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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2602883

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2602883

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2602883
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDIEYE

Résumé IA

Sujet principal : Demande de suspension d'un refus implicite de délivrance de titre de séjour et d'injonction de délivrer un titre provisoire. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, la juge estimant qu'aucun moyen soulevé ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de suspension en référé et au rejet des demandes non urgentes ou manifestement mal fondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mars 2026, Mme A... C..., représentée par Me Dieye, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution du refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer à titre provisoire une attestation de droits ou un récépissé l’autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
Mme C... soutient que la préfète de l’Isère devait lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction à l’expiration de son titre et qu’elle remplit les conditions légales pour obtenir le renouvellement de sa carte de séjour. Aucun des moyens soulevés n’est de nature à faire naître, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Il suit de là que la requête de Mme C... doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C....



Fait à Grenoble, le 19 mars 2026.



Le juge des référés,





V. B...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.








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