jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1808858 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | SARDAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 septembre 2018 et 15 février 2019, Mme B A, représentée par Me Grimaldi, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 27 juillet 2018 par lequel le maire de la commune du Fenouiller a porté sa durée de service hebdomadaire de 21 heures à 22 heures et
30 minutes à compter du 2 juillet 2018, en tant qu'il n'a pas fixé au 2 janvier 2018 la date de prise d'effet de cette mesure;
2°) de mettre à la charge de la commune du Fenouiller le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la commune était tenue d'augmenter sa durée de service hebdomadaire dès janvier 2018 dès lors qu'un engagement en ce sens avait été pris au mois de décembre 2017.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 novembre 2018 et 4 mars 2019, la commune du Fenouiller, représentée par Me Sarday, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que Mme A lui verse une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 91-298 du 20 mars 1991 ;
- le décret n°2001-623 du 12 juillet 2001 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cordrie,
- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique,
- et les observations de Me Sarday, représentant la commune du Fenouiller.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est adjointe administrative territoriale. Elle occupait, jusqu'à l'intervention de l'arrêté attaqué, un emploi permanent à temps non complet de la commune du Fenouiller pour une quotité de travail de 21/35èmes, au sein de l'agence postale communale. Elle indique qu'en décembre 2017, la directrice des ressources humaines lui a fait savoir que la commune entendait, conformément au souhait de Mme A, augmenter sa durée hebdomadaire de service en la faisant passer de 21 à 23 heures, et qu'elle recevrait un arrêté en ce sens. Par un arrêté du 27 juillet 2018, le maire de la commune du Fenouiller a porté la durée hebdomadaire de service de Mme A de 21 heures à 22 heures et 30 minutes à compter du 2 juillet 2018. Elle demande l'annulation de cet arrêté en tant qu'il n'a pas prévu une date de prise d'effet au 2 janvier 2018.
2. Aux termes de l'article 34 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les emplois de chaque collectivité ou établissement sont créés par l'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement. () ". Et aux termes de l'article 3 du décret n°91-298 du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet : " Les emplois permanents à temps non complet sont créés par délibération de l'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement. Cette délibération fixe la durée hebdomadaire de service afférente à l'emploi en fraction de temps complet exprimée en heures. () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984 précitée : " Les règles relatives à la définition, à la durée et à l'aménagement du temps de travail des agents des collectivités territoriales et des établissements publics mentionnés au premier alinéa de l'article 2 sont fixées par la collectivité ou l'établissement, dans les limites applicables aux agents de l'Etat, en tenant compte de la spécificité des missions exercées par ces collectivités ou établissements. / Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application du premier alinéa. () ". Et aux termes de l'article 11 du décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale : " La durée hebdomadaire de service des agents territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet est fixée par l'organe délibérant de la collectivité sur la base de la durée afférente à un emploi à temps complet () ".
3. Il ne résulte ni de ces dispositions, ni d'aucune autre disposition législative ou réglementaire, ni d'aucun principe, que les agents publics occupant un emploi permanent à temps non complet d'une collectivité territoriale disposeraient d'un droit à la modification de la durée hebdomadaire de service attachée à leur emploi. Dès lors, à supposer même que, comme le soutient Mme A, la directrice des ressources humaines de la commune du Fenouiller ait pris l'engagement, en décembre 2017, d'augmenter sa durée hebdomadaire de service à compter de janvier 2018, un tel engagement, qui ne revêtait aucun caractère décisoire, n'a pu faire naître aucun droit pour la requérante à obtenir une augmentation de sa quotité de travail. Cette circonstance n'est, par suite, pas de nature à entacher d'illégalité l'arrêté du 27 juillet 2018 en tant qu'il a porté sa durée de service hebdomadaire de 21 heures à 22 heures et 30 minutes à compter du
2 juillet 2018 et non du 2 janvier 2018.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par la commune du Fenouiller au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune du Fenouiller présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune du Fenouiller.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.
Le rapporteur,
A. CORDRIE
La présidente,
V. GOURMELONLa greffière,
S. LEGEAY
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026