lundi 4 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2000522 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DS AVOCATS PARIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2020, et un mémoire, enregistré le 27 septembre 2021, l'association Agir pour Brétignolles et M. B A, représentés par Me Arnaud Gossement, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2019 par lequel le préfet de la Vendée a déclaré d'utilité publique le projet de création d'un port de plaisance sur le territoire de la commune de Brétignolles-sur-Mer ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du 16 novembre 2016 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de retirer l'arrêté du 16 juillet 2019 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- le dossier soumis à enquête publique était incomplet ;
- le projet litigieux n'est pas d'utilité publique.
Par un mémoire, enregistré le 7 avril 2020, la communauté de communes du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, représentée par Me Frédéric Marchand, conclut au rejet des conclusions présentées par la requérante et le requérant et à ce que soit mis "in solidum" à leur charge la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2020, le préfet de la Vendée conclut au rejet des conclusions présentées par la requérante et le requérant.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête n'est pas recevable dès lors que M. A ne justifie pas d'un intérêt à agir et que l'association Agir pour Brétignolles ne justifie pas de l'habilitation à agir de son président ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 12 mai 2022, le préfet de la Vendée conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu'il a abrogé l'arrêté attaqué portant déclaration d'utilité publique par un arrêté du 21 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête " .
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre une décision administrative n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, cette décision est retirée par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de la décision contestée, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même la décision retirée aurait reçu exécution. Dans le cas où l'autorité compétente se borne à procéder à l'abrogation de la décision attaquée, cette circonstance prive d'objet le recours formé à l'encontre de cette décision, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté n° 21-DRCTAJ/1-700 du 21 décembre 2021, le préfet de la Vendée a décidé d'abroger son arrêté n° 19-DRCTAJ/1-385 du 16 juillet 2019, contesté par l'association Agir pour Brétignolles et M. B A, par lequel il a déclaré d'utilité publique le projet de création d'un port de plaisance sur le territoire de la commune de Brétignolles-sur-Mer. Il ressort également desdites pièces qu'à la date de la présente ordonnance, cette déclaration d'utilité publique doit être regardée comme n'ayant reçu aucune exécution. Il ressort enfin des mêmes pièces que l'acte d'abrogation de cette déclaration d'utilité publique est devenu définitif. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 juillet 2019 par lequel le préfet de la Vendée a déclaré l'utilité publique du projet précité, et à celle de la décision implicite par laquelle ce même préfet avait refusé de retirer cet arrêté, sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en premier lieu, de rejeter les conclusions présentées par la communauté de communes du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie tendant à ce qu'une somme au titre des frais d'instance qu'elle a exposés soit mise à la charge de la requérante et du requérant, en second lieu, de mettre à la charge de l'Etat la somme globale de 1 500 euros au titre des frais d'instance exposés par l'association Agir pour Brétignolles, dont les statuts confèrent à son président, ainsi que cela ressort de leur article 12, qualité pour agir en justice, et par M. A, dont les qualités invoquées lui donnant intérêt à agir, en particulier celle de contribuable local, sont justifiées par les pièces du dossier.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par l'association Agir pour Brétignolles et M. A.
Article 2 : L'Etat versera à l'association Agir pour Brétignolles et à M. A la somme globale de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la communauté de communes du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Agir pour Brétignolles, à M. B A, à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie Agglomération.
Copie pour information en sera adressée au préfet de la Vendée.
Fait à Nantes, le 4 juillet 2022.
Le président de la 8ème chambre,
L. MARTIN
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026