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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2513230

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2513230

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2513230
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDEME

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l'Isère a accordé le rendez-vous sollicité, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. C... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 décembre 2025, M. A... C..., représenté par Me Deme, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous sous quinzaine afin qu’il puisse procéder au dépôt de sa demande de titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à venir ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 décembre 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir qu’elle a délivré le rendez-vous sollicité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :


Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête, la préfète de l'Isère a accordé à M. C... un rendez-vous le lundi 20 avril 2026. Dès lors, la requête de M. C... a perdu son objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.

Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1200 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er :
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de M. C... au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 :
L’Etat versera une somme de 1200 euros à M. C... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.




Fait à Grenoble le 3 février 2026.


La juge des référés,

M. B...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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