mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1905064 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DUBOURG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 mai 2019, M. E A, représenté par Me Dubourg, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 mars 2019 par laquelle le préfet de la Mayenne a retiré l'agrément n° 035Z1058 dont il bénéficiait en tant que contrôleur technique automobile ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que l'arrêté attaqué a été signé par une autorité compétente ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article 13-1 de l'arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l'organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes, dès lors que les documents utilisés par l'administration pour procéder au retrait ne lui ont pas été communiqués en totalité ;
- cet arrêté est entaché d'erreurs de fait :
* il n'a pas employé M. C, ce dernier ayant été recruté par la SARL " Action auto bilan ", personne morale, de sorte que ce recrutement est sans lien avec son agrément personnel ;
* il n'est pas démontré que M. C aurait réalisé des contrôles techniques au sens de l'article 9 du décret du 18 juin 1991, ce dernier étant seulement chargé de préparer les véhicules en vue de ces contrôles et d'effectuer des actes postérieurs aux dernières mesures ;
- il est entaché d'erreur de droit, les articles 5 et 6 de l'arrêté du 18 juin 1991 n'ayant pas été méconnus, contrairement à ce qui a été relevé par le préfet ; notamment, il n'est pas interdit à un centre de contrôle technique d'employer une personne qui ne dispose pas d'un agrément ;
- les utilisations simultanées de l'agrément qui lui sont reprochées ne concernent que trois journées de l'année 2018 et les griefs qui lui sont opposés sont relatifs à la gestion administrative des contrôles et non à leur qualité, de sorte que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et de disproportion ; de même, si M. D a utilisé son agrément le 9 juin 2018 pour effectuer un contrôle technique au centre de Bourgneuf, c'était à titre exceptionnel.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juillet 2019, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- l'arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l'organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Jégard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête, M. A, titulaire d'un agrément de contrôleur technique de véhicules légers sous le n° 035Z1058 depuis le 8 juillet 2008, exerçant son activité dans les centres de contrôle technique automobile " Action auto bilan " situé au Bourgneuf-la-Forêt (Mayenne) et " Action auto contrôle " à Vitré (Ille-et-Vilaine), s'est vu signifier la suspension à titre conservatoire de son agrément par une décision du préfet de la Mayenne du 16 octobre 2018, en raison d'un certain nombre de non-conformités mises en évidence au cours de visites de surveillance de l'administration intervenues les 10 juillet et 7 septembre 2018. Par un arrêté du 8 mars 2019, le préfet de la Mayenne a procédé au retrait de l'arrêté du requérant, en raison de ces non-conformités. Par sa requête, M. A demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe de l'arrêté du 8 mars 2019 :
2. Aux termes de l'article R. 323-6 du code de la route : " I. - Les contrôles techniques prévus au présent chapitre sont effectués par les services de l'Etat ou par un contrôleur agréé par l'Etat ou un prestataire visé au II de l'article L. 323-1 exerçant ses fonctions, dans les conditions prévues par la présente section, dans des installations de contrôle agréées rattachées, le cas échéant, à un réseau de contrôle agréé. () ".
3. Aux termes de l'article R. 323-18 de ce code, dans sa version en vigueur à la date de la décision contestée : " L'agrément d'un contrôleur est délivré par le préfet de département où est implanté le centre de contrôle auquel il est rattaché. () / IV. L'agrément d'un contrôleur peut être suspendu ou retiré pour tout ou partie des catégories de contrôles techniques qu'il concerne si les conditions posées lors de sa délivrance ne sont plus respectées ou s'il est constaté un manquement aux règles fixant l'exercice de l'activité du contrôleur. / La décision de suspension n'intervient qu'après que la personne intéressée a été entendue et mise à même de présenter des observations écrites ou orales. () ".
4. En premier lieu, par un arrêté du 7 janvier 2019, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du 8 janvier 2019, le préfet de la Mayenne a donné délégation à M. Frédéric Millon, secrétaire général de la préfecture, signataire de l'acte attaqué, à effet de signer tous les actes, arrêtés, décisions, déférés, circulaires, rapports, correspondances, conventions et contrats, recours gracieux, mémoires, requêtes juridictionnelles et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Mayenne. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article 13-1 de l'arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l'organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes : " L'agrément du contrôleur peut être retiré ou suspendu conformément aux dispositions du IV de l'article R. 323-18 du code de la route, soit par le préfet du département où les faits ont été constatés, soit par le préfet du département du centre de rattachement du contrôleur. Les mesures de retrait ou de suspension sont notamment applicables en cas de carence de qualification, en cas de réalisation non conforme d'un contrôle technique, notamment dans les points à contrôler, les modalités et méthodes de contrôles, les formalités finales ou conclusions dans le résultat du contrôle technique. En application des dispositions de l'article R. 323-18 du code de la route, l'agrément du contrôleur peut être retiré en cas de non-respect d'une décision administrative suspendant l'activité du contrôleur. / Avant toute décision, le préfet de département informe par écrit le contrôleur, le centre de contrôle où les faits ont été constatés ainsi que le centre de contrôle auquel le contrôleur est rattaché et les réseaux éventuellement concernés, de son intention de suspendre ou de retirer l'agrément du contrôleur en indiquant les faits qui lui sont reprochés et en lui communiquant ou en lui permettant d'accéder au dossier sur la base duquel la procédure est initiée. / Le contrôleur, le centre de contrôle où les faits ont été constatés ainsi que le centre de contrôle de rattachement du contrôleur et les réseaux éventuellement concernés disposent d'un délai d'un mois, à compter de la présentation du courrier, pour faire part de leurs observations par écrit. / Si le préfet de département envisage de suspendre ou retirer l'agrément, il organise une réunion contradictoire à laquelle sont invités le contrôleur, le centre de contrôle où les faits ont été constatés ainsi que le centre de contrôle de rattachement du contrôleur et les réseaux éventuellement concernés, avant que la sanction ne soit prononcée. Cette réunion est tenue postérieurement au délai d'un mois accordé pour faire part des observations. () ".
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a été convoqué à la réunion contradictoire prévue par les dispositions précitées de l'article 13-1, fixée initialement au 26 novembre 2018 puis reportée au 10 décembre suivant, par un courrier du 16 octobre 2018 auquel était annexé le rapport des visites de surveillance du contrôle technique de véhicules légers, réalisées par l'administration les 10 juillet et 7 septembre 2018. L'administration soutient sans être contestée que les données horaires relatives aux contrôles techniques, que ce rapport reprend de façon très détaillée, sont issues de l'organisme technique central, lequel procède au recueil des résultats des contrôles réalisés par les centres, tant au regard des horaires de contrôle, que des mesures effectuées, de sorte que le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'en a pas eu connaissance. M. A fait également valoir que les compte-rendu des " interrogatoires " de ses employés contrôleurs, MM. D et Barbot, ne lui ont pas été communiqués préalablement à la réunion contradictoire. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les propos de ces derniers ont été recueillis au cours des visites de surveillance, avant d'être consignés dans le rapport de ces visites dont le requérant a, ainsi qu'il a été dit, eu connaissance au moment de sa convocation à la réunion contradictoire, au titre des éléments de contexte. Enfin, si le requérant soutient que l'administration ne lui aurait pas communiqué le document relatif au contrôle du temps de trajet entre le Bourgneuf-la-Forêt et Vitré, cette durée est toutefois également précisée dans le rapport des visites, qui l'évalue à 21 minutes. Ainsi, les informations, dont M. A soutient ne pas avoir eu connaissance, recueillies dans le cadre de la procédure préalable au retrait litigieux prévue par les dispositions de l'article 13-1 de l'arrêté du 18 juin 1991, figuraient dans le rapport des visites de surveillance précité, dont l'intéressé ne conteste pas qu'il était annexé à sa convocation datée du 16 octobre 2018, de sorte que ce dernier n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée est entachée d'un vice de procédure.
En ce qui concerne la légalité interne de cet arrêté :
7. Il ressort des termes de la décision contestée que pour prendre la mesure litigieuse, le préfet de la Mayenne s'est fondé sur les motifs tirés d'une part, de ce que l'agrément de M. A a été utilisé simultanément pout des contrôles techniques réalisés aux centres du Bourgneuf-la-Forêt et de Vitré les 6 juin, 9 juin, 29 juin et 3 août 2018, d'autre part de ce qu'il a confié l'accès à l'utilisation de son agrément de contrôleur à M. C, qui a effectué seul des contrôles au moyen de cet agrément alors qu'il n'en disposait pas lui-même, enfin, de ce qu'il a confié l'accès à l'utilisation de son agrément à son employé contrôleur, M. D.
8. En premier lieu, M. A fait valoir d'une part qu'il n'est pas employeur de M. C mais que ce dernier a été recruté par la SARL " Action auto bilan ", personne morale, de sorte que ce recrutement est sans lien avec son agrément personnel. S'il est effectivement relevé dans la décision contestée que le requérant, au demeurant gérant, selon ses propres allégations, de cette SARL, y emploie M. C, il ressort des termes de cette décision qu'il s'agit d'une indication constitutive d'un élément de contexte et non d'un de ses motifs. Le requérant soutient d'autre part qu'il n'est pas démontré que M. C aurait réalisé des contrôles techniques ou des actes relevant de tels contrôles, ce dernier étant seulement chargé de préparer les véhicules en vue de ces contrôles et d'effectuer les actes postérieurs aux dernières mesures. Il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment du rapport des visites de surveillances précité, aux termes très précis et circonstanciés et dont le requérant ne conteste pas qu'il se fonde sur les données de l'organisme technique central, elles-mêmes issues des données transmises par les centres gérés par M. A, que les 6 et 29 juin 2018, se sont déroulés simultanément dans le centre de Vitré et dans celui du Bourgneuf-la-Forêt, distants, selon les allégations non contestées du préfet, de 21 kilomètres, des mesures de contrôle technique avec un seul et même agrément, celui de M. A. Or, les employés de ce dernier, titulaires de leur propre agrément de contrôle, étaient alors occupés ou absents, de sorte que les contrôles réalisés de manière simultanée l'ont nécessairement été par M. A dans un des centres, et par M. C dans l'autre, alors que ce dernier ne disposait pas, ainsi qu'il ressort des pièces du dossier, d'un agrément à cette fin, sa demande ayant été rejetée par le préfet de la Mayenne le 11 juin 2018 au motif que l'extrait du bulletin n°2 de son casier judiciaire n'était pas vierge. Il ressort de ces mêmes pièces que le 3 août 2018, un contrôle périodique s'est terminé à 13h52 sous l'agrément de M. A au centre de Vitré, tandis qu'un autre a démarré à cette même heure sous son agrément à Bourgneuf-la-Forêt, de sorte que compte tenu de la distance ci-dessus rappelée qui sépare les deux communes, ce contrôle n'a pu être effectué que par M. C. En outre, il ressort du compte-rendu de la réunion contradictoire du 10 décembre 2018, produit en défense, que concernant cette journée du 3 août 2018, M. A a reconnu que M. C avait son code, qu'il avait démarré le contrôle sur le véhicule au Bourgneuf-la-Forêt et effectué les mesures sur ce véhicule avant son arrivée, et qu'il réalisait des contrôles en son absence " en considérant que le fait que ce soit lui, M. A, qui les validait à la fin de la visite rendait acceptable cette pratique non réglementaire ". Il résulte de l'ensemble de ces éléments que les faits reprochés à M. A sont matériellement établis par l'administration. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Mayenne aurait commis des erreurs de fait.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 18 juin 1991 : " Au cours du contrôle technique périodique, un même contrôleur effectue l'ensemble des contrôles décrits à l'annexe I. / La réalisation simultanée de plusieurs contrôles (contrôle technique périodique, contrôle complémentaire, contre-visite ou contre-visite complémentaire) par un même contrôleur est interdite. / Au cours du contrôle technique d'un véhicule soumis à réglementation spécifique au sens du présent arrêté, le même contrôleur effectue en outre l'ensemble des contrôles supplémentaires applicables à la catégorie du véhicule contrôlé décrits à l'annexe I. ". Aux termes de l'article 6 de cet arrêté : " Il est dressé un procès-verbal de chaque contrôle technique. Ce document, qui est conforme aux dispositions de l'annexe II du présent arrêté, décrit les défaillances constatées et indique les résultats des mesures relevées au cours des essais et les commentaires prévus aux annexes I et II du présent arrêté. / Ce procès-verbal est établi immédiatement à l'issue du contrôle technique, signé par le contrôleur qui a réalisé le contrôle technique, puis validé informatiquement par le contrôleur conformément aux dispositions de l'annexe III du présent arrêté. () ".
10. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 8, l'agrément de M. A a été utilisé de façon simultanée pour plusieurs contrôles. En outre, ce dernier a confié l'accès, en son absence, à l'utilisation de son agrément de contrôleur technique à un employé non agréé, dont il a reconnu avoir signé les procès-verbaux de contrôle technique. Le requérant a ainsi méconnu les dispositions précitées aux points 2 et 9 de l'article R. 323-6 du code de la route, et des articles 5 et 6 de l'arrêté du 18 juin 1991. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit que le préfet de la Mayenne a pris la décision en litige.
11. En dernier lieu, de tels manquements aux principes réglementaires du contrôle technique résultant du code de la route et de l'arrêté du 18 juin 1991 précité sont d'une gravité suffisante, notamment au regard des conséquences qu'ils auraient pu avoir sur la qualité des contrôles techniques effectués et sur la sécurité routière et des véhicules, pour justifier la mesure de retrait litigieuse. Celle-ci n'est par suite entachée, ni de disproportion, ni d'erreur d'appréciation. Ces moyens doivent donc être écartés.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance la somme que demande le requérant au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Copie en sera adressé au préfet de la Mayenne.
Délibéré après l'audience du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.
La rapporteure,
L. B
Le président,
S. DEGOMMIER
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026