LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2602145

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2602145

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2602145
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantMIRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de liquidation provisoire d'une astreinte et d'une condamnation pécuniaire de l'État. Le juge considère qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte initialement prononcée pour garantir l'exécution d'une précédente injonction, puisque l'administration a finalement délivré à l'intéressé une carte de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'exécution des jugements.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2505499 du 20 juin 2025, le juge des référés du tribunal a suspendu la décision implicite du préfet refusant de délivrer à M. B... un titre de séjour et a enjoint à la préfète de l'Isère de procéder au réexamen de sa demande et de statuer par une décision explicite dans un délai de 4 mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l’attente, de délivrer à M. B... une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de 8 jours, également sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Par une requête du 27 février 2026, M. B..., représenté par Me Miran, demande au tribunal de prononcer la liquidation provisoire de l’astreinte sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, d’augmenter l’astreinte à 200 euros par jour de retard et la condamnation de l’Etat à payer la somme de 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le 10 mars 2026 en présence de M. Martin, greffier d’audience, M. C... a lu son rapport et entendu Me Miran, représentant M. B....



Considérant ce qui suit :


M. B..., ressortissant malien né le 10 janvier 2007 à Bamako (Mali), est arrivé mineur sur le territoire français et a été pris en charge par l’aide sociale à l'enfance. Devenu majeur, il a déposé le 9 janvier 2025 une première demande de titre de séjour en qualité de jeune majeur ayant été placé à l’aide sociale à l'enfance avant ses 16 ans sur le fondement de l’article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Estimant être en présence d’une décision implicite de rejet de la demande en raison du silence gardé par la préfète de l'Isère sur la demande au-delà du délai de 4 mois prévu à l’article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Grenoble de suspendre l’exécution de cette décision implicite de rejet.

Par une ordonnance n° 2505499 du 20 juin 2025, le juge des référés du tribunal a suspendu la décision implicite du préfet refusant de lui délivrer un titre de séjour et a enjoint à la préfète de l'Isère de procéder au réexamen de la demande de M. B... et de statuer par une décision explicite dans un délai de 4 mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l’attente, de délivrer à M. B... une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de 8 jours, également sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

D’une part, par un jugement n° 2505498, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... tendant à l’annulation de cette décision implicite de rejet de sa demande.

D’autre part, M. B... a été muni d’attestations de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour du 16 juillet 2025 au 6 février 2026. Le 6 mars 2026, la préfète de l'Isère a pris une décision favorable sur la demande de titre de séjour de M. B... et une carte de séjour temporaire valable du 6 mars 2026 au 5 mars 2027 portant la mention vie privée et familiale lui a été délivrée.

Il résulte de ce qui précède que, compte tenu des circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2505499 du 20 juin 2025. Il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l’augmentation de l’astreinte.

Il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État la somme demandée par M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er :
La requête est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifié à M. A... B... et au ministre de l’Intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère

Fait à Grenoble, le 10 mars 2026.



Le juge des référés,





M. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions