mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2001729 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOURGEOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 février et 6 mars 2020,
M. C E, représenté par Me Bourgeois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 octobre 2019 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 mars 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique l'a assigné à résidence dans ce département, pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et dans l'attente, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Bourgeois de la somme totale de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de l'avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, en ce qu'il n'est pas établi que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ayant émis l'avis, que l'avis est incomplet et qu'il n'est pas démontré que le collège de médecins a délibéré collégialement ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation médicale ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prive de base légale la décision fixant le pays de destination ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet n'a pas examiné sa situation au regard des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur l'assignation à résidence :
- la décision attaquée n'est pas motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 et 13 mars 2020, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. E a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du
13 mars 2020.
Vu :
- le jugement du magistrat désigné du 13 mars 2020 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant algérien né le 26 novembre 1985, est entré en France le
20 juillet 2016, sous couvert d'un visa de court séjour. Le 31 juillet 2018, l'intéressé a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par un arrêté du 29 octobre 2019, le préfet de Loire-Atlantique a pris à l'encontre de M. E un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel l'intéressé pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ou tout autre pays pour lequel il établit être admissible. Par un arrêté du
5 mars 2020, le préfet de la Loire-Atlantique a prononcé le renouvellement, pour une durée de quarante-cinq jours, de l'assignation à résidence de M. E dans ce département.
M. E demande au Tribunal d'annuler ces deux arrêtés. Par un jugement du 13 mars 2020, le magistrat désigné du tribunal a renvoyé devant une formation collégiale les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du refus de titre de séjour et des conclusions à fin d'injonction y afférentes et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Sur les conclusions à fin d'annulation du refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise le 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, fait état d'éléments de la situation personnelle de M. E et mentionne la teneur de l'avis du collège de médecins sur lequel le préfet de la Loire-Atlantique s'est, notamment, fondé pour estimer que, si l'état de santé de M. E nécessite des soins médicaux dont le défaut devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressé peut, toutefois, bénéficier d'un traitement adapté dans son pays d'origine. Ainsi, cette décision mentionnant de manière suffisamment précise et circonstanciée les considérations de droit et de fait qui la fondent, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, il résulte des termes mêmes de la décision contestée, laquelle n'avait pas à comporter d'indications plus précises sur les traitements disponibles en Algérie et leur coût, ni à faire mention de l'ensemble du tissu relationnel développé en France par le requérant, que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen complet de la situation de M. E. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ainsi invoqué doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : () 7) Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ". Aux termes de l'article R. 313-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis () au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article
R. 313-23 du même code : " Le rapport médical visé à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre () Il transmet son rapport médical au collège de médecins. () La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission par le demandeur des éléments médicaux conformément à la première phrase de l'alinéa () ". Enfin, aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé : "Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : /a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement./ Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays./ Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'avis, émis le 29 avril 2019, par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (l'OFII) et son " bordereau de transmission ", accompagnant l'envoi de cet avis à la préfecture, que le docteur D B, auteur du rapport médical relatif à l'état de santé de M. E, n'a pas siégé au sein du collège médical, lequel était composé de trois autres médecins. Par ailleurs, cet avis du 29 avril 2019 porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ". Cette mention faisant foi jusqu'à preuve du contraire, il appartient au requérant, et non au préfet, d'apporter la preuve de l'absence de caractère collégial de cet avis. Dans ces conditions, M. E, qui ne produit aucun élément au soutien de ses allégations, n'est pas fondé à soutenir que l'avis du collège de médecins n'a pas été rendu de manière collégiale. Enfin, si M. E se prévaut du caractère incomplet de l'avis litigieux, il ne ressort, toutefois, pas des pièces du dossier que l'état de santé du requérant ait fait l'objet d'investigations complémentaires, facultatives pour le médecin rapporteur comme pour le collège des médecins. Dès lors, le fait que les cases figurant sur le formulaire, correspondant à ces investigations, n'ont pas été cochées, n'est pas de nature à vicier la procédure. En outre, le fait que la case relative à la durée du traitement nécessaire à l'état de santé de M. E n'ait pas été cochée, n'est pas davantage de nature à entacher la procédure d'irrégularité, alors que l'avis litigieux est fondé sur la circonstance que l'intéressé peut bénéficier de soins adaptés dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure au terme de laquelle l'avis du collège de médecins de l'OFII a été émis, doit être écarté.
6. En quatrième lieu, il ressort des termes de la décision contestée que le préfet ne s'est pas borné à reprendre la teneur de l'avis émis par le collège de médecins et a statué au regard de la possibilité pour M. E de bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie, dans son pays d'origine, compte tenu des informations disponibles sur le système d'accès aux soins. Par suite, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas estimé être en situation de compétence liée. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit ainsi invoqué doit être écarté.
7. En cinquième lieu, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle.
8. En principe, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous les éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
9. En l'espèce, l'avis émis le 29 avril 2019, par le collège de médecins de l'OFII, indique que l'état de santé de M. E nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. A cet égard, s'il ressort des pièces du dossier que M. E souffre de syndromes fémoro patellaire dans un contexte de dysplasie fémoro patellaire, les différents avis de praticiens français ayant reçu le requérant en consultation s'accordent, toutefois, pour constater que ces pathologies résistent aux différents traitements médicaux et que, s'agissant spécifiquement de M. E, une intervention chirurgicale n'est pas indiquée, les soins prescrits étant essentiellement des séances de kinésithérapie, lesquelles sont accessibles en Algérie, et un programme d'auto rééducation. En outre, il ressort des différentes pièces produites en défense que le système de sécurité sociale algérien couvre la quasi-totalité de la population et bénéficie tant aux travailleurs qu'aux personnes démunies. Par ailleurs, à supposer que M. E entende soulever que son état de santé nécessiterait la prise d'un médicament anxiolytique, tel que celui prescrit en février 2018, il ressort des pièces du dossier que celui-ci est disponible en Algérie. Ainsi, le seul certificat établi par un médecin algérien, le 29 janvier 2020, au demeurant postérieurement à la décision contestée, selon lequel la prise en charge de M. E serait plus appropriée en France, n'est pas de nature à démontrer que le préfet de la Loire-Atlantique aurait inexactement apprécié l'accessibilité du traitement de l'intéressé, en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien doit être écarté.
10. En sixième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie, en Algérie, y compris d'une prise en charge du syndrome anxio-dépressif développé par l'intéressé en février 2018, dès lors que le médicament alors prescrit y est disponible et que le système de soins de ce pays couvre l'accès à la médecine psychiatrique. Par suite, à supposer même que M. E présenterait une fragilité psychologique, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
11. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
12. M. E, célibataire, se borne à se prévaloir de sa présence en France, d'une durée d'un peu plus de trois ans à la date de la décision contestée, et soutient y avoir développé des liens sociaux, personnels et amicaux, sans toutefois étayer cette allégation. Dans ces conditions, et alors que M. E ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-et-un ans et où résident ses parents, le préfet de la Loire-Atlantique, en refusant le titre de séjour sollicité par le requérant, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. E à fin d'annulation de la décision du 29 octobre 2019 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction afférentes, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 octobre 2019 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à M. E un titre de séjour et les conclusions à fin d'injonction afférentes sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C E, à Me Bourgeois et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Simon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022
Le rapporteur,
P-E. A
La présidente,
C. LOIRAT
La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026