jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1906314 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | DOUMBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juin 2019, Mme D B, représentée par Me Doumbe, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 mai 2019 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer une carte de résident ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation, dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît le principe du contradictoire garanti par l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'union Européenne ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas examiné sa demande en tenant compte de sa qualité de parent d'enfant français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle remplit les conditions pour obtenir une carte " résident longue durée - UE ", conformément aux dispositions des articles L. 314-2, L. 314-8 et L. 314-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2021, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
Par une ordonnance du 23 juin 2022, la clôture de l'instruction a été prononcée le 8 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D B, ressortissante guinéenne née le 1er décembre 1982 à Conakry (Guinée), est entrée sur le territoire français, le 20 octobre 2001. Le 1er septembre 2006, elle a obtenu une carte de séjour temporaire au titre de sa vie privée et familiale, régulièrement renouvelée par la suite. Le 11 mars 2019, elle a sollicité la délivrance d'une carte de résident, laquelle a été refusée par décision du préfet de Maine-et-Loire du 7 mai 2019. Le préfet indique cependant qu'il a délivré à la requérante une carte de séjour pluriannuelle valable du 7 mai 2019 au 6 mai 2021. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 7 mai 2019 portant refus de lui délivrer une carte de résident.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 14 janvier 2019, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 16 février 2019, le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation à Mme E C, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer les décisions de refus de délivrance de de titres de séjour. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré, comme en l'espèce, de la violation de l'article 41 de la charte, par une autorité d'un État membre est inopérant. En tout état de cause, s'il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union et qu'il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré, ce droit, qui se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts, ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
4. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B aurait été empêchée d'émettre toutes observations utiles lors de sa demande de titre de séjour. La requérante, qui se borne à invoquer, sans aucune précision, le principe du contradictoire et l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cet article étant en tout de cause inapplicable, ne démontre pas en quoi elle disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la décision de refus de délivrance de titre de séjour, et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à cette décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé à un examen circonstancié de la situation de Mme B.
6. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire a rejeté la demande de carte de résident présentée par Mme B au motif qu'elle ne justifiait ni de ressources stables, régulières et suffisantes, ni d'un diplôme ou d'une certification permettant d'attester de la maîtrise du français à un niveau au moins égal au niveau A2.
7. D'une part, aux termes de l'article L. 314-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " Lorsque des dispositions législatives du présent code le prévoient, la délivrance d'une première carte de résident est subordonnée à l'intégration républicaine de l'étranger dans la société française, appréciée en particulier au regard de son engagement personnel à respecter les principes qui régissent la République française, du respect effectif de ces principes et de sa connaissance de la langue française, qui doit être au moins égale à un niveau défini par décret en Conseil d'Etat. / Pour l'appréciation de la condition d'intégration, l'autorité administrative saisit pour avis le maire de la commune dans laquelle il réside. Cet avis est réputé favorable à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la saisine du maire par l'autorité administrative. / (). ". Aux termes de l'article L. 314-8 du même code, alors applicable : " Une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " est délivrée de plein droit à l'étranger qui justifie : / 1° D'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre de l'une des cartes de séjour temporaires ou pluriannuelles (). / 2° De ressources stables, régulières et suffisantes pour subvenir à ses besoins. Ces ressources doivent atteindre un montant au moins égal au salaire minimum de croissance. Sont prises en compte toutes les ressources propres du demandeur, indépendamment des prestations familiales et des allocations prévues à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ainsi qu'aux articles L. 5423-1, L. 5423-2 et L. 5423-3 du code du travail. La condition prévue au présent 2° n'est pas applicable lorsque la personne qui demande la carte de résident est titulaire de l'allocation aux adultes handicapés mentionnée à l'article L. 821-1 du code de la sécurité sociale ou de l'allocation supplémentaire mentionnée à l'article L. 815-24 du même code ". Aux termes de l'article R. 314-1-1 du même code, dans sa rédaction alors en vigueur : " L'étranger qui sollicite la délivrance de la carte de résident portant la mention "résident de longue durée-UE" doit justifier qu'il remplit les conditions prévues aux articles L. 314-8, L. 314-8-1 ou L. 314-8-2 en présentant, outre les pièces mentionnées aux articles R. 311-2-2 et R. 314-1, les pièces suivantes : () 2° La justification qu'il dispose de ressources propres, stables et régulières, suffisant à son entretien, indépendamment des prestations et des allocations mentionnées au 2° de l'article L. 314-8, appréciées sur la période des cinq années précédant sa demande, par référence au montant du salaire minimum de croissance ; lorsque les ressources du demandeur ne sont pas suffisantes ou ne sont pas stables et régulières pour la période des cinq années précédant la demande, une décision favorable peut être prise, soit si le demandeur justifie être propriétaire de son logement ou en jouir à titre gratuit, soit en tenant compte de l'évolution favorable de sa situation quant à la stabilité et à la régularité de ses revenus, y compris après le dépôt de la demande () ".
8. D'une part, la requérante estime que le préfet a commis une erreur de droit dès lors qu'il n'a pas examiné sa demande en tenant compte de sa qualité de parent d'enfant français. Toutefois, cette circonstance ne figure pas au nombre des critères à prendre en compte lors de l'examen d'une demande de carte de résident et est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
9. D'autre part, il ressort des avis d'imposition de Mme B que les ressources déclarées par la requérante n'atteignent pas le seuil fixé par le 2° de l'article L. 314-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au cours de la période des cinq années précédant sa demande de carte de résident dès lors qu'ils mentionnent des revenus de 8753 euros en 2014, soit 729 euros mensuels, 10 666 euros en 2015, soit 888 euros mensuels, 10 027 euros en 2016, soit 835 euros mensuels, 14 267 euros en 2017, soit 1188 euros mensuels, 12 840 euros en 2018 soit 1070 euros mensuels. Ainsi ses ressources s'avèrent nettement inférieures au salaire minimum visé par l'article L. 314-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, le préfet fait valoir, sans être contesté, que Mme B n'est pas propriétaire de son logement. Si la requérante invoque l'évolution favorable de sa situation depuis son embauche en qualité d'agent de nettoyage par la signature d'un contrat à durée indéterminée à compter de février 2017, il ressort toutefois des pièces du dossier, que celui-ci a été conclu avec la société Prestige Concept Services -PCS, à temps partiel, pour une rémunération de 433,73 euros pour 43,33 heures par mois, avec une période d'essai d'un mois. Le versement de salaires bruts de 1513,55 euros et 1518,54 euros, par la SARL Atlantique Propreté, au cours des mois de février et mars 2019, ne saurait suffire à justifier de la stabilité et de la régularité des revenus de Mme B, y compris après le dépôt de sa demande en mars 2019, date à compter de laquelle elle ne fournit au demeurant aucun document et est insuffisante, en dépit des efforts de Mme B, pour considérer que l'intéressée remplissait les conditions posées par les dispositions précitées des articles L. 314-8 et R. 314-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit, ni d'erreur d'appréciation que le préfet a refusé, pour ce motif, de délivrer à Mme B la carte de résident visée par ces textes.
10. Enfin, aux termes de l'article R. 314-1 de ce code : " Pour l'application des dispositions des articles L. 314-8, L. 314-8-1, L. 314-8-2 et L. 314-9, l'étranger présente à l'appui de sa demande de carte de résident (), outre les pièces mentionnées à l'article R. 311-2-2, les pièces suivantes : / () / 5° Pour l'appréciation de la condition d'intégration prévue à l'article L. 314-2 : / a) Une déclaration sur l'honneur par laquelle il s'engage à respecter les principes qui régissent la République française ; / b) Les diplômes ou certifications permettant d'attester de sa maitrise du français à un niveau égal ou supérieur au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe tel qu'adopté par le comité des ministres du Conseil de l'Europe dans sa recommandation CM/ Rec (2008) 7 du 2 juillet 2008, dont la liste est définie par un arrêté du ministre chargé de l'accueil et de l'intégration ; (). ".
11. En se bornant à soutenir qu'elle n'a pas eu connaissance du courrier du préfet de Maine-et-Loire, lequel est versé au dossier, lui demandant des pièces complémentaires attestant de son niveau en français, Mme B ne conteste pas utilement le motif de la décision litigieuse, selon lequel elle ne dispose pas d'un diplôme ou d'une certification attestant de la maîtrise du français à un niveau au moins égal au niveau A2, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 314-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, il ressort des pièces du dossier, que la requérante s'est inscrite à la session du 16 avril 2019 portant test de connaissance du français pour la carte de résident en France, auprès du centre international d'études pédagogiques et que ses résultats aux épreuves, en particulier à l'écrit, n'ont pas permis de lui reconnaître un niveau A2 global en langue française. Enfin, la circonstance de l'absence de saisine du maire d'Angers pour apprécier la condition d'intégration est sans incidence sur la légalité de la décision litigieuse, dès lors que le motif de celle-ci est tiré de la méconnaissance par la requérante de la langue française. Dès lors, le préfet de Maine-et-Loire n'a ni méconnu les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commis d'erreur manifeste d'appréciation.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 7 mai 2019 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer une carte de résident. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des frais liés au litige doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Specht, présidente,
M. Labouysse, premier conseiller,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La rapporteure,
N. A
La présidente,
F. SPECHT La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026