LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1910740

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1910740

mardi 8 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1910740
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDE BAYNAST

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 octobre 2019 et 2 mars 2022, M. C D, représenté par Me de Baynast, demande au tribunal :

1°) d'annuler le certificat d'urbanisme du 17 avril 2019 par lequel le maire des Sables d'Olonne a déclaré non-réalisable le raccordement aux réseaux desservant la rue des Sternes de la maison située sur la parcelle cadastrée section H n°1576 ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre ce certificat d'urbanisme négatif ;

2°) de mettre à la charge de la commune des Sables d'Olonne le versement d'une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la parcelle H 1576 ne fait pas partie, et n'a jamais fait partie, du camping des Ormeaux, de sorte qu'il ne peut y avoir dissociation de celui-ci ;

- le maire a fait une inexacte application des dispositions de l'article UL2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune dès lors que celui-ci ne concerne que les constructions nouvelles.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2020, la commune des Sables d'Olonne, représentée par Me Bernot, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;

- au besoin, sera substitué aux motifs initiaux de la décision le motif tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.

Un mémoire a été enregistré pour la commune des Sables d'Olonne le 9 septembre 2022 et n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Sarda, rapporteur public,

- les observations de Me De Baynast, avocat du requérant,

- les observations de Me Dallemane, avocate de la commune des Sables d'Olonne,

- les observations de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. Par un certificat d'urbanisme opérationnel du 7 avril 2019, le maire des Sables d'Olonne a déclaré non-réalisable l'opération consistant à raccorder la maison située sur la parcelle cadastrée section H n°1576, propriété de M. D, aux réseaux de distribution desservant la rue des Sternes. Le 14 juin 2019, M. D a formé un recours gracieux contre ce certificat d'urbanisme négatif, recours ayant été implicitement rejeté par le maire des Sables d'Olonne. M. D demande au tribunal d'annuler le certificat d'urbanisme opérationnel du 7 avril 2019 et la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

2. Il ressort des pièces du dossier que pour déclarer irréalisable l'opération projetée, consistant à raccorder une maison d'habitation existante, jusque-là reliée aux réseaux desservant la rue de la Vigne Verte sans que les servitudes nécessaires aient été constituées à cet effet, aux réseaux desservant la rue des Sternes, le maire des Sables d'Olonne s'est fondé sur le motif tiré de la méconnaissance de l'article UL 2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune et sur le motif tiré de ce que l'habitation ne pouvait pas être desservie par la rue des Sternes par les réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissement.

3. Aux termes du règlement du plan local d'urbanisme des Sables d'Olonne : " Zone UL / Caractère de la zone : Cette zone est destinée aux colonies de vacances, au camping - caravanage, aux résidences de tourisme, aux activités et à l'hébergement touristique et de loisirs en général. / (). Les secteurs ULc comportent des campings (tentes, caravanes et résidences-mobiles ou habitations légères de loisirs) qui ne pourront évoluer vers d'autres formes d'hébergement touristiques (résidences de tourisme, hôtellerie). / (). ". Aux termes de l'article UL 2 " occupations et utilisations du sol admises sous conditions " de ce même règlement : " Dans toute la zone UL, secteurs ULc et ULe compris : " Sont autorisés les aménagements listés ci-après, sous réserve de respecter la topographie des lieux : / - les constructions à usage d'habitation (de résidence principale) à condition qu'elles soient destinées à la direction, la surveillance ou le gardiennage des activités implantées dans la zone sous réserve d'une intégration au programme et qu'elles ne soient pas dissociables de l'ensemble de l'opération ". Si le terrain d'assiette du projet en litige se situe en zone ULc du plan local d'urbanisme, à proximité immédiate d'un camping dont M. D est salarié, le maire des Sables d'Olonne, pour déclarer non-réalisable l'opération projetée, ne pouvait se fonder sur les dispositions précitées de l'article UL2 du règlement du PLU, qui sont applicables aux constructions nouvelles, dès lors que l'opération projetée ne consiste pas en une construction mais seulement dans un raccordement alternatif aux réseaux publics de distribution d'une maison d'habitation construite sur la base d'un permis de construire délivré en 1992, et raccordée aux mêmes réseaux que ce camping, le raccordement existant nécessitant la constitution de servitudes que M. D ne souhaite pas insituer. Enfin, et en tout état de cause, si la demande de certificat d'urbanisme indique que l'opération projetée réside dans le " détachement de la maison du camping sur parcelle indépendante ", il ressort des pièces du dossier que la parcelle H n°1576 sur laquelle se trouve la maison de M. D ne se situe pas dans l'emprise du terrain d'assiette du camping des Ormeaux et que la demande de certificat d'urbanisme ne portait pas, en dépit de son imprécision, sur la division d'un terrain en en détachant une parcelle en vue de bâtir. Il suit de là que le requérant est fondé à soutenir que le maire des Sables d'Olonne ne pouvait fonder le certificat d'urbanisme négatif attaqué sur la méconnaissance de l'article UL 2 du règlement du plan local d'urbanisme.

4. Toutefois, le maire des Sables d'Olonne s'est également fondé sur le motif tiré de ce que l'habitation ne pouvait pas être desservie par la rue des Sternes par les réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissement. S'agissant de ce motif, la commune demande que lui soit substitué le motif tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Ce faisant, et compte tenu de la teneur de son argumentation, la commune entend, non pas solliciter une substitution de motifs, mais étayer le second motif initial.

5. D'une part, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. / Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies. / Les deux premiers alinéas s'appliquent aux demandes d'autorisation concernant les terrains aménagés pour permettre l'installation de résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs. / Un décret en Conseil d'Etat définit pour ces projets les conditions dans lesquelles le demandeur s'engage, dans le dossier de demande d'autorisation, sur le respect des conditions d'hygiène et de sécurité ainsi que les conditions de satisfaction des besoins en eau, assainissement et électricité des habitants, le cas échéant, fixées par le plan local d'urbanisme. ". Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, sans prise en compte des perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il résulte de ces dispositions qu'un permis de construire doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et que, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.

6. D'autre part, aux termes de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme : " L'autorité qui délivre l'autorisation de construire, d'aménager, ou de lotir exige, en tant que de besoin, du bénéficiaire de celle-ci la réalisation et le financement de tous travaux nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction, du terrain aménagé ou du lotissement, notamment en ce qui concerne la voirie, l'alimentation en eau, gaz et électricité, les réseaux de télécommunication, l'évacuation et le traitement des eaux et matières usées, l'éclairage, les aires de stationnement, les espaces collectifs, les aires de jeux et les espaces plantés. / Les obligations imposées par l'alinéa ci-dessus s'étendent au branchement des équipements propres à l'opération sur les équipements publics qui existent au droit du terrain sur lequel ils sont implantés et notamment aux opérations réalisées à cet effet en empruntant des voies privées ou en usant de servitudes. / () L'autorisation peut également, avec l'accord du demandeur et dans les conditions définies par l'autorité organisatrice du service public de l'eau ou de l'électricité, prévoir un raccordement aux réseaux d'eau ou d'électricité empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve que ce raccordement n'excède pas cent mètres et que les réseaux correspondants, dimensionnés pour correspondre exclusivement aux besoins du projet, ne soient pas destinés à desservir d'autres constructions existantes ou futures. / (). ". Il résulte de ces dispositions que, pour l'alimentation en électricité, relèvent des équipements propres à l'opération ceux qui sont nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction ou du terrain jusqu'au branchement sur le réseau public d'électricité qui existe au droit du terrain, en empruntant, le cas échéant, des voies privées ou en usant de servitudes, ou, dans les conditions définies au troisième alinéa de cet article, en empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve dans ce dernier cas que le raccordement n'excède pas cent mètres. En revanche, pour l'application de ces dispositions, les autres équipements de raccordement aux réseaux publics d'électricité, notamment les ouvrages d'extension ou de branchement en basse tension, et, le cas échéant, le renforcement des réseaux existants, ont le caractère d'équipements publics.

7. Il ressort des pièces du dossier que par, un avis du 17 avril 2019, le Syndicat départemental d'électricité de la Vendée a indiqué que le projet de raccordement au réseau d'électricité et de téléphone nécessite une extension du réseau d'une longueur de 80 mètres sous la voie publique, le coût de cette extension hors branchement étant estimé à 12 380 euros. Par un avis du 4 mars 2019, Vendée Eau a indiqué que le projet de raccordement au réseau d'eau potable nécessite une extension du réseau d'une longueur de 48 mètres sous la voie publique, le coût de cette extension hors branchement étant estimé à 2 350 euros. Enfin, par un courrier du 12 février 2019, Sables d'Olonne Agglomération a informé la commune des Sables d'Olonne que la parcelle n'est pas desservie par le réseau d'assainissement de sorte qu'une étude de faisabilité de la desserte serait effectuée sous réserve d'une confirmation de la commune et que le financement de cette desserte nécessitait la conclusion d'une convention de projet urbain partenarial. Dans ces conditions, le raccordement de la propriété de M. D aux réseaux de la rue des Sternes ne consiste pas en de simples branchements mais en une extension des réseaux, à tout le moins d'électricité et d'eau potable, entrant dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Il ressort en outre des pièces du dossier que l'extension de ces réseaux n'est pas prévue, la commune faisant par ailleurs valoir qu'elle n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai ces travaux seront réalisés. La circonstance alléguée par le requérant selon laquelle les travaux seraient techniquement réalisables et que les coûts évoqués par la commune sont surévalués est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant se serait engagé à prendre en charge la réalisation des travaux nécessaires sur le terrain d'assiette du projet litigieux, le maire des Sables d'Olonne n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en délivrant à M. D le certificat d'urbanisme attaqué.

8. Il résulte de l'instruction que le maire des Sables d'Olonne aurait pris la même décision s'il s'était fondé seulement sur ce motif.

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge la commune des Sables d'Olonne qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du requérant le versement de la somme demandée par la commune des Sables d'Olonne au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune des Sables d'Olonne présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et à la commune des Sables d'Olonne.

Délibéré après l'audience du 4 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. A de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

Mme Milin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.

La rapporteure,

C. B

Le président,

A. A DE BALEINELa greffière,

J. DIONIS

La République mande et ordonne

au préfet de la Vendée en ce qui le concerne

ou à tous commissaires de justice à ce

requis en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions