jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1905052 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | NERAUDAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 mai 2019, M. F E, représenté par Me Neraudau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 mars 2019 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile ;
2°) d'enjoindre au directeur général de l'OFII de lui octroyer le bénéfice de ses conditions matérielles d'accueil, de manière rétroactive, sur la période durant laquelle il aurait dû les percevoir ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII le versement de la somme de 1 700 euros à son conseil, lequel s'engage à renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'information prévue par les dispositions de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne lui a pas été communiquée ;
- elle est également entachée d'un vice de procédure dès lors que l'OFII ne démontre pas qu'il a bénéficié de l'entretien de vulnérabilité prévu par l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen dès lors que l'OFII n'a pas tenu compte de sa vulnérabilité, en méconnaissance de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en admettant que sa vulnérabilité ait été examinée, la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard à sa situation de vulnérabilité ;
- elle méconnaît l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie d'un motif légitime pour ne pas avoir présenté sa demande d'asile dans le délai de 90 jours, à compter de son entrée sur le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une décision du 27 mai 2019, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. E.
Par une ordonnance du 29 juin 2022, la clôture de l'instruction a été prononcée au 29 août 2022.
Vu :
- l'ordonnance n°1905122, du 13 juin 2019, du juge des référés du Tribunal ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. F E, ressortissant guinéen, déclarant être né le 15 février 2001 à Conakry (Guinée), est entré en France irrégulièrement le 4 août 2017. Le 12 mars 2019, M. E s'est présenté au guichet unique des demandeurs d'asile de la préfecture de Maine-et-Loire, où il a déposé une demande d'asile, enregistrée en procédure accélérée. Le même jour, les services de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ont refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à M. E au motif que la demande d'asile a été présentée plus de 90 jours après son entrée en France sans motif légitime. Par ordonnance n° 1905122 du 13 juin 2019, le juge des référés du Tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de l'OFII du 12 mars 2019 et a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. E dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance. Après avoir procédé à un réexamen de la situation de M. E, les services de l'OFII lui ont fait signer l'offre de prise en charge le 24 juillet 2019 et l'intéressé a bénéficié des conditions matérielles d'accueil. Par décision du 7 juillet 2020, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a rejeté la demande d'asile de M. E. Par décision du 20 avril 2021, la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a confirmé la décision de rejet de la demande de M. E. À compter du mois de mai 2021, M. E n'a plus été bénéficiaire des conditions matérielles d'accueil Par la présente requête, M. E demande au tribunal d'annuler la décision du 12 mars 2019, lui refusant les conditions matérielles d'accueil.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par une décision du 1er janvier 2016, publiée au bulletin officiel du ministère de l'intérieur n°2016-2 du 15 février 2016, qui renvoie à une décision du 31 décembre 2013 portant organisation générale de l'Office elle-même régulièrement publiée, le directeur général de l'OFII a donné à Mme B D, directrice territoriale à Nantes, délégation à l'effet de signer toutes les décisions se rapportant aux mission de l'OFII dans la région Pays de la Loire. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence de Mme D, signataire de l'acte attaqué, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " () La décision de suspension, de retrait ou de refus des conditions matérielles d'accueil est écrite et motivée. () ".
4. La décision contestée vise les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives notamment au refus des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile, et précise que le bénéfice des conditions matérielles est refusé à M. E au motif qu'il a effectué sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée sur le territoire français. Elle comporte ainsi un énoncé suffisamment précis des motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement pour permettre à M. E A les comprendre et d'en discuter le bien-fondé. Dès lors, le moyen tiré de son insuffisante motivation manque en fait et ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des motifs de la décision contestée ni d'aucune autre pièce du dossier que l'OFII se serait estimé en situation de compétence liée pour refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou qu'il se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Dès lors, le moyen tiré de l'absence d'un tel examen manque en fait et ne peut qu'être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. / L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines. / L'évaluation de la vulnérabilité du demandeur est effectuée par des agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ayant reçu une formation spécifique à cette fin. () ". Aux termes de l'article R. 744-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'appréciation de la vulnérabilité des demandeurs d'asile est effectuée par les agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en application de l'article L. 744-6, à l'aide d'un questionnaire dont le contenu est fixé par arrêté des ministres chargés de l'asile et de la santé. / Si le demandeur d'asile présente des documents à caractère médical, en vue de bénéficier de conditions matérielles d'accueil adaptée à sa situation, ceux-ci seront examinés par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui émet un avis. ". Le contenu du questionnaire de vulnérabilité a été fixé par l'arrêté interministériel du 23 octobre 2015.
7. Les services de l'OFII ont organisé le 12 mars 2019 un entretien personnel avec M. E afin d'évaluer sa vulnérabilité, fondé sur le questionnaire prévu par les dispositions rappelées au point précédent. L'OFII a inséré dans son mémoire en défense une copie d'écran du formulaire renseigné lors de l'entretien réalisé lors de l'enregistrement de la demande d'asile au guichet unique. L'intéressé y est identifié par ses nom, prénom et numéros d'enregistrement, et la réponse " non " est cochée pour tous les items de facteurs de vulnérabilité, ce qui a conduit à l'identification d'un niveau de vulnérabilité de 1 sur une échelle de 0 à 3. Par suite, le moyen tiré de la violation des dispositions rappelées au point précédent doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil prévues à l'article L. 744-1 est subordonné : / 1° A l'acceptation par le demandeur de la proposition d'hébergement ou, le cas échéant, de la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 744-2. Ces propositions tiennent compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation prévue à l'article L. 744-6, des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région ; / 2° Au respect des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes. / Le demandeur est préalablement informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le fait de refuser ou de quitter le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation mentionnés au 1° du présent article ainsi que le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile prévues au 2° entraîne de plein droit le refus ou, le cas échéant, le retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. "
9. Il résulte de ces dispositions que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé ou retiré si le demandeur d'asile n'a pas respecté son obligation de se présenter aux autorités, à moins que, préalablement invité à faire valoir ses observations, il se soit prévalu d'un motif légitime justifiant ce manquement ou ait fait état d'une situation de vulnérabilité faisant obstacle à ce qu'il soit privé des conditions matérielles d'accueil. Or la décision contestée a été prise sur le fondement de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la circonstance que M. E ne pouvait bénéficier des conditions matérielles d'accueil dès lors que sa demande d'asile était tardive. Par suite, le moyen selon lequel cette décision est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions précitées de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant et doit être écarté.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Outre les cas, mentionnés à l'article L. 744-7, dans lesquels il est immédiatement mis fin de plein droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, le bénéfice de celles-ci peut être : () 2° Refusé si le demandeur présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ou s'il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° du III de l'article L. 723-2. () ". Aux termes de l'article L. 723-2 du même code : " () III. - L'office statue également en procédure accélérée lorsque l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile constate que : 3° Sans motif légitime, le demandeur qui est entré irrégulièrement en France ou s'y est maintenu irrégulièrement n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France ; () ".
11. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 741-3 du même code dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Lorsque la demande d'asile est présentée par un mineur sans représentant légal sur le territoire français, le procureur de la République, avisé immédiatement par l'autorité administrative, lui désigne sans délai un administrateur ad hoc. Celui-ci assiste le mineur et assure sa représentation dans le cadre des procédures administratives et juridictionnelles relatives à la demande d'asile. L'administrateur ad hoc est désigné par le procureur de la République compétent sur une liste de personnes morales ou physiques dont les modalités de constitution sont fixées par décret en Conseil d'Etat. Ce décret précise également les conditions de leur indemnisation. La mission de l'administrateur ad hoc prend fin dès le prononcé d'une mesure de tutelle. Le président du conseil départemental est immédiatement informé, en application de l'article L. 226-2-1 du code de l'action sociale et des familles, afin de lui permettre d'évaluer la situation du mineur sans représentant légal et de déterminer les actions de protection et d'aide dont ce mineur a besoin. ".
12. Ainsi qu'il a été dit, M. E est entré le territoire français, selon ses déclarations, le 4 août 2017, en qualité de mineur non accompagné. Il n'a déposé sa demande d'asile au guichet unique que le 12 mars 2019, soit largement après le délai de 90 jours prévu par le 3° du III de l'article L. 723-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur et auquel renvoient les dispositions précitées de l'article L. 744-8 du même code. L'intéressé fait valoir qu'il justifie d'un motif légitime à sa demande tardive dès lors que le procureur de la République n'a pas désigné un administrateur ad hoc, faisant ainsi obstacle au dépôt d'une demande d'asile en temps utile, dès lors que sa minorité était contestée. Si M. E soutient qu'il était mineur lors de son entrée sur le territoire français, il ressort au contraire des pièces du dossier que M. E a, le 15 septembre 2017, bénéficié d'une évaluation par le département du Maine et Loire, lequel lui a, le 19 septembre suivant, notifié que sa minorité n'était pas établie. Saisi d'un recours formé par M. E, le juge des enfants a refusé sa demande de protection le 22 janvier 2018 et la chambre spéciale des mineurs de la Cour d'appel a confirmé ce jugement. Dans ces conditions, la seule circonstance invoquée ne faisait pas, par elle-même, obstacle à ce que M. E engage lui-même des démarches en vue de solliciter l'asile. Enfin, contrairement à ce qui est soutenu par M. E, ainsi qu'il l'a été dit au point 7, un examen de sa vulnérabilité a été effectué par l'OFII. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de faire droit à demande d'octroi des conditions matérielles d'accueil pour le motif rappelé au point 1, l'OFII aurait entaché sa décision d'erreurs d'appréciation et de droit.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. F E, à l'Office français de l'immigration de l'intégration et à Me Neraudau.
Délibéré après l'audience du 2 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
M. Labouysse, premier conseiller,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.
La rapporteure,
N. C
Le président,
L. MARTINLa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026