LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1800350

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1800350

mercredi 11 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1800350
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantBASCOULERGUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, respectivement enregistrés les 12 janvier et 22 juin 2018, Mme B A, représentée par Me Diversay, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 décembre 2017 par laquelle le directeur de l'hôpital intercommunal du pays de Retz à Pornic (Loire-Atlantique) l'a placée en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 28 novembre 2017 ;

2°) d'enjoindre au directeur de l'hôpital intercommunal du pays de Retz de la placer, à compter du 28 novembre 2017, en congé de maladie ordinaire avec versement d'un demi-traitement dans l'attente d'une décision concernant sa demande de placement en congé de longue maladie ;

3°) de mettre à la charge de l'hôpital intercommunal du pays de Retz le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du 6 décembre 2017 méconnait les dispositions de l'article 29 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 dès lors que l'administration avait l'obligation de chercher à la reclasser avant de la placer en disponibilité d'office, ce qu'elle n'a pas fait ;

- elle méconnait les dispositions de l'article 36 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 dès lors que le comité médical ne s'est pas prononcé sur son inaptitude ;

- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article 17 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 dès lors que le versement de son demi-traitement devait être maintenu dans l'attente de l'avis du comité médical supérieur.

Par des mémoires enregistrés le 16 avril 2018 et le 1er août 2019, l'hôpital intercommunal du pays de Retz, représenté par Me Clément, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête de Mme A, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et demande, en tout état de cause, au tribunal de condamner Mme A au paiement des entiers dépens et de mettre à la charge de cette dernière la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- à titre principal, il n'y a pas lieu de statuer sur la requête, la décision attaquée ayant été retirée par sa décision du 13 juillet 2018 par laquelle il a réintégré Mme A dans ses fonctions à compter du 2 novembre 2017 ;

- à titre subsidiaire, la requête est irrecevable dès lors que la décision attaquée, qui la place en disponibilité d'office à titre provisoire, ne fait pas grief à la requérante ;

- les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables dès lors qu'elles contreviennent au principe de prohibition du juge administrateur ;

- aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Baufumé, rapporteure,

- les conclusions de Mme Dubus, rapporteure publique,

- et les observations de Me Lefèvre, substituant Me Diversay et représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a exercé les fonctions d'agent des services hospitaliers au sein de l'hôpital intercommunal du pays de Retz (HIPR), à Pornic (Loire-Atlantique), en tant qu'agent contractuel depuis 2008, puis en tant qu'agent titulaire à compter du 1er septembre 2014. Par courrier réceptionné par l'administration le 7 décembre 2016, Mme A a adressé à l'HIPR une déclaration initiale d'accident du travail. Par courrier du 7 septembre 2017 adressé à son employeur, Mme A a demandé à être placée en congé de longue maladie. Par avis du 7 septembre 2017, le comité médical départemental s'est prononcé en défaveur de ce placement. Le comité médical supérieur a alors été saisi, à la demande de Mme A. Par décision du 6 décembre 2017, le directeur de l'HIPR a placé cette dernière en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 28 novembre 2017 et dans l'attente de l'avis du comité médical supérieur. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 13 juillet 2018, postérieure à l'introduction de la requête et devenue définitive, le directeur de l'HIPR a réintégré Mme A dans ses fonctions à compter du 2 novembre 2017. Dès lors, il doit être regardé comme ayant implicitement mais nécessairement retiré la décision attaquée du 6 décembre 2017 par laquelle il l'avait placée en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 28 novembre 2017. Il suit de là que les conclusions de Mme A à fin d'annulation de cette dernière décision sont devenues sans objet. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer doit être accueillie.

3. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

4. L'exécution du présent jugement, qui se borne à prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de Mme A, n'implique pas l'injonction demandée. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux dépens :

5. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions de l'HIPR présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que l'HIPR demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'HIPR une somme de 800 euros à verser à Mme A au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A.

Article 2 : L'hôpital intercommunal du pays de Retz versera à Mme A une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'hôpital intercommunal du pays de Retz.

Délibéré après l'audience du 14 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, présidente,

M. Echasserieau, premier conseiller,

Mme Baufumé, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2023.

La rapporteure,

A. BAUFUMÉ

La présidente,

M. C

La greffière

Y. BOUBEKEUR

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis

en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions