jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1910379 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat : Mme CARO - R. 222-13 |
| Avocat requérant | CALDERERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 septembre 2019, M. B C, représenté par Me Calderero, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 30 août 2019 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de points de son permis de conduire, a invalidé son titre de conduite et a enjoint sa restitution ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire dès la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Il soutient que :
- les différentes décisions portant retrait de points ayant concouru au solde nul de son permis de conduire ne lui ont pas été notifiées ;
- il n'a pas reçu l'information préalable conformément aux dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route en ce qui concerne les infractions relevées à son encontre ;
- le stage de récupération de points suivi le 18 novembre 2017 n'a pas été pris en compte ; compte tenu de ce stage, son solde de points est positif ;
- la chronologie des pertes et restitutions de points démontre que son permis de conduire est en réalité toujours valide ;
- il n'a pas été informé dans un délai raisonnable de la décision de retrait de points pour l'ensemble des infractions mentionnées sur la décision 48 SI. En particulier, l'infraction commise le 10 mai 2018 n'a été enregistrée que le 21 août 2019, soit 15 mois après les faits.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 novembre 2019, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre les décisions portant retrait de points consécutivement aux infractions des 8 mars et 11 mai 2013 sont irrecevables, ces décisions étant définitives ;
- les conclusions dirigés contre les retraits de points retirés consécutivement aux infractions relevées les 4 juin 2012, 25 janvier 2014, 19 février 2015 et 28 août 2015 sont devenus sans objet dès lors qu'ils ont été restitués au requérant respectivement les 23 décembre 2012, 12 août 2014, 28 novembre 2015 et 18 mai 2016 ;
- les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 14 janvier 2022, la clôture de l'instruction a été prononcée au 14 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Caro, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite de plusieurs infractions au code de la route, entraînant retraits de points de son permis de conduire, M. C a fait l'objet d'une décision référencée " 48 SI ", du 30 août 2019. Par la présente requête, M. C demande au Tribunal d'annuler cette décision ainsi que les décisions de retraits de points consécutives aux infractions constatées.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".
3. Il résulte de l'instruction que les retraits de points consécutifs aux infractions commises les 8 mars 2013 et 11 mai 2013 ont été notifiés par le biais d'une décision 48N, comportant la mention des voies et délais de recours respectivement les 18 avril 2013 et 30 juillet 2013 comme en atteste la copie des accusés de réception signés par le requérant et versés au dossier par le ministre. Ainsi, ces décisions sont devenues définitives. Par suite, les conclusions de la requête dirigée contre les décisions de retraits de points suite aux infractions commises les 8 mars 2013 et 11 mai 2013 doivent être regardées comme tardives et sont irrecevables.
Sur l'exception de non-lieu :
4. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () en cas de commission d'une infraction ayant entrainé le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points ().
5. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral de l'intéressé qu'en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, les points retirés consécutivement aux infractions relevées les 4 juin 2012, 25 janvier 2014, 19 février 2015 et 28 août 2015 ont été restitués au requérant respectivement les 23 décembre 2012, 12 août 2014, 28 novembre 2015 et 18 mai 2016. Ainsi, l'administration doit être regardée comme ayant, postérieurement à l'introduction de la requête, procédé au retrait de ces décisions. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions précitées sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points :
6. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, la circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. C ne saurait dès lors utilement se prévaloir de ce que divers retraits de points ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire.
En ce qui concerne le défaut d'information préalable :
7. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. () / La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. () ".
8. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. / Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif. ".
9. L'information prévue par les dispositions précitées du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, partant, de la légalité du retrait de points.
S'agissant des infractions commises les 4 juin 2012, 13 septembre 2013, 25 janvier 2014, 24 octobre 2014, 19 février 2015 et 11 octobre 2016
10. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par un radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises en vertu des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
11. En l'espèce, il résulte des mentions du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C produit en défense que le requérant s'est acquitté du paiement des amendes forfaitaires afférentes aux infractions en litige relevées par radar automatique, ainsi que le prouve la mention "tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA (centre national de traitement - contrôle sanction automatisé)". Il s'ensuit que l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information.
S'agissant des infractions commises les 11 mai 2013, 29 septembre 2016, 6 février 2017, 26 mai 2017, 6 novembre 2017 et 2 juillet 2019 :
12. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par un outil dédié, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
13. Il ressort des mentions " AF " portées sur le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. C que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux infractions litigieuses par procès-verbal électronique. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu des courriers du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. C n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations lors de la commission de ces infractions doit être écarté.
S'agissant de l'infraction du 8 mars 2013 :
14. Il résulte du procès-verbal signé afférent à l'infraction précitée que M. C a reconnu avoir reçu la carte de paiement et l'avis de contravention sur lequel figurent les dispositions prescrites des articles A. 37-7 et suivants du code de procédure pénale telles qu'elles résultent de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire. Dans ces conditions, M. C doit être regardé comme ayant été destinataire des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En outre, le requérant a payé l'amende forfaitaire relative à cette infraction, ainsi qu'en atteste la carte de paiement versée au dossier par le ministre. Par voie de conséquence le moyen tiré du défaut d'information préalable doit être écarté.
S'agissant de l'infraction du 10 mai 2018
15. D'une part, en vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
16. D'autre part, il résulte des dispositions des articles 429 et 537 du code de procédure pénale que les procès-verbaux établis par les officiers ou agents de police judiciaire pour constater des infractions au code de la route font foi jusqu'à preuve contraire en ce qui concerne la constatation des faits constitutifs des infractions. La mention portée sur ces procès-verbaux selon laquelle le contrevenant a reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'est pas revêtue de la même force probante. Néanmoins, même contredite par le contrevenant, cette indication peut emporter la conviction du juge si elle est corroborée par d'autres éléments, tel est notamment le cas s'il ressort des pièces du dossier que le contrevenant a contresigné le procès-verbal ou qu'il a pris connaissance, sans élever d'objection, de son contenu.
17. Il ressort des mentions " AM " et " PVE " portées sur le relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. C, produit en défense par le ministre de l'intérieur, que l'infraction du 10 mai 2018 a été constatée avec interception de véhicule au moyen d'un procès-verbal électronique dématérialisé et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majoré. Le ministre de l'intérieur produit une copie du procès-verbal d'infraction, lequel précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et mentionne les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le document est également pourvu de la signature de l'intéressé, laquelle établit que les informations prévues par le code de la route lui ont été communiquées. Faute pour le requérant de démontrer que l'avis de contravention serait inexact ou incomplet, il en résulte que l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée de l'obligation qui lui incombe de délivrer préalablement au paiement de l'amende forfaitaire les informations exigées par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il s'ensuit que la production de ces pièces suffit à établir que M. C a bénéficié de l'ensemble des informations prévues par lesdites dispositions, sans qu'il soit nécessaire que le ministre de l'intérieur établisse qu'il a adressé à l'intéressé un titre exécutoire à la suite de son refus de payer l'amende forfaitaire. Dès lors, le retrait de trois points opéré à raison de l'infraction commise le 10 mai 2018 portant sur un arrêt dangereux entre deux voies sur l'A6 est intervenu selon une procédure régulière.
En ce qui concerne le délai d'enregistrement des infractions :
18. Aucune disposition n'impartit un délai au ministre de l'intérieur pour enregistrer les infractions sur le fichier national du permis de conduire et pour notifier à l'intéressé le retrait des points qui en résulte et, le cas échéant, la perte de validité de son permis. Par conséquent, Par suite, le moyen tiré de l'enregistrement tardif de l'infraction doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la prise en compte du stage de sensibilisation à la sécurité routière :
19. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () Le titulaire du permis de conduire qui a commis une infraction ayant donné lieu à retrait de points peut obtenir une récupération de points s'il suit un stage de sensibilisation à la sécurité routière qui peut être effectué dans la limite d'une fois par an. Lorsque le titulaire du permis de conduire a commis une infraction ayant donné lieu à un retrait de points égal ou supérieur au quart du nombre maximal de points et qu'il se trouve dans la période du délai probatoire défini à l'article L. 223-1, il doit se soumettre à cette formation spécifique qui se substitue à l'amende sanctionnant l'infraction. () ".
20. M. C soutient que le stage de sensibilisation à la sécurité routière qu'il a effectué les 17 et 18 novembre 2017 n'a pas été pris en compte dans le décompte du capital de points affecté à son permis de conduire. Toutefois, le ministre soutient sans être contredit que le requérant a bénéficié d'une précédente attribution de points à la suite d'un stage effectué le 23 novembre 2016, ainsi qu'il est établi par le relevé intégral d'information qui mentionne la restitution de 4 points le 14 décembre 2016. Dès lors, le stage des 17 et 18 novembre 2017 a été effectué avant l'expiration du délai d'un an suivant le stage du 23 novembre 2017 et ne pouvait ainsi, en application de l'article L. 223-6 du code de la route, ouvrir droit à une récupération de points.
En ce qui concerne l'erreur de chronologie alléguée dans la prise en compte des stages et des pertes de points :
21. Contrairement à ce qui est allégué par M. C, aucune erreur n'a été commise dans la prise en compte chronologique des pertes et restitutions de points du permis de conduire. Au moment de l'édiction de la décision " 48SI " contestée, le solde du permis de conduire du requérant était nul. Le moyen soulevé doit être écarté.
En ce qui concerne l'application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route au titre de l'infraction commise le 24 avril 2016 :
22. Si M. C soutient qu'en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, il aurait dû se voir restituer un point au terme d'un délai de six mois à compter de l'établissement de la réalité de l'infraction commise le 24 avril 2016, infraction au demeurant non contestée par l'intéressé dans ses écritures, cette infraction n'apparait pas sur le relevé d'information intégral du requérant. Dès lors, le moyen tiré du défaut de restitution de ce point au solde de points du permis de conduire de M. C ne peut qu'être écarté.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 30 août 2019 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation du titre de conduite de M. C et lui a enjoint de le restituer ne peuvent qu'être rejetées. Il en est de même en ce qui concerne les conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.
La magistrate désignée,
N. A
La greffière,
S. BARBERA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
S. Barbera
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026