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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2601494

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2601494

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2601494
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction relative au refus implicite de renouveler un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ces conclusions après l'obtention d'une carte de séjour, le juge a donné acte de ce désistement. Il a cependant condamné l'État à verser 1 200 € à l'avocat du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que la délivrance du titre n'était intervenue qu'à la suite de l'introduction du recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 février 2026, M. A... C..., représenté par Me Huard, demande, notamment, au juge des référés :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite née le 8 septembre 2023, par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de renouveler son titre de séjour, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

3°) d’enjoindre à la préfète de lui délivrer le titre de séjour sollicité, sous astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2026, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction et au rejet des conclusions relatives aux frais de procès.

Elle expose qu’elle a délivré au requérant une carte de séjour temporaire valable du 11 mars 2026 au 10 mars 2027.

Par un mémoire enregistré le 12 mars 2026 M. C..., représenté par Me Huard, indique se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction et maintenir ses conclusions relatives aux frais de procès.



Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2601493 par laquelle M. C... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B..., magistrat honoraire, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme Jasserand, greffier d’audience, M. B... a lu son rapport et constaté l’absence des parties ou de leurs représentants.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.



Considérant ce qui suit :

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre M. C... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction :

Le désistement de M. C... de ces conclusions aux fins de suspension et d’injonction est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

Dans les circonstances de l’espèce et, dès lors notamment, que la décision de renouveler la carte de séjour temporaire de M. C... n’est intervenue qu’à la suite du dépôt par ce dernier d’une requête en référé, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à verser à Me Huard, conseil de M. C..., en application des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.


O R D O N N E :


Article 1er : M. C... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. C... en ce qui concerne ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction.

Article 3 : L’Etat versera la somme de 1 200 euros à Me Huard en application des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C..., à Me Huard et au ministre de l’intérieur. Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 20 mars 2026.


Le juge des référés,





S. B...

La greffière,




C. Jasserand



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.








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