mercredi 15 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1900634 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | BENOIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 janvier 2019 et deux mémoires et des pièces complémentaires enregistrés les 24 et 28 mars 2022 et le 19 mai 2022, Mme B A, représentée par Me Moine, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler, avec toutes conséquences de droit, la décision du 5 novembre 2018 par laquelle la directrice par intérim de l'établissement public de santé mentale de la Sarthe a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de ses arrêts de travail et soins à compter du 21 avril 2016 ;
2°) d'enjoindre à l'établissement public de santé mentale de la Sarthe de justifier, dans un délai de trois mois à compter du jugement à intervenir, de ce qu'il a tiré toutes les conséquences de droit de l'annulation de la décision du 5 novembre 2018 ;
3°) de mettre à la charge de l'établissement public de santé mentale de la Sarthe une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de la décision attaquée ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que la chute du 27 juin 2016 est en lien direct avec celle du 10 novembre 2015 ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'elle n'a été prise que dans l'intérêt économique de l'établissement public de santé mentale sans prendre en compte les documents existants.
Par deux mémoires et une pièce complémentaire enregistrés le 26 novembre 2019, le 21 juin 2022 et le 3 janvier 2023, l'établissement public de santé mentale de la Sarthe, représenté par Me Bernot, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme A la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
Un mémoire produit pour Mme A et enregistré le 6 juillet 2022 n'a pas été communiqué.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 ;
- le décret n° 2020-566 du 13 mai 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Baufumé, rapporteure,
- les conclusions de Mme Dubus, rapporteure publique,
- et les observations de Me Dallemane, substituant Me Bernot et représentant l'établissement public de santé mentale de la Sarthe.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, née le 5 novembre 1969, est cadre de santé titulaire au sein de l'Etablissement public de santé mentale (EPSM) de la Sarthe. Le 10 novembre 2015, elle a été victime d'une chute en sortant du bureau d'un de ses collègues. Par deux décisions successives, des 2 et 26 février 2016, l'établissement de santé a reconnu cet accident comme étant imputable au service et a pris en charge, à ce titre, les arrêts et soins compris entre le 21 décembre 2015 et le 8 février 2016. Mme A a ensuite déclaré un accident de travail le 21 avril 2016, en raison d'une entorse et d'une sensation d'instabilité, et a été victime d'une seconde chute, à son domicile, le 27 juin 2016. Elle a enfin subi, le 13 janvier 2017, une ligamentoplastie, au sein du centre hospitalier du Mans. Par avis du 7 décembre 2017, la commission départementale de réforme a considéré qu'il n'y avait pas de lien direct, certain et exclusif entre, d'une part, le service, et notamment l'accident du travail du 10 novembre 2015, et, d'autre part, les accidents, et arrêts et soins afférents, des 21 avril et 28 juin 2016. Par décision du 1er février 2018, la direction de l'EPSM a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service des arrêts de travail du 28 juin 2016 au 12 juillet 2016 et du 13 janvier 2017 au 5 juin 2017. Toutefois, par avis du 9 juillet 2018, la commission départementale de réforme s'est finalement prononcée en faveur de l'imputabilité au service des accidents des 21 avril et 27 juin 2016 et des arrêts et soins afférents. Par décision du 19 juillet 2018, la direction de l'EPSM a estimé que cet avis était dépourvu de motivation et a refusé de reconnaitre une telle imputabilité. Par un dernier avis, motivé, du 1er octobre 2018, la commission départementale de réforme a confirmé sa position en faveur de l'imputabilité au service des accidents des 21 avril et 27 juin 2016 et des arrêts et soins afférents. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de la décision du 5 novembre 2018, notifiée le 20 novembre 2018, par laquelle la directrice par intérim de l'EPSM de la Sarthe a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de ses arrêts de travail et soins à compter du 21 avril 2016.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Les dispositions de l'article 21 bis de la loi modifiée du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ne sont entrées en vigueur, en tant qu'elles s'appliquent à la fonction publique hospitalière, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 16 mai 2020, du décret du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique hospitalière, décret par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour cette fonction publique et dont l'intervention était, au demeurant, prévue, sous forme de décret en Conseil d'Etat, par le VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 susvisée. Il en résulte que les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, dans leur rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017, sont demeurées applicables jusqu'à l'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020. Par suite ces dispositions sont applicables à la situation de Mme A dans leur rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017.
3. Aux termes des dispositions du deuxième alinéa du 2° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 s'agissant des accidents imputables au service dont sont victimes les fonctionnaires hospitaliers : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. L'autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service. / II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service. / () ". Au demeurant, l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 prévoit pareillement, depuis sa création par l'ordonnance du 19 janvier 2017, que le fonctionnaire dont l'incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, a droit à un congé durant lequel il conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite, ainsi qu'au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par l'accident.
4. Il résulte des dispositions précitées qu'un accident survenu sur le lieu ou dans le temps du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par un fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal présente, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière les détachant du service, le caractère d'une maladie ou d'un accident imputable au service. Il en résulte par ailleurs que le droit, prévu par ces dispositions, de conserver l'intégralité du traitement est soumis à la condition que la maladie mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'accomplir son service soit en lien direct, mais non nécessairement exclusif, avec un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions. Il appartient dans tous les cas au juge administratif, saisi d'une décision de l'autorité administrative compétente refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un tel événement ou d'une telle maladie, de se prononcer au vu des circonstances de l'espèce.
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté, que la chute qu'a subie Mme A le 10 novembre 2015, et dont l'imputabilité au service a été reconnue par décision du 2 février 2016 de l'EPSM de la Sarthe, est survenue sur le lieu et dans le temps du service et à l'occasion de l'exercice par la requérante de ses fonctions.
6. En deuxième lieu, pour refuser de reconnaître l'imputabilité au service des prolongations d'arrêt de travail et des soins de Mme A à compter du 21 avril 2016, l'EPSM de la Sarthe s'appuie principalement, d'une part, sur les certificats médicaux rédigés par le médecin traitant de cette dernière au cours des mois de novembre et de décembre 2015 ne faisant état que de lombalgies avec raideur, d'autre part, sur le certificat médical du 8 février 2016 concluant à la " régression complète des contractures para-vertébrales dorso lombaires " et, enfin, sur l'avis de la commission de réforme du 7 décembre 2017 qui s'est prononcée dans le sens de l'absence d'imputabilité au service des évènements des 21 avril et 27 juin 2016. L'établissement de santé s'appuie également sur le rapport d'expertise médicale du 27 mars 2017 aux termes duquel un médecin agréé, chirurgien orthopédiste, a indiqué qu'il ne pouvait établir avec certitude le lien entre la chute du 10 novembre et celle du 27 juin 2016 en raison de l'absence d'examen radiologique et du manque de précision des documents administratifs.
7. Toutefois, si aux termes du certificat médical du 8 février 2016 susmentionné, le médecin interne remplaçant le médecin traitant de Mme A a indiqué que cette dernière ne souffrait plus, il ne s'est prononcé que sur les douleurs lombaires de la requérante. Or il ressort des pièces du dossier, et plus particulièrement des termes mêmes de la déclaration d'accident du travail du 23 novembre 2015, que Mme A a déclaré souffrir du dos mais également du genou droit à la suite de sa chute du 10 novembre 2015 et dès la survenance de cet évènement. Il en ressort également et notamment de deux témoignages émanant de cadres de santé, collègues de la requérante, et respectivement rédigés les 18 avril 2016 et du 27 septembre 2016, que cette dernière a dû, pour travailler, porter une genouillère à la suite de cette chute. Il en ressort également que, par une attestation du 12 janvier 2017, antérieure à la décision attaquée puis confirmée par un courrier du 29 février 2020, et qui présente un caractère très détaillé et argumenté, le médecin traitant de Mme A, ayant personnellement pris en charge cette dernière à la suite de sa chute du 10 novembre 2015, a indiqué que si elle n'a évoqué, aux termes des certificats médicaux des 24 novembre, 28 novembre, 5 décembre et 21 décembre 2015, que les douleurs lombaires dont souffrait avant tout sa patiente, elle avait été imprécise, sa patiente ayant également subi un traumatisme à la cheville droite et au genou droit, ce dernier étant devenu très instable à la suite de cette chute. Il ressort par ailleurs également des pièces du dossier que la commission départementale de réforme, après avoir pris connaissance de cette attestation du 12 janvier 2017, a émis, les 9 juillet et 1er octobre 2018, un avis favorable à l'imputabilité au service des évènements des 21 avril et 27 juin 2016, et a ainsi infirmé son avis défavorable du 7 décembre 2017. Il ressort en outre de deux certificats médicaux du chirurgien orthopédiste consulté par la requérante, en date du 21 avril 2016 et du 16 juin 2016, soit avant la seconde chute de Mme A, que cette dernière souffrait d'une instabilité du genou en lien avec l'accident du 10 novembre 2015. Il ressort enfin des pièces du dossier, et plus particulièrement de la déclaration d'accident du travail de la requérante ainsi que du certificat médical de son médecin traitant du 28 juin 2016, que Mme A a subi, le 27 juin 2016, une seconde chute qui, si elle a eu lieu dans les escaliers de son domicile, est survenue en raison de l'instabilité de son genou droit.
8. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à soutenir que l'arrêt de travail du 21 avril 2016 et la chute du 27 juin 2016, ainsi que tous les arrêts de travail et soins y afférents, sont en lien avec l'accident du travail du 10 novembre 2015 et que l'EPSM de la Sarthe a commis une erreur d'appréciation en refusant de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail et soins à compter du 21 avril 2016. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, la décision attaquée du 5 novembre 2018 doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction:
9. La présente annulation implique nécessairement, compte tenu de ses motifs, que la directrice de l'EPSM reconnaisse l'imputabilité au service des évènements du 21 avril 2016 et du 27 juin 2016, avec toutes les conséquences juridiques qui en découlent, et notamment la prise en charge des arrêts et soins y afférents et le placement de Mme A en position de congé de maladie imputable au service pendant cette période. Par suite, il y a lieu de lui enjoindre de prendre une décision en ce sens dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés à l'instance :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par l'EPSM de la Sarthe au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ce dernier la somme globale de 1 500 euros à verser à Mme A en application de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 5 novembre 2018 par laquelle la directrice par intérim de l'établissement public de santé mentale de la Sarthe a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service des arrêts de travail et soins de Mme A à compter du 21 avril 2016 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la directrice générale de l'établissement public de santé mentale de la Sarthe de prendre une décision reconnaissant l'imputabilité au service des évènements du 21 avril 2016 et du 27 juin 2016, avec toutes les conséquences juridiques qui en découlent, et notamment la prise en charge des arrêts et soins y afférents, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'établissement public de santé mentale de la Sarthe versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'établissement public de santé mentale de la Sarthe.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Echasserieau, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2023.
La rapporteure,
A. BAUFUMÉ
La présidente,
M. C
La greffière
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis
en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026