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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2512809

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2512809

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2512809
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantTERRASSON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B..., qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Le tribunal a rejeté les conclusions présentées au titre des frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'État à ce titre.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 décembre 2025, Mme B..., représentée par Me Terrasson, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :


1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une convocation à un rendez-vous au guichet de la préfecture de l’Isère afin qu’elle dépose sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de l’ordonnance et sous astreinte de 200 euros par jour de retard et, dans l’attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de trois jours à compter de l’ordonnance, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 décembre 2025, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu’elle a délivré un rendez-vous afin de lui permettre de déposer une demande de titre de séjour.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 18 décembre 2025, Mme B... déclare se désister de l’instance tout en maintenant ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :

En raison de l’urgence, il y a lieu de prononcer l’admission provisoire de Mme B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.


Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

Dans son mémoire enregistré le 18 décembre 2025, Mme B... a indiqué se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.


Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation. »

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce de condamner l’Etat aux frais de l’instance.



O R D O N N E :

Article 1er :
Mme B... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire

Article 2 :
Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction de Mme B....

Article 3 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B..., à Me Terrasson et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.





Fait à Grenoble le 3 février 2026.


La juge des référés,

M. A...




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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