mardi 2 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1807511 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | JEAN-MEIRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 août 2018, M. C A, représenté par Me Jean-Meire, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 mars 2018 par laquelle le directeur du quartier centre de détention du centre pénitentiaire de Nantes l'a suspendu à titre conservatoire de son emploi d'opérateur " ABH ", ainsi que la décision implicite née le 24 mai 2018 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Rennes a rejeté son recours contre les sanctions disciplinaires de 10 jours de cellule disciplinaire, dont 10 jours avec sursis, et du déclassement de son emploi, émises à son encontre le 12 avril 2018 ;
2°) d'enjoindre au ministre de la justice de supprimer la mention de sa sanction du registre des sanctions prévu à l'article R. 57-7-30 du code de procédure pénale et d'informer le juge d'application des peines ou, le cas échéant, le magistrat saisi du dossier de la procédure sous le contrôle duquel il est placé, de l'annulation rétroactive de cette sanction et du fait qu'en conséquence, il n'a pas à en tenir compte dans le cadre du calcul de son crédit de peine, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 15 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 813 euros toutes taxes comprises en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la légalité de la décision du 20 mars 2018 :
- la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article R. 57-7-22 du code de procédure pénale, dès lors qu'il n'est pas établi qu'elle constituait l'unique moyen de mettre fin à la faute, de faire cesser le trouble occasionné au bon déroulement des activités de travail ou d'assurer la sécurité des personnes de l'établissement ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 57-7-23 du code de procédure pénale, ayant été prolongée au-delà du délai légal de 8 jours ouvrables fixé par cet article ;
Sur la légalité de la décision implicite du 24 mai 2018 :
- la décision contestée méconnaît les articles R. 57-7-16 et R. 57-7-17 du code de procédure pénale, dès lors qu'il n'a pas été informé de son droit à prendre connaissance de tout élément utile à l'exercice des droits de la défense dont l'administration pénitentiaire dispose et relatif aux faits visés par la procédure disciplinaire, dans sa convocation devant la commission de discipline ;
- les faits qui lui sont reprochés n'ont pas le caractère de fautes commises au cours ou à l'occasion de l'activité professionnelle permettant le déclassement d'un emploi par application de l'article R. 57-7-34 2° : rouler une cigarette sur son lieu de travail n'est pas fautif et la possession d'une substance illicite en infime quantité est étrangère à son activité professionnelle ;
- la décision contestée présente un caractère disproportionné, dès lors qu'une part qu'aucune disposition du règlement intérieur n'interdit de rouler une cigarette sur son lieu de travail afin de la fumer ultérieurement, d'autre part que la quantité de substance illicite qu'il possédait était inférieure à 1 gramme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2019, le ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision de suspension à titre conservatoire du 20 mars 2018 étant une mesure d'ordre intérieur, les conclusions à fin d'annulation dirigés contre cette décision sont irrecevables ;
- les moyens invoqués à l'encontre de la décision implicite née le 24 mai 2018 ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 novembre 2018.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale, dans sa version en vigueur ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Jégard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, écroué, à la date des décisions contestées, au quartier centre de détention du centre pénitentiaire de Nantes, a été engagé comme opérateur au sein de l'atelier " ABH Partners " à compter du 7 décembre 2016. Par une décision du 20 mars 2018, le directeur du quartier centre de détention l'a suspendu de son emploi à titre conservatoire tandis que, par une décision du 12 avril 2018, le président de la commission de discipline du centre pénitentiaire de Nantes lui a infligé une sanction de 10 jours de cellule disciplinaire dont 10 avec sursis, actif pendant 6 mois, ainsi que le déclassement de son emploi. Par un courrier du 20 avril 2018, reçu par l'administration le 24 avril 2018, M. A a formé un recours auprès du directeur interrégional des services pénitentiaires de Rennes contre cette décision. Une décision implicite de rejet est née le 24 mai 2018 du silence de l'administration. Par sa requête, M. A demande l'annulation de la décision du 20 mars 2018 du directeur du quartier centre de détention et de la décision implicite du 24 mai 2018 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Rennes.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre en défense :
2. Aux termes de l'article R. 57-7-22 du code de procédure pénale : " Lorsque la faute reprochée à la personne détenue a été commise au cours ou à l'occasion de l'emploi qu'elle occupe, le chef d'établissement ou son délégataire peut, à titre préventif et sans attendre la réunion de la commission de discipline, décider de suspendre l'exercice de l'activité professionnelle de cette personne jusqu'à sa comparution devant la commission de discipline, si cette mesure est l'unique moyen de mettre fin à la faute, de faire cesser le trouble occasionné au bon déroulement des activités de travail ou d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement. ".
3. Il ressort des termes de la décision de suspension à titre conservatoire prononcée le 20 mars 2018 à l'encontre de M. A que pour émettre une telle mesure, l'administration s'est fondée sur les circonstances que l'intéressé a, le 20 mars 2018, alors qu'il était à son poste de travail, été surpris en train de rouler une cigarette, puis, après qu'il lui a été demandé de vider ses poches, en possession d'un morceau de résine de cannabis.
4. Il résulte des dispositions des articles D. 432-1 à D. 432-4 du code de procédure pénale que le travail auquel les détenus peuvent prétendre constitue pour eux non seulement une source de revenus mais encore un mode de meilleure insertion dans la vie collective de l'établissement, tout en leur permettant de faire valoir des capacités de réinsertion. Si une décision de suspension d'emploi, quelle qu'en soit le fondement, revêt par nature le caractère d'une mesure temporaire, elle n'en constitue pas moins un acte administratif susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, eu égard à sa nature et à l'importance de ses effets propres sur la situation des détenus, notamment en termes de perte de rémunération. Le ministre n'est ainsi pas fondé à soutenir que la décision du 20 mars 2018 constituerait une mesure d'ordre intérieur, de sorte que la fin de non-recevoir qu'il oppose doit être écartée.
Sur la décision de suspension à titre conservatoire du 20 mars 2018 :
5. Aux termes de l'article R. 57-7-23 du code de procédure pénale : " La durée de la suspension à titre préventif est limitée au strict nécessaire et ne peut excéder huit jours ouvrables pour les personnes majeures et trois jours ouvrables pour les personnes mineures de plus de seize ans. Le délai de computation de la suspension à titre préventif commence à courir le lendemain du prononcé de la suspension. Il expire le huitième jour suivant le prononcé de la suspension à vingt-quatre heures ou le troisième jour à vingt-quatre heures pour les personnes mineures. Le délai qui expirerait un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant. ".
6. Il ressort des termes de la mesure litigieuse que cette décision ne comportait pas de limitation de durée. Le ministre ne conteste d'ailleurs pas que M. A n'a pas été réintégré dans ses fonctions à l'expiration du délai de huit jours ouvrables prévu par les dispositions précitées de l'article R. 57-7-23 du code de procédure pénale. Dans ces circonstances, M. A est fondé à soutenir que la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article R. 57-7-23 du code de procédure pénale.
7. Il résulte de ce qui précède que la décision du 20 mars 2018 doit être annulée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen invoqué à l'encontre de cette décision.
Sur la décision implicite née le 24 mai 2018 infligeant deux sanctions disciplinaires à M. A :
8. En premier lieu, aux termes de l'article R. 57-7-16 du code de procédure pénale dans sa version en vigueur à la date de la décision contestée : " I. - En cas d'engagement des poursuites disciplinaires, les faits reprochés ainsi que leur qualification juridique sont portés à la connaissance de la personne détenue. / La personne détenue est informée de la date et de l'heure de sa comparution devant la commission de discipline ainsi que du délai dont elle dispose pour préparer sa défense. Ce délai ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. / II. - La personne détenue dispose de la faculté de se faire assister par un avocat de son choix (). / III. - La personne détenue, ou son avocat, peut consulter l'ensemble des pièces de la procédure disciplinaire (). / IV. - L'avocat, ou la personne détenue si elle n'est pas assistée d'un avocat, peut également demander à prendre connaissance de tout élément utile à l'exercice des droits de la défense existant, précisément désigné, dont l'administration pénitentiaire dispose dans l'exercice de sa mission et relatif aux faits visés par la procédure disciplinaire / (). ". Aux termes de l'article R. 57-7-17 du même code, dans sa version alors en vigueur : " La personne détenue est convoquée par écrit devant la commission de discipline. / La convocation lui rappelle les droits qui sont les siens en vertu de l'article R. 57-7-16. / (). ". La convocation à la séance de la commission de discipline du 28 mars 2018, notifiée à M. A le 6 avril 2018, comporte les éléments prévus aux I, III et III de l'article R. 57-7-16 du code de procédure pénale, permettant ainsi à M. A de préparer sa défense. L'absence de référence aux éléments éventuels mentionnés au IV de cet article R. 57-7-16 ne caractérise pas une insuffisance d'information susceptible d'entraver l'exercice des droits de la défense. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaîtrait les dispositions des articles R. 57-7-16 et R. 57-7-17 du code de procédure pénale ainsi que le principe du respect des droits de la défense.
9. En second lieu, aux termes de l'article R. 57-7 du code de procédure pénale : " Les fautes disciplinaires sont classées selon leur gravité, selon les distinctions prévues aux articles R. 57-7-1 à R. 57-7-3, en trois degrés. ". Aux termes de l'article R. 57-7-1 de ce code : " Constitue une faute disciplinaire du premier degré le fait, pour une personne détenue : / () / 8° D'introduire ou de tenter d'introduire au sein de l'établissement des produits stupéfiants, de les détenir ou d'en faire l'échange contre tout bien, produit ou service ; () ".
10. Aux termes de l'article R. 57-7-34 du code de procédure pénale : " Lorsque la personne détenue est majeure, les sanctions disciplinaires suivantes peuvent également être prononcées : / () / 2° Le déclassement d'un emploi ou d'une formation lorsque la faute disciplinaire a été commise au cours ou à l'occasion de l'activité considérée ; () ". Aux termes de l'article R. 57-7-47 de ce code : " Pour les personnes majeures, la durée de la mise en cellule disciplinaire ne peut excéder vingt jours pour une faute disciplinaire du premier degré, quatorze jours pour une faute disciplinaire du deuxième degré et sept jours pour une faute disciplinaire du troisième degré. () ".
11. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un détenu ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
12. Il ressort du courrier de communication des motifs de la décision implicite contestée, daté du 28 mai 2018, que pour prononcer les sanctions de 10 jours de cellule disciplinaire et de déclassement d'emploi litigieuses, le directeur interrégional des services pénitentiaires de Rennes s'est fondé sur les motifs tirés d'une part, de ce que M. A était en possession de substances illicites et interdites au sein de l'établissement, commettant ainsi une faute disciplinaire du premier degré, d'autre part, qu'il a interrompu son travail pour rouler une cigarette sur son poste de travail.
13. Il ressort des pièces du dossier, notamment du compte-rendu d'incident du 20 mars 2018 et du rapport d'enquête établi ce même jour que M. A a été surpris, alors qu'il se trouvait sur son lieu de travail, en possession d'un morceau de cannabis. M. A a en outre déclaré, au cours de l'enquête qui a suivi ces faits : " Je reconnais que la résine est à moi, je ne l'ai pas achetée en détention, un détenu m'a dépanné pour un joint. () Je fume du shit de temps en temps. () ".
14. Au regard de ces éléments, dont la circonstance, alléguée par M. A, que le morceau de résine de cannabis en sa possession était inférieur à 1 gramme ne saurait atténuer la gravité, l'administration n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni entaché sa décision de disproportion en considérant que les faits reprochés au requérant étaient constitutifs d'une faute disciplinaire du premier degré, et en prononçant à son encontre les sanctions litigieuses. Il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision en se fondant sur ce seul motif.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite du 24 mai 2018 présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Jean-Meire, avocat du requérant renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 20 mars 2018 par laquelle le directeur du quartier centre de détention du centre pénitentiaire de Nantes a suspendu M. A de son emploi à titre conservatoire est annulée.
Article 2 : L'Etat versera à Me Jean-Meire, avocat de M. A, la somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Jean-Meire renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au ministre de la justice et à Me Jean-Meire.
Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 août 2022.
La rapporteure,
L. B
Le président,
S. DEGOMMIER
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026