jeudi 18 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2000081 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | SELARL MARIE-LINE BOURGES-BONNAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 janvier 2020, 17 mai 2021 et le 21 juillet 2022, Mme B C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le courrier du 2 décembre 2019 et l'arrêté du 5 décembre 2019 par lesquels le maire de Saint-Michel-Chef-Chef l'a placée en congé de maladie ordinaire non imputable au service à plein traitement à compter du 25 juillet 2019 et à demi-traitement à compter du 23 octobre 2019, ainsi que le courrier du 20 décembre 2019 rejetant son recours gracieux contre le courrier du 2 décembre 2019 ;
2°) d'enjoindre à la maire de Saint-Michel-Chef-Chef de rétablir sa rémunération à plein traitement à compter du 22 octobre 2019, sous astreinte de 30 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Saint-Michel-Chef-Chef à lui verser une somme de 3 500 euros en réparation de ses troubles dans les conditions d'existence.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 5 décembre 2019 et les courriers des 2 et 20 décembre 2019 sont entachés d'un vice de procédure dès lors qu'aucun spécialiste de sa pathologie n'a siégé au sein de la commission de réforme qui a examiné sa situation le 26 septembre 2019 ;
- ils sont entachés d'un défaut de motivation ;
- l'avis de la commission de réforme du 28 novembre 2019 n'a pas été joint à cet arrêté ni à ces courriers ;
- l'arrêté du 5 décembre 2019 et les courriers des 2 et 20 décembre 2019 sont entachés d'une erreur de droit dès lors que la consolidation de son état de santé au 24 juillet 2019 n'impliquait pas par elle-même que son congé de maladie imputable au service soit rétroactivement requalifié en congé de maladie ordinaire non imputable au service à compter du 25 juillet 2019 ;
- ils sont entachés d'une erreur d'appréciation en tant qu'ils mettent fin à son congé de maladie imputable au service à compter du 25 juillet 2019 ;
- la date de consolidation de sa pathologie ne pouvait être arrêtée qu'au vu d'un certificat médical final transmis à son employeur par ses soins et non au vu d'une expertise diligentée par la commune ;
- le courrier du 20 décembre 2019 méconnait l'obligation de protection de la santé des agents en tant qu'il maintient son changement d'affectation ;
- l'arrêté du 5 décembre 2019 et le courrier du 20 décembre 2019 présentent une divergence s'agissant de la date du début du demi-traitement, et la paie de décembre 2019 a retenu à tort la date du 22 octobre comme date du passage à demi-traitement ;
- l'illégalité de son placement rétroactif en congé de maladie ordinaire à demi-traitement lui a causé des troubles dans les conditions d'existence qu'elle évalue à la somme de 3 500 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 2 juin 2020 et 18 mai 2022, la commune de Saint-Michel-Chef-Chef, représentée par Me Bourges, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que Mme C lui verse une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme C dès lors que l'arrêté du 5 décembre 2019 a été définitivement retiré par l'arrêté du 1er octobre 2020 plaçant Mme C en congé de longue durée à compter du 25 juillet 2019 ;
- les conclusions dirigées contre les courriers des 2 et 20 décembre 2019 sont irrecevables dès lors que ceux-ci sont purement informatifs ;
- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cordrie,
- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique,
- les observations de Me Bourges, représentant la commune de Saint-Michel-Chef-Chef.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, adjointe technique territoriale de 2ème classe, exerce ses fonctions auprès de la commune de Saint-Michel-Chef-Chef. Elle a été placée en congé de maladie imputable au service à compter du 9 mars 2016. Elle a sollicité, le 9 mai 2018, sa reprise de fonctions à temps partiel thérapeutique. La commission de réforme a estimé, lors de sa séance du 20 décembre 2018, que Mme C était apte à la reprise de fonctions à temps partiel thérapeutique, mais que le trouble dépressif imputable au service dont elle souffrait n'était pas consolidé. Mme C n'ayant pas repris ses fonctions à la suite de ce premier avis, la commission de réforme a été saisie à nouveau et a estimé, le 28 novembre 2019, que les arrêts de travail de Mme C depuis le 30 octobre 2018 étaient dus à son trouble dépressif imputable au service, que la date de consolidation de son état de santé devait être fixée au 24 juillet 2019, et qu'elle était apte à reprendre ses fonctions à temps complet. Par un courrier du 2 décembre 2019, la maire de Saint-Michel-Chef-Chef a informé Mme C qu'elle n'était, au vu de cet avis, " plus en arrêt pour accident du travail/maladie professionnelle à compter du 25 juillet 2019 mais en maladie ordinaire ". Par un courrier du 11 décembre 2019, Mme C a formé un recours gracieux contre le courrier du 2 décembre 2019 et adressé à la commune de Saint-Michel-Chef-Chef une demande, implicitement rejetée, tendant à l'indemnisation de ses troubles dans les conditions d'existence qui résulteraient de son passage rétroactif à demi-traitement à compter du 23 octobre 2019. Par un arrêté du 5 décembre 2019, la maire de Saint-Michel-Chef-Chef a placé Mme C en congé de maladie ordinaire non imputable au service à plein traitement à compter du 25 juillet 2019 et à demi-traitement à compter du 23 octobre 2019. Cet arrêté a été notifié à Mme C par un courrier du 20 décembre 2019, par lequel la maire a également rejeté le recours gracieux formé par la requérante le 11 décembre 2019. Mme C demande l'annulation de l'arrêté du 5 décembre 2019 et des courriers de 2 et 20 décembre 2019.
Sur l'exception de non-lieu soulevée par la commune :
2. La commune fait valoir que par un arrêté du 1er octobre 2020, devenu définitif, Mme C a été placée en congé de longue durée à compter du 25 juillet 2019. Elle soutient que cet arrêté aurait eu pour effet de retirer l'arrêté du 5 décembre 2019, de sorte qu'il n'y aurait plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à son annulation ni sur les conclusions dirigées contre les courriers des 2 et 20 décembre 2019.
3. Toutefois, la requête de Mme C est dirigée contre la décision de la commune de de Saint-Michel-Chef-Chef de mettre fin à la prise en charge de ses arrêts de travail au titre de la maladie professionnelle à compter du 25 juillet 2019. Or l'arrêté du 1er octobre 2020 par lequel la commune a placé la requérante en congé de longue durée ne remet pas en cause le caractère non imputable au service de son congé. Par suite, la commune de Saint-Michel-Chef-Chef n'est pas fondée à soutenir que la requête de Mme C aurait perdu son objet.
Sur les fins de non-recevoir :
4. En premier lieu, par son courrier du 2 décembre 2019, la maire de Saint-Michel-Chef-Chef a informé Mme C que cette dernière n'était " plus en arrêt pour accident du travail/maladie professionnelle à compter du 25 juillet 2019 mais en maladie ordinaire ". Ce faisant, elle doit être regardée comme ayant décidé du placement de l'intéressée en congé de maladie ordinaire non imputable au service à compter du 25 juillet 2019.
5. En second lieu, par son courrier du 20 décembre 2019, la maire de Saint-Michel-Chef-Chef a rejeté le recours gracieux formé par Mme C contre la décision contenue dans le courrier du 2 décembre 2019. Le courrier du 20 décembre 2019 présente donc un caractère décisoire et fait grief à la requérante.
6. Par suite, les fins de non-recevoir tirées de ce que ces courriers présenteraient un caractère purement informatif doivent être écartées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. L'article 15 du décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale a prévu les dispositions transitoires suivantes : " Le fonctionnaire en congé à la suite d'un accident ou d'une maladie imputable au service continue de bénéficier de ce congé jusqu'à son terme. Toute prolongation de ce congé postérieure à l'entrée en vigueur du présent décret est accordée dans les conditions prévues au chapitre Ier. () ". Ce décret étant entré en vigueur le 13 avril 2019, l'examen de la prolongation du congé de maladie imputable au service de Mme C au-delà du 24 juillet 2019 entrait dans le champ de ces dispositions transitoires.
8. L'article 5 du décret du 10 avril 2019, qui figure au sein de son chapitre Ier, a notamment inséré un article 37-1 dans le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, aux termes duquel : " Le congé prévu au premier alinéa du I de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée est accordé au fonctionnaire, sur sa demande, dans les conditions prévues par le présent titre. ". Il s'ensuit que la prolongation du congé de maladie imputable au service de Mme C devait être examinée au regard des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, désormais reprises aux articles L. 822-18 et suivants du code de la fonction publique, qui prévoient que : " I. - Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service (). Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. () / IV. - Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau () Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. () VI. - Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités du congé pour invalidité temporaire imputable au service mentionné au premier alinéa et détermine ses effets sur la situation administrative des fonctionnaires. () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que pour mettre fin au congé de maladie imputable au service de Mme C et la placer en congé de maladie ordinaire non imputable au service à plein traitement à compter du 25 juillet 2019 et à demi-traitement à compter du 23 octobre 2019, la maire de Saint-Michel-Chef-Chef s'est fondée sur le seul motif tiré de ce que la consolidation de l'état de santé de l'intéressée au 24 juillet 2019, arrêtée au vu du rapport d'expertise établi le 24 juillet 2019 par le Dr A, psychiatre, et de l'avis de la commission de réforme du 28 novembre 2019, impliquait son aptitude à reprendre ses fonctions.
10. Toutefois, la consolidation de l'état de santé de Mme C au 24 juillet 2019 n'impliquait pas, par elle-même, sa guérison et donc son aptitude à reprendre ses fonctions à cette même date. A cet égard, ainsi qu'il a été dit au point 2, Mme C a, par un arrêté du 1er octobre 2020, été placée en congé de longue durée à compter du 25 juillet 2019, ce qui tend à établir qu'elle ne se trouvait donc pas apte à reprendre ses fonctions à cette date. Au surplus, la consolidation de l'état de santé de l'intéressé ne saurait avoir une quelconque incidence sur l'appréciation de l'imputabilité au service de sa maladie. Dès lors, en estimant que Mme C était apte à reprendre ses fonction le 25 juillet 2019 du fait de la consolidation de son état de santé et en mettant fin à son congé de maladie imputable au service pour ce motif, la maire de Saint-Michel-Chef-Chef a entaché son arrêté du 5 décembre 2019 et ses décisions des 2 et 20 décembre 2019 d'une erreur d'appréciation.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 5 décembre 2019 et les décisions des 2 et 20 décembre 2019 de la maire de Saint-Michel-Chef-Chef doivent être annulés.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
12. L'exécution du présent jugement implique seulement le réexamen de la demande de Mme C tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service des congés de maladie de Mme C à compter du 25 juillet 2019. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la maire de Saint-Michel-Chef-Chef de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de rejeter le surplus des conclusions à fin d'injonction, Mme C s'étant au demeurant vu octroyer un congé de longue durée à compter du 25 juillet 2019 par un arrêté du 1er octobre 2020, qui a nécessairement eu pour conséquence de rétablir sa rémunération à plein traitement à compter du 22 octobre 2019. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions indemnitaires :
13. Mme C soutient que son placement en congé de maladie ordinaire non imputable au service à compter du 25 juillet 2019, qui a entraîné son passage à demi-traitement après trois mois, lui aurait causé des troubles dans les conditions d'existence. Toutefois, il doit être tenu pour établi, au regard des échanges entre les parties, que cette perte de rémunération a été compensée par les prestations versées à Mme C au titre d'un contrat collectif de prévoyance. Il s'ensuit que la réalité de son préjudice n'est pas établie. Par ailleurs, la circonstance que le versement des prestations n'intervienne que dans un délai d'un mois ne suffit pas à établir l'existence d'un préjudice.
14. Par suite, les conclusions à fin d'indemnisation présentées par Mme C doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Saint-Michel-Chef-Chef demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 2 décembre 2019, l'arrêté du 5 décembre 2019, et la décision du 20 décembre 2019 de la maire de Saint-Michel-Chef-Chef sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Saint-Michel-Chef-Chef de réexaminer l'imputabilité au service des congés de maladie de Mme C à compter du 25 juillet 2019 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Michel-Chef-Chef sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la commune de Saint-Michel-Chef-Chef.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2018.
Le rapporteur,
A. CORDRIE
La présidente,
V. GOURMELONLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026