LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2600876

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600876

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600876
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPORET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... B.... Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous sous 48 heures pour le renouvellement de son titre de séjour, en raison de l'urgence liée à l'expiration de ce titre et à la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante étant en partie responsable de la situation pour avoir sollicité tardivement un rendez-vous et saisi le juge après l'expiration de son titre. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2026, Mme A... C... B..., représentée par Me Poret, demande au juge des référés :

1°) d’enjoindre à la préfète de l'Isère, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, de lui accorder un rendez-vous en préfecture dans un délai de 48 heures ;

2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. D... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L’article L. 522-3 du même code dispose que le juge des référés peut rejeter par une ordonnance motivée, sans procédure contradictoire écrite ou orale, une requête manifestement mal fondée ou ne présentant pas un caractère d'urgence.

Il résulte de l'instruction que Mme C... B... réside en France sous couvert d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » arrivé à expiration le 22 janvier 2026. Elle a sollicité le 3 décembre 2025 un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de ce titre de séjour qui lui a été accordé le 24 décembre 2025 pour le 13 février 2025. Elle saisit le juge des référés et demande qu’il soit enjoint à la préfecture de lui accorder un rendez-vous en préfecture dans un délai de 48 heures.

Pour justifier de l’urgence la requérante fait valoir que son titre de séjour est arrivé à expiration le 22 janvier 2026, qu’un rendez-vous ne lui a été accordé que le 13 février 2026 et que son employeur a suspendu son contrat de travail.

Toutefois, la requérante savait dès le 24 décembre 2025 que le rendez-vous qui lui a été accordé le 13 février 2026 ne lui permettait pas de justifier de son droit au séjour entre cette date et la fin de la période de validité de son titre de séjour. De surcroit, l’article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la demande de renouvellement doit être déposée entre le 120ème et le 60ème jour avant la fin de validité du titre de séjour. Or la requérante n’a demandé un rendez-vous que moins de 60 jours avant la date de fin de validité de son titre de séjour. Enfin, elle a attendu l’expiration de son titre de séjour pour saisir le juge des référés. Ainsi, la requérante doit être regardée comme en partie responsable de l’urgence qu’elle invoque. Dès lors, la condition d’urgence ne peut être regardée comme remplie en l’espèce et la requête doit être rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er :
La requête est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... B....


Fait à Grenoble, le 28 janvier 2026.


Le juge des référés,




M. D...


La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions