mardi 27 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2000044 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | GOUEDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 janvier 2020, M. D A, représenté par Me Gouedo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mai 2019 par lequel le préfet de la Mayenne a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, décision confirmée par la décision du 23 octobre 2019 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros au profit de son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice.
Il soutient que :
- le préfet aurait dû saisir les autorités guinéennes pour authentifier les documents ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait dès lors que les actes d'état-civil ont bien été légalisés par les autorités guinéennes ;
- le préfet ne pouvait conserver ses actes d'état-civil et les transmettre pour examen à un service chargé de lutter contre la fraude documentaire sans l'en informer préalablement et sans lui remettre un récépissé valant justification d'identité ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les actes d'état-civil sont seulement entachés d'erreurs matérielles, que son identité est corroborée par son passeport et que les documents ont été légalisés ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 juin 2020, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. A par une décision du 25 mai 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né en 1990, déclare être entré en France le 10 mars 2012. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 22 février 2013, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 16 décembre 2013. Le préfet de la Mayenne a alors pris à son encontre, le 6 mars 2014, un arrêté portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination. Par un jugement du 10 octobre 2014, le tribunal administratif de Nantes a rejeté le recours formé par l'intéressé contre cet arrêté. M. A a alors sollicité, le 17 février 2015, la délivrance d'un titre de séjour en se prévalant de son état de santé. Par un arrêté du 9 mars 2015, le préfet de la Mayenne a refusé de faire droit à cette demande. Par un jugement du 18 novembre 2015, ce tribunal a rejeté le recours formé par l'intéressé contre cet arrêté. M. A a ensuite demandé, le 11 mai 2015, le réexamen de sa demande d'asile. Sa demande a été rejetée par une décision du 18 mai 2015 de l'OFPRA saisi dans le cadre de la procédure alors dite " prioritaire ". Par un arrêté du 2 juillet 2015, le préfet de la Mayenne a pris à l'encontre de M. A un refus de titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays d'origine comme pays à destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de dix-huit mois. Par un jugement du 18 novembre 2015, ce tribunal a rejeté le recours formé par l'intéressé contre cet arrêté. Enfin, M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Par un arrêté du 14 mai 2019, le préfet de la Mayenne a refusé de faire droit à cette demande au motif que celle-ci était " irrecevable ". Le requérant demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité et, le cas échéant, de ceux de son conjoint, de ses enfants et de ses ascendants. ".
3. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, le préfet s'est fondé sur le motif tiré de ce que l'intéressé ne justifiait pas de son état-civil, en méconnaissance de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le jugement supplétif d'acte de naissance du tribunal de première instance de Conakry-Mafanco du 21 mai 2019 produit est entaché de plusieurs irrégularités tenant au montant du timbre fiscal, à la réutilisation de celui-ci, à la mention d'une transcription dans le registre de l'année de naissance alors que celui-ci est clos et à l'absence de légalisation. Le préfet a également relevé que l'acte de naissance produit, ayant été transcrit sur le fondement de ce jugement supplétif, est dépourvu de caractère probant et que le passeport produit, délivré alors que l'intéressé était dépourvu d'acte de naissance, ne précise pas sa filiation.
4. Aux termes de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
5. En premier lieu, aucune disposition législative ou règlementaire n'imposait au préfet de consulter les autorités guinéennes sur l'authenticité des documents produits devant lui par le requérant pour justifier de son identité. Le requérant n'est ainsi pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure à raison de l'absence de saisine des autorités guinéennes.
6. En deuxième lieu, aux termes du II de l'article 16 de la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice : " Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. / La légalisation est la formalité par laquelle est attestée la véracité de la signature, la qualité en laquelle le signataire de l'acte a agi et, le cas échéant, l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. / Un décret en Conseil d'Etat précise les actes publics concernés par le présent II et fixe les modalités de la légalisation ".
7. A moins d'engagements internationaux contraires, la légalisation était imposée, s'agissant des actes publics étrangers destinés à être produits en France, sur le fondement de l'article 23 du titre IX du livre Ier de l'ordonnance de la marine d'août 1681, jusqu'à ce que ce texte soit abrogé par le II de l'article 7 de l'ordonnance du 21 avril 2006 relative à la partie législative du code général de la propriété des personnes publiques. L'exigence de légalisation est toutefois demeurée, sur le fondement de la coutume internationale, reconnue par une jurisprudence établie du juge judiciaire, jusqu'à l'intervention des dispositions citées ci-dessus du II de l'article 16 de la loi du 23 mars 2019. Les dispositions des premier et troisième alinéas de cet article ont été déclarées contraires à la Constitution, au motif qu'elles ne prévoient pas de voie de recours en cas de refus de légalisation d'actes d'état civil, par la décision n° 2021-972 QPC du 18 février 2022 du Conseil constitutionnel, qui a toutefois reporté au 31 décembre 2022 la date de leur abrogation. Il en résulte que les dispositions citées au point précédent, qui se sont substituées à compter de leur entrée en vigueur comme fondement de l'exigence de légalisation à la coutume internationale, demeurent applicables jusqu'à cette date.
8. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation.
9. En outre, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante de celui-ci peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. Par suite, en cas de contestation de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il revient au juge administratif de former sa conviction en se fondant sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
10. A la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient.
11. La légalisation des actes établis par une autorité étrangère et destinés à être produits devant les juridictions françaises peut être effectuée, en France, par le consul du pays où l'acte a été établi ou par le consul de France dans le pays d'origine de l'étranger. En l'espèce, si le jugement supplétif produit par M. A et sa transcription portent le tampon d'une légalisation, celle-ci a été effectuée par un " juriste " du ministère des affaires étrangères situé à Conakry, dont la compétence pour ce faire n'est pas établie. Ces actes ne peuvent dès lors être regardés comme valablement légalisés de sorte que le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur de fait en indiquant que les documents d'état civil produits n'avaient pas été légalisés.
12. En troisième lieu, à supposer que le requérant ait entendu soutenir que la décision attaquée méconnaît l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état civil étranger dont les dispositions prévoient que l'autorité administrative informe par tout moyen l'intéressé de l'engagement de vérifications sur les actes d'état civil produits auprès de l'autorité étrangère compétente, ces dispositions ne s'appliquent en tout état de cause pas aux vérifications engagées auprès de services chargés de la lutte contre la fraude documentaire.
13. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que durant la vérification des documents d'état civil auprès des services chargés de la lutte contre la fraude documentaire, le requérant s'est vu remettre un récépissé valant justification d'identité, de sorte que le requérant n'est en tout état de cause pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure à raison de l'absence de ce récépissé.
14. En cinquième lieu, le requérant ne conteste pas les anomalies entachant le jugement supplétif du 21 mai 2019 relevées par le préfet à l'appui de sa décision de refus et mentionnées au point 3. Contrairement à ce qu'il soutient, il ne s'agit pas de simples erreurs matérielles mais d'incohérences qui ne permettent pas, en l'absence de toute explication de la part de M. A, de tenir pour régulier l'état civil allégué, le préfet faisant en outre valoir dans son mémoire en défense que le requérant a produit à l'appui de précédentes demandes de titre de séjour deux séries de jugements supplétifs accompagnés de leurs transcriptions respectives, elles-mêmes émaillées d'anomalies qui n'ont pas fait l'objet de rectifications mais qui ont à chaque fois donné lieu à la délivrance de nouveaux documents. Par ailleurs, le passeport produit par l'intéressé, qui lui a été délivré le 13 février 2014, date à laquelle il ne justifiait pas d'un acte de naissance ou d'un jugement y suppléant, ne constitue pas un acte d'état civil. Enfin, la circonstance que les signatures du jugement supplétif du 21 mai 2019 et de l'acte de naissance le transcrivant aient été attestées par le ministère des affaires étrangères ne suffit pas à tenir pour authentiques les mentions relatives à l'état civil de l'intéressé figurant sur ces documents, dès lors que cette attestation ne constitue pas une légalisation au sens et pour l'application de l'article 16 de la loi du 23 mars 2019 et qu'une telle légalisation se borne, en tout état de cause, à attester de la régularité formelle d'un acte. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en considérant qu'il ne justifiait pas de son état civil, le préfet de la Mayenne a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. (). " Aux termes de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants () l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. / () ".
16. Si le requérant soutient que la décision attaquée l'empêche de subvenir aux besoins de ses deux enfants de nationalité française, il ne justifie pas que l'impossibilité alléguée dans laquelle il se trouverait de subvenir à ces besoins feraient obstacle à ce qu'il y soit néanmoins pourvu. Par ailleurs, la décision attaquée est sans incidence sur les relations que le requérant peut entretenir avec ses enfants, relations dont il ne justifie au demeurant pas. Le requérant n'établit ainsi pas que le préfet de la Mayenne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et d'astreinte et la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Gouedo et au préfet de la Mayenne.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. B de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2022.
La rapporteure,
C. C
Le président,
A. B DE BALEINE
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Mayenne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026