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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2600777

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600777

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600777
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Sujet principal : Demande d'injonction à la préfète de l'Isère pour l'instruction d'une demande de titre de séjour ou la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Le juge constate qu'une attestation a été délivrée, privant la demande principale d'objet, et rejette le surplus comme irrecevable ou hors office. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 janvier 2026, Mme D... A... C..., demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète de l'Isère, à titre principal, de procéder sans délai à l’instruction de sa demande de titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction.

Elle soutient que l’absence de réponse à sa demande de titre de séjour l’empêche de justifier de son droit au séjour et de poursuivre ses études dans des conditions normales et de travailler.


Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2026, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que la condition d’urgence n’est pas remplie.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

Saisi sur le fondement de ces dispositions d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Le juge des référés, saisi en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative pour prendre en cas d’urgence toute mesure utile, peut se prononcer sans tenir d’audience publique. Il peut également, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

Il résulte de l’instruction que, suite à l’enregistrement du recours de Mme A... C..., la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour valable jusqu’ au 5 mai 2026. Par suite, les conclusions présentées par la requérante tendant à ce qu’il soit enjoint la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour se trouvent privées d’objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.

Les conclusions tendant à la délivrance d’un titre de séjour présentées par Mme A... C..., n’entrent pas dans l’office du juge des référés qui ne peut prononcer que des mesures provisoires et doivent être rejetés en tant qu’elles sont irrecevables.



O R D O N N E :

Article 1er :
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction présentées par Mme A... C....

Article 2 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... A... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.





Fait à Grenoble le 1er avril 2026.


La juge des référés,

M. B...




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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