jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1909450 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 août 2019, l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine, représenté par Me Clarisse Chevalier, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 1er juillet 2019 par lesquelles la ministre du travail a retiré la décision implicite de rejet du recours qu'il a formé contre la décision du 27 décembre 2018 par laquelle l'inspecteur du travail de l'unité départementale de Maine-et-Loire de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi des Pays de la Loire lui a délivré l'autorisation de procéder au licenciement, pour inaptitude médicale, de Mme C B, a annulé cette décision du 27 décembre 2018 et a refusé de délivrer cette autorisation ;
2°) d'autoriser le licenciement de Mme B ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- c'est à tort que la ministre du travail identifie l'existence d'une décision implicite de rejet née le 12 juin 2018 de sorte que les décisions annulant celle de l'inspecteur du travail et rejetant la demande d'autorisation de licenciement sont entachées d'illégalité ;
- c'est à tort que la ministre du travail a considéré qu'il avait méconnu son obligation de reclassement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 décembre 2019, Mme C B, représentée par Me Bertrand Salquain, demande au tribunal de rejeter les conclusions présentées par l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine et de mettre à sa charge la somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période au cours de laquelle l'affaire serait susceptible d'être appelée à l'audience et de la date, fixée au 17 octobre 2022, à partir de laquelle une clôture d'instruction à effet immédiat pourrait intervenir.
La clôture de l'instruction à effet immédiat est intervenue, par ordonnance, le 13 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 12 janvier 2023 à partir de 9h45 :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de M. A,
- les observations de Me Aurélien Touzet, substituant Me Chevallier, représentant l'Etablissement public industriel du Lac de Maine ;
- et les observations de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. L'établissement public industriel et commercial du Lac de Maine exerce, sur le territoire de la commune d'Angers (Maine-et-Loire) une activité d'hébergement touristique, incluant des prestations de restauration, à destination principalement de groupes. Il a, le 15 novembre 2018, saisi l'inspecteur du travail de l'unité départementale de Maine-et-Loire de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRRECTE) des Pays de la Loire d'une demande tendant à la délivrance d'une autorisation de licencier, pour inaptitude médicale à son poste de travail de cuisinière,
Mme C B, l'une de ses salariées, laquelle était déléguée syndicale depuis le 19 janvier 2017 et déléguée du personnel depuis le 1er mars 2016. Cette autorité a, par une décision du 27 décembre 2018, délivré cette autorisation. Un recours contre cette décision a été formé par Mme B devant la ministre chargée du travail. Ce recours, reçu le 11 février 2019, a été implicitement rejeté le 11 juin 2019 à la suite du silence gardé par cette autorité pendant plus de 4 mois à compter de sa réception, comme le prévoit le dernier alinéa de l'article R. 2422-1 du code du travail. Toutefois, le 1er juillet 2019, la ministre chargée du travail a statué expressément sur ce recours. Elle a décidé de retirer cette décision implicite de rejet, d'annuler celle de l'inspecteur du travail du 27 décembre 2018 et de rejeter la demande tendant à la délivrance d'une autorisation de licencier Mme B. L'établissement public industriel et commercial du Lac de Maine demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions attaquées et de délivrance de l'autorisation de licenciement :
2. En premier lieu, l'article 1er de la décision attaquée dispose que "la décision implicite de rejet du recours hiérarchique née le 12 juin 2018 est retirée". Or, comme il a été dit au point 1, la décision implicite de rejet de ce recours est née le 11 juin 2019 du fait du silence gardé par la ministre du travail à l'expiration du délai non franc de 4 mois courant à compter de la réception, le 11 février 2019, de ce recours. La mention de la date du 12 juin 2018 au sein de l'article 1er de la décision attaquée procède cependant d'une simple erreur matérielle de sorte que le moyen tiré de ce que la ministre du travail aurait procédé au retrait d'une décision inexistante doit, en tout état de cause, être écarté.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 1226-10 du code du travail : " Lorsque le salarié victime () d'une maladie professionnelle est déclaré inapte par le médecin du travail, en application de l'article L. 4624-4, à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités, au sein de l'entreprise () / Cette proposition prend en compte, après avis du comité économique et social, les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur les capacités du salarié à exercer l'une des tâches existant dans l'entreprise. Le médecin du travail formule également des indications sur l'aptitude du salarié à bénéficier d'une formation le préparant à occuper un poste adapté. / L'emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en œuvre de mesures telles que mutations, aménagements, adaptations ou transformations de postes existants ou aménagement du temps de travail. ".
4. Il ressort de la motivation de la décision attaquée que, pour annuler la décision de l'inspecteur du travail et rejeter la demande d'autorisation de licencier Mme B, la ministre du travail a estimé que l'établissement public industriel et commercial du Lac de Maine avait méconnu, à l'égard de cette salariée, son obligation de reclassement.
5. Il ressort des pièces du dossier que, le 2 mai 2018, le médecin du travail a émis un avis d'inaptitude physique en lien avec une maladie professionnelle dont est atteinte Mme B, sur le poste de cuisinière qu'elle occupait alors, en orientant la possibilité d'un reclassement de l'intéressée "vers un poste sans mouvements répétés des membres supérieurs et sans port de charges lourdes". Le 4 septembre 2018, l'établissement public industriel et commercial du Lac de Maine a saisi le médecin du travail d'une demande d'avis concernant la compatibilité d'un poste "d'employée de collectivité" qui était vacant au sein de l'établissement et qui était dès lors susceptible d'être proposé à Mme B au titre de l'obligation de reclassement incombant à son employeur. Le même jour, le médecin du travail a confirmé les indications de l'employeur figurant dans sa demande d'avis, relatives à la réalisation de mouvements répétés des membres supérieurs et au port de charges lourdes induits par le poste "d'employée de collectivité" de sorte que l'établissement public industriel et commercial du Lac de Maine n'a pas proposé ce poste à Mme B. Il ressort également des pièces du dossier qu'un poste réorganisé de service au bar et de réception de la clientèle a été vacant au sein de l'établissement le 13 octobre 2018 puis le 17 décembre 2018 et que ce poste n'a pas été proposé à Mme B.
6. Il ressort de la motivation de la décision attaquée que la ministre du travail a relevé que le poste de service au bar, réorganisé, correspondait, selon les termes de l'employeur, à un poste polyvalent regroupant, d'une part, les fonctions d'accueil de la clientèle le jour et la nuit, d'autre part, les tâches de service au bar. La ministre a précisé que ce poste a été pourvu une première fois du 16 octobre 2018 jusqu'au 16 décembre 2018, qu'il a été de nouveau vacant, et qu'il a été de nouveau occupé à compter du 2 février 2019 après la publication d'une offre concernant cet emploi sur un site internet spécialisé le 7 décembre 2018. La ministre du travail a indiqué que ce poste, présenté par l'employeur, sur la fiche de poste qu'il a produite pour l'instruction de sa demande, comme étant un emploi de "réceptionniste polyvalent", correspondait, "pour la partie bar", à la qualification de la salariée et ne nécessitait, "pour la partie accueil" aucune qualification, seule une formation interne d'une semaine devant être suivie. La ministre du travail a considéré que l'employeur n'ayant pas étudié la possibilité de reclasser Mme B sur ce poste "aux motifs, d'une part, de l'engagement de la procédure de licenciement, et, d'autre part, de l'éventuelle incompatibilité [de] l'état de santé de la salariée, sans pour autant justifier l'avoir soumis, pour avis, au médecin du travail", n'avait pas satisfait, à l'égard de Mme B, à son obligation de recherche sérieuse de reclassement.
7. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par l'inaptitude physique d'une personne exerçant une activité salariée, il appartient à l'administration de s'assurer, sous le contrôle du juge, que l'employeur a, conformément aux dispositions de l'article L. 1226-10 du code du travail, cherché à reclasser cette personne sur d'autres postes appropriés à ses capacités, le cas échéant par la mise en œuvre, dans l'entreprise, de mesures telles que mutations ou transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail. Le licenciement ne peut être autorisé que dans le cas où l'employeur n'a pu reclasser la personne concernée dans un emploi approprié à ses capacités au terme d'une recherche sérieuse. Lorsqu'après son constat d'inaptitude, le médecin du travail apporte des précisions quant aux possibilités de reclassement de cette personne, ses préconisations peuvent, s'il y a lieu, être prises en compte pour apprécier le caractère sérieux de la recherche de reclassement de l'employeur. Il incombe à l'employeur de procéder à une recherche sérieuse des postes disponibles, quelle que soit la durée des contrats susceptibles d'être proposés pour pourvoir ces postes, et appropriés aux capacités de la personne concernée, en vue de chercher à la reclasser et à éviter autant que de possible son licenciement.
8. La ministre saisie d'un recours hiérarchique doit, lorsqu'elle statue sur la légalité de la décision de l'inspecteur du travail, apprécier le sérieux des recherches de reclassement jusqu'à la date de cette décision. Si la ministre annule la décision de l'inspecteur du travail et se prononce de nouveau sur la demande d'autorisation de licenciement, elle doit alors apprécier le sérieux des recherches de reclassement jusqu'à la date à laquelle elle statue, sauf dans le cas où l'inspecteur du travail ayant autorisé le licenciement demandé et où la personne a été licenciée par l'employeur avant que la ministre ne se prononce sur le recours hiérarchique, les possibilités de reclassement s'appréciant alors jusqu'à la date de son licenciement.
9. Eu égard à ce qui a été dit aux points 7 et 8, la double circonstance que le poste réorganisé de service au bar et de réception de la clientèle ne devait être occupé que pendant une courte durée, ce qui au demeurant manque en fait eu égard à la chronologie concernant ce poste mentionnée au point 6, et que sa vacance n'est apparue que postérieurement à l'engagement de la procédure de licenciement de Mme B et à la saisine de l'inspecteur du travail ne permet pas, par elle-même, d'exonérer l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine de son obligation de recherche de reclassement de cette salariée sur cet emploi. L'établissement requérant soutient que ce poste n'était pas compatible avec l'état de santé de l'intéressée, en relevant qu'il exigeait la manipulation régulière de charges lourdes, telles que des fûts ou des caisses d'alcool et la préhension de verres ou bouteilles placés à hauteur d'épaule. Mme B conteste cette incompatibilité. Les allégations de l'employeur concernant les caractéristiques du poste de service au bar, réorganisé, ne sont pas étayées par les pièces du dossier, en particulier par la fiche de poste telle qu'elle a été notamment publiée sur le site internet auquel se réfère la décision attaquée, que l'établissement n'a pas estimé devoir produire à l'appui de sa requête. En tout état de cause, comme l'a relevé la ministre du travail dans sa décision, il ressort des pièces du dossier que, alors que l'avis d'inaptitude médicale du 2 mai 2018 orientait le reclassement de Mme B sans indiquer les tâches concrètes qu'elle était susceptible d'accomplir au regard des contraintes physiques qui pesaient sur elle, et que, selon les termes précités de l'article L. 1226-12 du code du travail, la proposition de reclassement doit prendre en compte les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur l'aptitude d'une salariée à exercer l'une des tâches existant dans l'entreprise, l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine n'a pas, comme il l'avait fait concernant le poste "d'employée de collectivité" évoqué au point 6, saisi le médecin de travail d'une demande d'avis sur le poste réorganisé de service au bar et de réception de la clientèle qui comportait des taches différentes de celles attachées à ce premier poste. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que l'établissement requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en estimant qu'il n'avait pas satisfait à son obligation de recherche sérieuse du reclassement de Mme B, la ministre du travail aurait commis une erreur d'appréciation.
10. Il résulte de tout ce qui précède que doivent être rejetées les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 1er juillet 2019 par lesquelles la ministre du travail, en premier lieu, a retiré la décision implicite de rejet du recours hiérarchique formé par l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine contre la décision du 27 décembre 2018 par laquelle l'inspecteur du travail de l'unité départementale de Maine-et-Loire de la DIRRECTE des Pays de la Loire lui a délivré l'autorisation de procéder au licenciement pour inaptitude médicale de Mme B, en deuxième lieu, a annulé cette décision du 27 décembre 2018, en dernier lieu, a refusé de délivrer cette autorisation. Par voie de conséquence et en tout état de cause, doivent être également rejetées les conclusions tendant à la délivrance de cette autorisation.
Sur les frais liés au litige :
11. Mme B n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, l'article L. 761-1 du code de justice administrative fait obstacle à ce que soit mis à la charge de cette partie le versement à l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine d'une somme au titre des frais qu'il a exposés pour cette instance.
12. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'établissement requérant, sur le fondement de ce même article, la somme de 1 500 euros à verser à Mme B à raison des frais qu'elle a elle-même exposés au titre de cette instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête présentée par l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine est rejetée.
Article 2 : Il est mis à la charge de l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine le versement à Mme B de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'Etablissement public industriel et commercial du Lac de Maine, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à
Mme C B.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Nathalie Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.
Le rapporteur,
D. D
Le président,
L. MARTIN
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
No 1909450
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026