LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2602409

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2602409

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2602409
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGHANASSIA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de liquidation et d'augmentation d'une astreinte pour inexécution d'une précédente ordonnance, estimant que l'administration a pris les mesures nécessaires en fixant un rendez-vous. Toutefois, il condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de procès, considérant que l'introduction de la requête a permis de débloquer la situation. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7, L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 mars 2026, M. D... C... A..., représenté par Me Ghanassia, demande au juge des référés :

1°) de procéder à la liquidation provisoire de l’astreinte de 50 euros par jour de retard prononcée par l’ordonnance du juge des référés n° 2600916 du 13 février 2026 et s’élevant, au 5 mars 2026, à 1 000 euros, à parfaire au jour de l’audience, et d’ordonner le versement de cette somme à son bénéfice ;

2°) d’augmenter cette astreinte à 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 800 euros hors taxes en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il expose que la préfète de l’Isère ne lui a pas permis d’enregistrer sa demande de titre de séjour et ne lui a pas délivré de récépissé dans le délai fixé par l’ordonnance du 13 février 2026.

Par un mémoire enregistré le 13 mars 2026, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.

Elle expose qu’elle a fixé un rendez-vous en préfecture à M. C... A... le 13 mars 2026.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance du juge des référés du présent tribunal n° 2600916 du 13 février 2026.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B..., magistrat honoraire, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de M. Martin, greffier d’audience, M. B... a lu son rapport et constaté l’absence des parties ou de leurs représentants.

La clôture de l’instruction a été fixée au 17 mars 2026 à 12 heures.

M. C... A... a produit une note en délibéré le 17 mars 2026 après l’heure de la clôture.

Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions tendant à la liquidation de l’astreinte et à son augmentation :
Aux termes de l’article L. 911-7 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. Sauf s’il est établi que l’inexécution de la décision provient d’un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l’astreinte définitive lors de sa liquidation. Elle peut modérer ou supprimer l’astreinte provisoire, même en cas d’inexécution constatée ».

En outre, aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. »

Il résulte de l’instruction que la préfète de l’Isère a fixé un rendez-vous en préfecture à M. C... A... le 13 mars 2026 afin de permettre à ce dernier de remettre son dossier de demande de titre de séjour et de lui délivrer le récépissé correspondant.

Dans ces conditions, les conclusions de M. C... A... aux fins de liquidation de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2600916 du 13 février 2026 doivent être rejetées, ainsi que ses conclusions aux fins d’augmentation de cette astreinte.

Sur les frais de procès :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce et compte tenu, notamment, du fait que seul le dépôt de la présente requête a conduit la préfète à fixer un rendez-vous au requérant, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à M. C... A... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





O R D O N N E :


Article 1er : Les conclusions de M. C... A... aux fins de liquidation de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2600916 du 13 février 2026 et ses conclusions aux fins d’augmentation de cette astreinte sont rejetées.

Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros à M. C... A... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... C... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 19 mars 2026.






Le juge des référés,





S. B...

Le greffier,





M. Martin


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions