LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2601877

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2601877

jeudi 5 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2601877
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGILLIOEN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision préfectorale de clôture et de refus de titre de séjour. Le juge constate que le requérant s'est désisté de sa demande principale suite à une décision favorable prise en cours d'instance. Il ordonne néanmoins à l'État de verser au requérant une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des frais exposés pour la défense de ses intérêts.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 février 2026, M. C... E... D..., représenté par Me Gillioen, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l’exécution de la décision de la préfète de l'Isère en date du 23 janvier 2026 portant clôture de sa demande de titre de séjour et refus de délivrance d'une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » ;

2°) d’enjoindre à la préfète de réexaminer sa situation administrative dans un délai de quinze jours et de lui délivrer dans l'attente une attestation de prolongation d'instruction ou une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de condamner l’Etat au versement d’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la condition d’urgence est remplie et que la décision attaquée :
est entachée de défaut de motivation et d’une violation des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ;
a été prise sans examen de son dossier et d’erreur manifeste d'appréciation ;
méconnaît les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
méconnaît l’article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa demande en qualité de conjoint de française a été régulièrement déposée sur le site ANEF ;
méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d’erreur manifeste d'appréciation.


Par un mémoire enregistré le 5 mars 2026, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir qu’une décision favorable a été prise sur la demande de M. E... D....

Vu :
la décision du président du tribunal désignant M. A..., magistrat honoraire, comme juge des référés ;
la requête en annulation enregistrée sous le n° 2601875 ;
les autres pièces du dossier ;
la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
le code des relations entre le public et l'administration ;
l’arrêté du 31 mars 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice ;
le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience publique du 5 mars 2026 à 10 heures au cours de laquelle a été entendue Me Stadler, substituant Me Gillioen, pour M. E... D....

Me Stadler a indiqué se désister de sa requête tout en maintenant ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

M. E... D... est arrivé en France le 15 mars 2023. Après avoir conclu un pacte civil de solidarité avec Mme B..., ressortissante française, il a déposé une demande de titre de séjour le 19 août 2023 en préfecture de l’Isère sans qu’une décision explicite n’ait été prise sur celle-ci. Après s’être marié le 19 avril 2025, il a tenté en vain d’obtenir un titre de séjour en qualité de conjoint de française, sa dernière demande déposée sur le site ANEF ayant été clôturée le 23 janvier 2026 au motif qu’une précédente demande était toujours en cours d’instruction en préfecture. Dans sa requête introductive d’instance, il demandait la suspension de l’exécution de cette décision de clôture valant refus de titre de séjour.

Une décision favorable ayant été prise sur sa demande en cours d’instance, M. E... D... s’est désisté de ses conclusions aux fins de suspension d’exécution et d'injonction. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E

Article 1er :
Il est donné acte à M. E... D... de son désistement de ses conclusions aux fins de suspension d’exécution et d'injonction.

Article 2 :
L’Etat versera à M. E... D... une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. C... E... D... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.






Fait à Grenoble, le 5 mars 2026.






Le juge des référés,

C. A...
Le greffier,

P. Muller



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions