LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2601351

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2601351

vendredi 20 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2601351
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantAZOUAGH

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté de la préfète de la Savoie prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la prolongation de l'interdiction, fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, compte tenu de l'absence d'insertion du requérant et de son maintien irrégulier. L'exception d'illégalité de la décision fixant le pays de destination a également été écartée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 février 2026, M. C... A..., représenté par Me Azouagh, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 16 septembre 2025 par lequel la préfète de la Savoie a prolongé d’un an la mesure d’interdiction de retour sur le territoire français de deux ans qui avait été prononcée par arrêté du 10 août 2024 et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d’enjoindre à la préfète de faire supprimer son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen ;

3°) d’enjoindre à la préfète de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir et dans l’attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
la compétence du signataire de l’arrêté n’est pas démontrée ;
la décision de prolongation de l’interdiction de retour sur le territoire français est entachée d’erreur d’appréciation ;
la décision fixant le pays de destination est illégale par exception d’illégalité de la décision d’interdiction de retour sur le territoire français.

Des pièces produites par la préfète de la Savoie ont été enregistrées le 16 février 2026.

M. A... a été admis à l’aide juridictionnelle totale par décision du 19 novembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Holzem, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ayant été convoquées à l’audience du 20 février 2026.

Le rapport de Mme Holzem a été entendu au cours de l’audience publique, en l’absence des parties.

Après avoir prononcé la clôture de l’instruction à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

M. A..., ressortissant algérien, a été interpellé le 16 septembre 2025. La préfète de la Savoie, constatant qu’il avait fait l’objet d’un arrêté du préfet du Nord du 10 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français de deux ans qui n’avait pas été exécuté, a, par l’arrêté attaqué du 16 septembre 2025, prolongé la mesure d’interdiction de retour sur le territoire français prononcée pour un an et fixé le pays de destination.

2. En premier lieu, l’arrêté attaqué a été signé par Nathalie Tochon, qui disposait à cet effet d’une délégation, en vertu d’un arrêté de délégation du 1er septembre 2025 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture. Par suite, le requérant n’est pas fondé à soutenir que l’arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente.

3. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : 1° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était obligé de le quitter sans délai (…) ». Aux termes de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ».

4. M. A..., célibataire et sans enfant, se prévaut de sa durée de présence en France depuis 2022 et du fait qu’il souffre d’une fracture du calcanéum nécessitant une immobilisation. Cependant, il ne démontre aucune insertion particulière, aucun lien personnel ou familial en France et s’est soustrait à l’exécution des précédentes mesures d’éloignement prononcées à son encontre, de sorte que la prolongation de l’interdiction de retour sur le territoire français dont il avait fait l’objet pour un an n’apparaît pas entachée d’erreur d’appréciation.

5. En dernier lieu, la prolongation de la durée de l’interdiction de retour sur le territoire français n’étant pas illégale, l’exception d’illégalité soulevée à l’encontre de la décision fixant le pays de destination, doit, en tout état de cause, être écartée.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d’annulation doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.



D E C I D E :

Article 1er :
La requête est rejetée.

Article 2 :
Le présent jugement sera notifié à M. C... A..., à Me Azouagh et à la préfète de la Savoie.




Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2026.


Le magistrat désigné,

J. Holzem
Le greffier,

M. B...




La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.





Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions