mercredi 26 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1912804 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
I/ Par une requête enregistrée le 22 novembre 2019 sous le n°1912803,
M. D E, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2019 par lequel le préfet de la Vendée lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français et fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ;
3°) d'annuler la décision portant assignation à résidence du requérant, pendant une durée de 45 jours à la Roche-sur-Yon, avec obligation de présentation au commissariat trois fois par semaine ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de réexaminer son droit au maintien sur le territoire français, sous astreinte à 75 euros par jour de retard à compter du délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, si l'aide juridictionnelle lui est accordée, de verser cette somme de 1 800 euros à son conseil, Me Rodrigues Devesas, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la compétence du signataire de cette décision n'est pas établie ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré 27 novembre 2019, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par une ordonnance du
13 juin 2022, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 25 novembre 2019, le bureau d'aide juridictionnelle (section administrative) près le tribunal de grande instance de Nantes a admis M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
II/ Par une requête enregistrée le 22 novembre 2019 sous le n°1912804,
Mme A B, représentée par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2019 par lequel le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de
destination ;
3°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet de la Vendée l'a assignée à résidence dans le département de la Vendée pour une durée de 45 jours renouvelable ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de réexaminer son droit au maintien sur le territoire français sous astreinte de 75 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, si l'aide juridictionnelle lui est accordée, de verser cette somme de 1 800 euros à son conseil, Me Rodrigues Devesas, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la compétence du signataire de cette décision n'est pas établie ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 novembre 2019, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par une ordonnance du
12 septembre 2022, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 25 novembre 2019 le bureau d'aide juridictionnelle (section administrative) près le tribunal de grande instance de Nantes a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu le jugement du 4 décembre 2019, par lequel le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté les conclusions de M. E dirigées contre la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français et contre la décision portant assignation à résidence et a renvoyé les conclusions à fin d'annulation présentées par l'intéressé dirigées contre la décision du 25 octobre 2019 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ainsi que ses conclusions à fin d'injonction et sa demande tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du
10 juillet 1991 à la formation de jugement compétente du tribunal administratif de Nantes.
Vu le jugement du 4 décembre 2019, par lequel le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté les conclusions de Mme B dirigées contre la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français et contre la décision portant assignation à résidence et a renvoyé les conclusions à fin d'annulation présentées par l'intéressée dirigées contre la décision du 25 octobre 2019 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ainsi que ses conclusions à fin d'injonction et sa demande tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du
10 juillet 1991 à la formation de jugement compétente du tribunal administratif de Nantes.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version alors applicable;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique :
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante russe née le 9 mai 1985, et M. D E, ressortissant russe né le 8 avril 1985, mariés, sont entrés irrégulièrement en France le 31 janvier 2018. Leurs demandes de reconnaissance de la qualité de réfugié ont été rejetées par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 29 octobre 2018, confirmées par des décisions de la Cour nationale du droit d'asile du 16 septembre 2019. Ils ont déposé, le 17 octobre 2019, des demandes de cartes de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux arrêtés du 25 octobre 2019, le préfet de la Vendée a refusé de leur délivrer des titres de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être éloignés d'office. Par deux arrêtés du même jour, le préfet les a assignés à résidence dans le département de la Vendée pour une durée de 45 jours. Par les présentes requêtes, M. E et Mme B demandent au tribunal d'annuler l'ensemble de ces arrêtés.
2. Par deux jugements du 4 décembre 2019, le magistrat du tribunal administratif de Nantes désigné pour statuer sur les litiges visés au III de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a rejeté les conclusions de M. E et de
Mme B dirigées contre les décisions leur faisant obligation de quitter le territoire français et contre les décisions portant assignation à résidence. Il a par ailleurs renvoyé les conclusions de des intéressés tendant à l'annulation des décisions du 25 octobre 2019 leur refusant la délivrance d'un titre de séjour et les conclusions à fin d'injonction y afférentes, devant une formation collégiale du tribunal, laquelle y statue par le présent jugement.
Sur la jonction :
3. Les requêtes n° 1912803 et 1912804 présentées par M. E et
Mme B sont relatives à la situation d'un couple de ressortissants russes, elles ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger des questions semblables compte tenu de l'argumentation développée. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour qu'il soit statué par un seul jugement.
Sur les conclusions tendant à l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
4. Par des décisions du 25 novembre 2019 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes, M. E et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Les conclusions tendant à ce que les requérants soient provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont ainsi devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions aux fins d'annulation des refus de titre de séjour:
5. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. François-Claude Plaisant, secrétaire général de la préfecture de la Vendée, lequel disposait, en vertu d'un arrêté du
22 août 2019 publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation du préfet à l'effet de signer " tous arrêtés (), notamment ceux relatifs à l'éloignement des étrangers pris dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (livre V) ". Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant refus de séjour ont été signées par une autorité incompétente.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. E et Mme B sont arrivés le 31 janvier 2018 sur le territoire français, soit depuis moins de deux ans avant les décisions attaquées, afin de solliciter l'asile qui leur a été définitivement refusé par des décisions de la Cour nationale du droit d'asile du 16 septembre 2019. Ils étaient accompagnés de leur fils aîné, né le 30 décembre 2014, et Mme B a donné naissance en France à leur second fils, le
26 avril 2018. S'ils se prévalent de la présence régulière de la mère de Mme B et de deux de ses frères, réfugiés en France, ils n'ont pas vocation à vivre auprès de ceux-ci et ne justifient pas être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine, où ils ont vécu la majeure partie de leur vie et où leur premier enfant est né. A la lumière de leur arrivée récente en France à la date de la décision attaquée, ils n'établissent pas avoir tissé en France des liens familiaux ou personnels suffisamment stables et intenses. Enfin, les requérants ne se prévalent d'aucune insertion professionnelle. Dans ces conditions, les décisions portant refus de titre de séjour ne portent pas au droit de M. E et de Mme B au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée et ne méconnaisent donc pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. ()".
9. Pour soutenir que les décisions leur refusant un titre de séjour méconnaissent les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les requérants font valoir qu'il existe des risques pour M. E de persécutions en cas de renvoi en Russie et qu'ils ont déposé des demandes de réexamen d'asile auprès des services de la préfecture de la Loire-Atlantique. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 1, leurs demandes d'admission au statut de réfugié ont été rejetées par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 29 octobre 2018 et par décisions de la Cour nationale du droit d'asile du 16 septembre 2019, ces institutions n'ayant pas tenu pour établis les faits allégués et pour fondées les craintes énoncées, au regard tant de l'article 1er, A, 2 de la convention de Genève que de l'article L. 712-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, le dépôt de leurs demandes de réexamen de leurs demandes d'asile, enregistrées le 20 novembre 2019 auprès de la préfecture de Loire-Atlantique et qu'il appartiendra à l'office français de protection des réfugiés et des apatrides d'apprécier, est postérieur aux décisions attaquées rejetant leurs demandes d'admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne peuvent dès lors que rester sans incidence sur leur légalité. Ces éléments, ainsi que ceux relatifs à la vie privée et familiale des intéressés sur le territoire français, énoncés au point 6 ci-dessus, ne suffisent pas en tout état de cause à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, le préfet n'a pas entaché ses décisions d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions en refusant de leur délivrer des titres de séjour.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. E et de Mme B doivent être rejetée en toutes leurs conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle de M. E et de Mme B.
Article2 : Les requêtes n° 1912803 de M. E et n°1912804 de Mme B sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, à Mme A B, à Me Stéphanie Rodrigues Devesas et au préfet de la Vendée.
Délibéré après l'audience du 5 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe 26 octobre 2022.
Le rapporteur,
Y. C
La présidente,
C. LOIRAT
La greffière,
S. LEGEAY
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°1912803, 1912804
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026