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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2600053

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600053

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600053
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCANS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A... de sa demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le requérant, qui invoquait l'urgence et une erreur de droit au regard de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a abandonné ses conclusions à fin de suspension. Le tribunal a admis provisoirement M. A... à l'aide juridictionnelle mais a rejeté sa demande de frais irrépétibles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 janvier 2026, M. A..., représenté par Me Cans, demande au juge des référés :

1°) de lui accorder à titre provisoire le bénéfice de l’aide juridictionnelle ;

2°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de renouveler sa carte de résident, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

3°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer, à titre provisoire, une carte de résident d’une durée de dix ans, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de cette notification et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, l’ensemble sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
– l’urgence est présumée s’agissant d’un renouvellement et, en l’espèce, caractérisée dès lors que la décision attaquée a conduit au non renouvellement de son contrat de travail, qu’il se trouve dépourvu de toute ressources et que cette situation a un impact sur son état de santé ;
– la décision est entachée d’erreur de droit au regard de l’article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un acte enregistré le 22 janvier 2026, M. A... déclare se désister de ses conclusions à fin de suspension.


Vu :
– les autres pièces du dossier ;
– la requête n°2600052, enregistrée le 6 janvier 2026.

Vu :
– le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
– la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
– le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Savouré, vice-président, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
– le rapport de M. Savouré, juge des référés
– et les observations de Me Cans, représentant M. A....

La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :
M. A... déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Il y a lieu d’admettre provisoirement M. A... à l’aide juridictionnelle. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit à ses conclusions présentées en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :



Article 1er : M. A... est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. A....
Article 3 : Les conclusions présentées par M. A... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Cans et au ministre de l’intérieur.








Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 28 janvier 2026.


Le juge des référés,

La greffière,






B. Savouré

J. Bonino


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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