Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600798

lundi 9 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600798
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOUCHAIR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressée une carte de résident valable dix ans, rapportant ainsi le refus contesté. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2026, Mme B... C... épouse D..., représentée par Me Bouchair, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution du refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour ;

2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui remettre dans un délai de deux mois un récépissé de dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l’autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 février 2026, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Par une décision du 3 février 2026, la préfète de l’Isère a délivré à Mme C... une carte de résident valable du 20 janvier 2026 au 19 janvier 2036. Cette décision a eu pour effet de rapporter le refus implicite contesté. Par suite, les conclusions de la requête de Mme C... aux fins de suspension et d’injonction sont devenues sans objet, il n’y a pas lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C... aux fins de suspension et d’injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... épouse D... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l’Isère.



Fait à Grenoble, le 9 février 2026.



Le juge des référés,





V. A...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.