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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1910247

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1910247

mardi 6 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1910247
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantRODRIGUES DEVESAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I - Par une requête, enregistrée sous le n° 1910247 le 20 septembre 2019, M. B H représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 30 août 2019 par lequel le préfet de la Vendée l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et, d'autre part, l'arrêté du même jour par lequel la même autorité l'a assigné à résidence sur la commune de la Roche-sur-Yon pour une durée de 45 jours ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de procéder au réexamen de sa situation sous astreinte de 75 euros par jour de retard à compter du délai d'un mois suivant la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'avis médical du 27 mars 2018 a été rendu dans des conditions irrégulières ;

- il n'a pas été procédé à un examen de sa situation personnelle ;

- le préfet s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration ;

- elle méconnaît les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la décision portant assignation à résidence :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2019, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. H ne sont pas fondés.

Par une décision du 20 septembre 2019, le bureau d'aide juridictionnelle a admis M. H à l'aide juridictionnelle totale.

II - Par une requête, enregistrée sous le n° 1910248 le 20 septembre 2019, Mme I A épouse H, représentée par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 30 août 2019 par lequel le préfet de la Vendée l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai et, d'autre part, l'arrêté du même jour par lequel la même autorité l'a assignée à résidence sur la commune de la Roche-sur-Yon pour une durée de 45 jours ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de procéder au réexamen de sa situation sous astreinte de 75 euros par jour de retard à compter du délai d'un mois suivant la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Mme A épouse H soulève des moyens identiques à ceux invoqués par son conjoint dans la requête n° 1910247.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2019, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme H ne sont pas fondés.

Mme A Épouse H a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 septembre 2019.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le jugement du magistrat désigné du 2 octobre 2019.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Martel,

- et les conclusions de M. Jégard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. H et Mme A épouse H, ressortissants albanais nés respectivement le 5 août 1985 et le 13 mars 1993, sont entrés en France le 2 décembre 2018. Ils ont, le 15 janvier 2019, formé une demande d'asile auprès du préfet de la Loire-Atlantique. Leurs demandes ont été rejetées par des décisions du 9 août 2019 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides, à l'encontre desquelles ils ont introduit un recours devant la Cour nationale du droit d'asile le 14 août suivant. Le 19 avril 2019, ils ont sollicité auprès du préfet de la Vendée la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par deux arrêtés du 30 août 2019, le préfet de la Vendée a refusé de leur délivrer le titre de séjour sollicité et les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office à l'expiration de ce délai. Par deux autres arrêtés du même jour, il a décidé leur assignation à résidence sur la commune de la Roche-sur-Yon pour une durée de 45 jours. Par leurs requêtes, M. H et Mme A épouse H demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés en tant qu'ils portent obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et assignation à résidence. A l'audience du 26 septembre 2019 devant le magistrat désigné du tribunal administratif, ils ont en outre précisé solliciter également l'annulation des arrêtés des 30 août 2019 en ce qu'ils leur refusent un titre de séjour, et rediriger contre ces décisions l'ensemble des moyens initialement soulevées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire. Par un jugement du 2 octobre 2019, le magistrat désigné a, après avoir joint les requêtes n° 1910247 et 1910248, renvoyé à une formation collégiale les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 30 août 2019 en tant qu'elles portent refus de délivrance de titres de séjours et celles à fin d'injonction sous astreinte y afférentes, et rejeté le surplus des conclusions.

2. Les requêtes enregistrées sous les n° 1910247 et 1910248 présentées par M. H et Mme A épouse H présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par le même jugement.

Sur la légalité des arrêtés du 30 août 2019 du préfet de la Vendée en tant qu'ils refusent la délivrance de titres de séjour à M. et Mme H :

3. En premier lieu, par un arrêté du 22 août 2019, publié le lendemain au recueil spécial n°54 des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Vendée a donné délégation à M. François-Claude Plaisant, secrétaire général de la préfecture, ou, en son absence, à M. G C, sous-préfet des Sables d'Olonne, ou, en cas d'absence ou d'empêchement simultané de ceux-ci, à Mme F J, sous-préfète, directrice de cabinet du préfet de la Vendée, signataire de la décision attaquée, à l'effet de signer notamment les décisions en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions en litige manque en fait.

4. En deuxième lieu, les décisions attaquées mentionnent de façon suffisamment précise les motifs de fait et de droit qui les fondent. Par suite, le moyen tiré de leur insuffisante motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment de la motivation des arrêtés en litige que ceux-ci n'auraient pas été précédés d'un examen particulier de la situation personnelle de M. H et de Mme A épouse H.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

7. L'article R. 313-22 de ce code dispose que : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. Les orientations générales mentionnées à la quatrième phrase du 11° de l'article L. 313-11 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ". L'article R. 313-23 dispose en outre que : " Le rapport médical visé à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre () Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège () ". Enfin, selon l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant: a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

8. Il ressort des pièces versées au dossier par le préfet de la Vendée que l'avis relatif à la situation de M. H du 26 août 2019, au vu duquel le préfet a pris sa décision a été signé par les Dr D, Crocq et Gerlier qui composent le collège, tandis que le rapport préalable à cet avis a été établi le 13 août 2019 par le Dr E, médecin qui n'a pas siégé au sein de ce collège. L'avis relatif à la situation de Mme A épouse H a été signé, le 26 août 2019, par les Dr D, Netillard et Cizeron composant le collège, tandis que le rapport préalable à cet avis a été établi par le Dr E le 1er août 2019, ce dernier n'ayant pas siégé non plus au sein dudit collège. De plus, les avis des collèges de médecins portent la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, et est revêtu de la signature des trois médecins composant le collège. Les requérants ne se prévalent par ailleurs d'aucun élément précis susceptible de faire douter du caractère collégial des avis ainsi émis. Dans ces conditions, les avis du collège de médecins de l'OFII doivent être regardés comme ayant été pris au terme d'une procédure régulière. Ainsi, le moyen tiré l'irrégularité de la procédure doit être écarté.

9. En cinquième lieu, si le préfet de la Vendée s'est approprié la teneur de l'avis du collège des médecins de l'OFII, il ressort des termes mêmes des décisions attaquées que le préfet a porté une appréciation propre aux cas d'espèce pour estimer que les intéressés, eu égard à l'ensemble des circonstances relatives à leurs situations personnelles, ne remplissaient pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le préfet se serait estimé lié par les avis du collège de médecins pour refuser les titres de séjour sollicités.

10. En sixième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'accès effectif ou non à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

11. Pour refuser la délivrance de titres de séjour à M. H et à Mme A épouse H, le préfet de la Vendée s'est notamment fondé sur les avis émis le 26 août 2019 par le collège de médecins de l'OFII qui a estimé que leurs états de santé nécessitent une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'eu égard à l'offre de soin et aux caractéristiques de santé dans le pays dont ils sont originaires, ils peuvent y bénéficier d'un traitement approprié.

12. Il ressort des pièces du dossier que M. H souffre de schizophrénie et que Mme A épouse H souffre d'épilepsie. Il est constant que les pathologies dont sont atteints tant M. H que Mme A épouse H nécessitent une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une particulière gravité. En revanche, s'ils soutiennent qu'ils ne pourraient bénéficier d'un traitement approprié dans leur pays d'origine, M. H et Mme A épouse H ne produisent aucune pièce au soutien de leurs allégations. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le préfet de la Vendée aurait méconnu les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

14. Les requérants indiquent être entrés en France accompagnés des parents et de la sœur de Mme A épouse H ainsi que de leur fils, né le 21 octobre 2016. Ils précisent qu'eu égard à leurs pathologies, ils sont pris en charge par les parents de Mme A épouse H. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les parents de Mme A épouse H ont vu leurs demandes d'asile rejetées par l'office français de protection des réfugiés et apatrides le 9 août 2019, de sorte que, en application des dispositions du 7° de l'article L. 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ceux-ci ne bénéficient plus du droit de se maintenir en France, quand bien même ils n'auraient pas, à la date des décisions contestées, encore fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, et alors que les requérants, entrés en France depuis seulement neuf mois à la date des décisions attaquées, ne justifient d'aucun élément d'intégration significatif, rien ne fait obstacle à ce que l'ensemble de la cellule familiale se reconstitue en Albanie, où M. H et Mme A épouse H ont respectivement vécu jusqu'à l'âge de 33 et 25 ans et où ils n'établissent pas que leurs pathologies ne pourraient être prises en charge. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions en litige porteraient à leur droit au respect à leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. H et de Mme A épouse H ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions du 30 août 2019 par lesquelles le préfet de la Vendée a refusé de leur délivrer un titre de séjour. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction afférentes et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

D E C I D E :

Article 1er : Le surplus des conclusions des requêtes n° 1910247 et 1910248 de M. H et de Mme A épouse H est rejeté.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B H, à Mme I A épouse H, à Me Rodrigues Devesas et au préfet de la Vendée.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Degommier, président,

Mme Frelaut, première conseillère,

Mme Martel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.

La rapporteure,

C. MARTEL

Le président,

S. DEGOMMIERLa greffière

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

2 - 1910248

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