requête a été régulièrement communiquée à la caisse d’allocations familiales de l’Isère qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de M. Palmer, greffier d’audience, M. A... a lu son rapport, les parties n’étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Sur l’exécution du jugement n° 2301034 :

1. Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution d’un jugement ou d’un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d’appel qui a rendu la décision d’en assurer l’exécution. (…) Si le jugement ou l’arrêt dont l’exécution est demandée n’a pas défini les mesures d’exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d’exécution et prononcer une astreinte ». Aux termes de l’article R.921-6 du même code : « Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. Cette ordonnance n'est pas susceptible de recours. L'affaire est instruite et jugée d'urgence. Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet. ».

2. Par un jugement n° 2301034 du 4 novembre 2024, notifié à la caisse le 7 novembre suivant, le tribunal administratif a notamment mis à la charge de la caisse une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

3. En l’espèce, il est constant que la caisse d’allocations familiales de l’Isère n’a pas versé à Mme B... la somme de 1 500 euros. L’administration, qui n’a pas produit de mémoire en défense et n’était pas représentée à l’audience du juge de l’exécution, n’a pas davantage fait valoir d’éventuelles difficultés d’exécution de ce jugement. Il y a donc lieu, dans les circonstances de l’espèce, de prononcer contre la caisse d’allocations familiales de l’Isère à défaut pour elle de justifier de ce versement dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente décision, une astreinte d’un montant de 50 euros par jour jusqu’à la date à laquelle le jugement aura reçu exécution.

Sur les frais du litige :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la caisse familiale la somme de 500 euros que demande Mme B... au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.



DECIDE :

Article 1er : Une astreinte est prononcée à l’encontre de la caisse d’allocations familiales de l’Isère si elle ne justifie pas avoir, dans un délai d’un mois suivant la notification du présent jugement, exécuté le jugement n° 2301034 du 4 novembre 2024 en versant à Mme B... la somme de 1 500 euros mise à sa charge au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le taux de cette astreinte est fixé à cinquante (50) euros par jour, à compter de l’expiration du délai d’un mois suivant la notification du présent jugement.

Article 2 : La caisse d’allocations familiales de l’Isère versera à Mme B... la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... B... et à la caisse d'allocations familiales de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 janvier 2026.


Le président,




JP A...
Le greffier,




M. PALMER




La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions