LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1906899

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1906899

mardi 29 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1906899
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCAIJEO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juin 2019, M. G C, représenté par Me Caijeo, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 10 avril 2019 par laquelle le directeur de l'administration pénitentiaire du ministère de la justice a refusé de le nommer lieutenant pénitentiaire ;

2°) d'enjoindre au directeur de l'administration pénitentiaire du ministère de la justice de réexaminer sa situation et de prononcer sa nomination au grade de lieutenant pénitentiaire ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 en instituant une différence de traitement injustifiée entre les candidats au concours externe qui peuvent bénéficier de dérogation à la limite d'âge et les candidats au concours interne pour lesquels la limite d'âge est d'application stricte, ainsi qu'entre les candidats au concours interne et les agents bénéficiant d'un avancement par inscription sur une liste d'aptitude pour lesquels aucune limite d'âge n'est prévue ;

- elle est entachée A erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'information disponible sur le site du ministère de la justice était incomplète ;

- elle est illégale à raison de l'illégalité de l'article 23 du décret n° 2006-441 du 14 avril 2006.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2022, le ministre de la justice conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 20 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 octobre 2022.

Un mémoire, présenté par M. C, a été enregistré le 2 novembre 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 75-3 du 3 janvier 1975 ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;

- le décret n° 2006-441 du 14 avril 2006 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- et les conclusions de M. Jégard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, premier surveillant pénitentiaire affecté au centre pénitentiaire de Nantes, s'est inscrit à la session 2019 du concours interne de lieutenant pénitentiaire. Par arrêté du 10 avril 2019 fixant la liste des candidats admis à l'issue du concours interne ouvert au titre de l'année 2019 pour le recrutement de lieutenants pénitentiaires, M. C a été déclaré admis en 39ème position sur 63. Par décision du 10 avril 2019, le garde des sceaux ministre de la justice, a refusé de le nommer lieutenant pénitentiaire, au motif qu'il se trouvait à moins de 11 ans de l'âge limite du corps. Par courrier du 16 avril 2019, M. C a formé un recours gracieux contre cette décision, lequel a fait l'objet A décision implicite de rejet à défaut de réponse dans le délai de deux mois. Par sa requête, M. C demande au tribunal d'annuler la décision du 10 avril 2019.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe :

2. En premier lieu, conformément aux dispositions de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement, le directeur de l'administration pénitentiaire dispose de la délégation pour signer, au nom du ministre de la justice, l'ensemble des actes relatifs aux affaires des services placés sous son autorité, à l'exception des décrets. Par un décret du 2 août 2017 publié au Journal officiel de la République française du 3 août 2017, M. B a été nommé directeur de l'administration pénitentiaire. Par une décision du 17 janvier 2019 publiée au Journal officiel de la République française du 19 janvier 2019, M. B a accordé à Mme E F, directrice des services pénitentiaires hors classe, cheffe du bureau du recrutement et de la formation des personnels et signataire de la décision en litige, une délégation de signature à l'effet de signer, au nom du ministre de la justice, les bons de commandes et les états de frais, et dans la limite de ses attributions, tous actes, arrêtés et décisions, à l'exclusion des décrets. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.

3. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent.

A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits / () ; / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ( ) "

4. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 10 avril 2019 par laquelle le ministre de la justice a refusé de nommer M. C lieutenant pénitentiaire, en cas d'admission au concours, vise l'article 23 du décret n° 2006-441 du 13 avril 2006, et mentionne que l'intéressé, âgé de 48 ans, 11 mois et 9 jours au 1er janvier 2019, se trouvait à 8 ans et trois semaines de l'âge de la retraite. Par suite, compte tenu des motifs exposés dans la décision attaquée, qui permettent au requérant de la contester utilement, cette décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.

En ce qui concerne la légalité interne :

5. En premier lieu, A part aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " () / Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race. / Toutefois des distinctions peuvent être faites afin de tenir compte d'éventuelles inaptitudes physiques à exercer certaines fonctions. / De même, des conditions d'âge peuvent être fixées, d'une part, pour le recrutement des fonctionnaires dans les corps, cadres d'emplois ou emplois conduisant à des emplois classés dans la catégorie active au sens de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite, d'autre part, pour la carrière des fonctionnaires lorsqu'elles résultent des exigences professionnelles, justifiées par l'expérience ou l'ancienneté, requises par les missions qu'ils sont destinés à assurer dans leur corps, cadre d'emplois ou emploi () " Aux termes de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " I. - La liquidation de la pension intervient : / 1° Lorsque le fonctionnaire civil est radié des cadres par limite d'âge, ou s'il a atteint, à la date de l'admission à la retraite, l'âge mentionné à l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale, ou de cinquante-sept ans s'il a accompli au moins dix-sept ans de services dans des emplois classés dans la catégorie active. / Sont classés dans la catégorie active les emplois présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles. La nomenclature en est établie par décret en Conseil d'Etat () " En application de l'article " emplois classés " figurant en annexe du code des pensions civiles et militaires de retraites dans sa version applicable au litige, les emplois de lieutenants pénitentiaires sont classés dans la catégorie active.

6. D'autre part, aux termes de l'article 23 du décret du 14 avril 2006 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " I. - Les lieutenants pénitentiaires sont recrutés par deux concours distincts ou par promotion au choix. / () / II. - Le concours externe est ouvert, dans la proportion de 20 % au moins et de 40 % au plus du nombre d'emplois offerts aux concours, aux candidats titulaires d'un diplôme sanctionnant la réussite à deux années d'enseignement supérieur après le baccalauréat ou d'un diplôme ou titre équivalent figurant sur une liste fixée par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé de la fonction publique, âgés de quarante ans au plus au 1er janvier de l'année du concours. / Les candidats qui atteignent la limite d'âge fixée à l'alinéa précédent durant une année au cours de laquelle aucun concours n'est ouvert peuvent se présenter au concours suivant. / III. - Le concours interne est ouvert, dans la proportion de 60 % au moins et de 80 % au plus du nombre d'emplois offerts aux concours, aux fonctionnaires et agents publics de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics en relevant, aux militaires ainsi qu'aux agents en fonction dans une organisation internationale intergouvernementale comptant au moins quatre ans de services publics effectifs au 1er janvier de l'année du concours et se trouvant à plus de onze ans de la limite d'âge du corps. / () / V. - Chaque année, lorsque trois nominations ont été prononcées conformément à l'article 19 du décret du 16 septembre 1985 susvisé, un lieutenant pénitentiaire est nommé, après inscription sur une liste d'aptitude, parmi les premiers surveillants et les majors pénitentiaires justifiant d'au moins douze ans de services effectifs dans le corps d'encadrement et d'application, dont cinq ans au moins en qualité de premier surveillant ou de major pénitentiaire, au 1er janvier de l'année considérée. () "

7. En premier lieu, il résulte de la combinaison des dispositions précités que le pouvoir réglementaire pouvait, en application des dispositions de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983, fixer une limite d'âge pour l'accès à l'emploi, classé en catégorie active, de lieutenant pénitentiaire.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 25 du décret du 14 avril 2006 dans sa version alors en vigueur : " Les agents recrutés en application du II et du III de l'article 23 sont nommés élèves lieutenants. Ils suivent une formation, pour partie à l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire, dont le programme et les modalités sont fixés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. / Les élèves lieutenants s'engagent à servir l'Etat pendant une durée minimale de quatre ans à compter de leur titularisation. En cas de rupture de leur engagement survenant plus de trois mois après la date de leur nomination comme élèves lieutenants, sauf si la rupture ne leur est pas imputable, les intéressés remboursent à l'Etat, dans les conditions fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, tout ou partie de la rémunération perçue pendant la durée de la formation, compte tenu de la durée des services restant à accomplir. " Aux termes de l'article 8 de la loi du 3 janvier 1975 portant diverses améliorations et simplifications en matière de pensions ou allocations des conjoints survivants, des mères de famille et des personnes âgées dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Les limites d'âge pour l'accès aux emplois publics ne sont pas opposables aux mères et pères de trois enfants et plus et aux personnes élevant seules un ou plusieurs enfants () "

9. A part, il résulte des dispositions de l'article 25 du décret du 14 avril 2006 citées au point 9 que les agents recrutés par voie de concours, externe ou interne, en qualité de lieutenants pénitentiaires suivent une formation à l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire, au contraire de agents nommés en qualité de lieutenant par inscription sur une liste d'aptitude. Ainsi, les agents recrutés par voie de concours et les agents nommés par inscription sur une liste d'aptitude se trouve dans une situation différente, de nature à justifier l'instauration A limite d'âge pour les agents recrutés par voie de concours, au contraire de ceux nommés par inscription sur liste d'aptitude.

10. D'autre part, en application des dispositions de l'article 8 de la loi du 3 janvier 1975 précitées, les dérogations aux limites d'âge pour l'accès aux emplois publics sont d'application générale et peuvent ainsi s'en prévaloir tant les candidats à l'accès à l'emploi par voie de concours externe que les candidats à l'accès à l'emploi par voie de concours interne. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que les candidats à l'accès à l'emploi de lieutenant pénitentiaire par voie de concours interne se trouveraient, au regard des dérogations possibles à la limite d'âge, dans une situation moins favorable que les candidats au concours externe. Dès lors, il ressort de ce qui a été dit aux points 6 à 12, que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'article 23 du décret du 14 avril 2006 et le moyen tiré de la rupture d'égalité entre agents publics doivent être écartés.

11. En dernier lieu, en opposant à M. C, né le 23 janvier 1970, la limite d'âge de 46 ans au 1er janvier 2019, quand bien même l'information disponible sur le site internet du ministère de la justice aurait été incomplète, le ministre de la justice n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées du décret du 14 avril 2006.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par M. C ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G C et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Délibéré après l'audience du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Degommier, président,

Mme Frelaut, première conseillère,

Mme Martel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.

La rapporteure,

C. D

Le président,

S. DEGOMMIER La greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions