jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2001871 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | DENIS - MESCHIN - LE TAILLANTER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 février 2020, l'EARL Château du Grand Bois, représentée par Me Meschin, demande au Tribunal :
1°) d'annuler le titre de recette n° 867314 du 11 octobre 2019 par lequel la directrice générale de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a mis à sa charge une somme de 23 119,25 euros, correspondant à une partie d'une avance indûment perçue qui lui a été attribuée le 14 octobre 2015 au titre de l'aide aux investissements vitivinicoles, assortie d'une majoration de 10% ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 23 119,25 euros ;
3°) de mettre à la charge de FranceAgriMer la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à la date du 15 octobre 2017, l'avance octroyée d'un montant de 26 267,50 euros avait bien été consommée ainsi que le justifient les pièces communiquées, notamment les factures acquittées ;
- le bâtiment pour lequel l'aide a été allouée a bien été édifié à la suite du permis de construire délivré le 17 avril 2014.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2022, l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer, FranceAgriMer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la Société Château du Grand Bois ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 8 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 février 2023.
Vu :
- l'ordonnance du Tribunal n°1602852 du 25 mai 2018 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n°1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ;
- le règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole, en ce qui concerne les programmes d'aide, les échanges avec les pays tiers, le potentiel de production et les contrôles dans le secteur vitivinicole ;
- le règlement (CE) n° 555/2008 de la Commission du 27 juin 2008 modifié fixant les modalités d'application du règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil portant organisation commune du marché vitivinicole, en ce qui concerne les programmes d'aide, les échanges avec les pays tiers, le potentiel de production et les contrôles dans le secteur vitivinicole ;
- le décret n° 2009-178 du 16 février 2009 définissant conformément au règlement n° 555/2008 de la Commission du 27 juin 2008 les modalités de mise en œuvre des mesures retenues au titre du plan national d'aide au secteur vitivinicole financé par les enveloppes nationales définies par le règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil de l'Union européenne du 29 avril 2008, notamment son article 2 ;
- l'arrêté du 17 avril 2009 définissant les conditions de mise en œuvre de la mesure de soutien aux investissements éligibles au financement par les enveloppes nationales en application du règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole ;
- le décret n° 2013-172 du 25 février 2013 relatif au programme d'aide national au secteur vitivinicole pour les exercices financiers 2014 à 2018 ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable ;
- la décision INTV-SANAEI 2014-72 2014-72 du 6 novembre 2014 du directeur général de FranceAgriMer modifiant la décision du directeur général de FranceAgriMer n° FILTL/SEM/D-2013-76 du 4 décembre 2013 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Gave, rapporteur public,
- et les observations de Me Sauldet, substituant Me Meschin, représentant la société Château du Grand Bois.
Considérant ce qui suit :
1. L'EARL Château du Grand Bois a déposé le 8 janvier 2015 un dossier de demande d'aide communautaire aux investissements vitivinicoles auprès de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer, dont l'objet était la construction d'un bâtiment de production pour un montant de 150 100 euros. Le 21 janvier suivant, lui était délivrée une autorisation de commencer les travaux dont la date était fixée au 8 janvier 2015. Dans le cadre de l'instruction de sa demande, FranceAgriMer a demandé à la société Château du Grand Bois, par un courrier du 7 septembre 2015, de lui adresser des pièces complémentaires. Suite aux précisions apportées par la société requérante, une décision d'éligibilité à cette aide lui était notifiée, le 13 octobre 2015, pour un montant maximal de 52 535 euros, égal à 35% d'un montant de 150 100 euros de dépenses éligibles. Dans ce cadre, l'EARL a bénéficié d'une avance d'un montant de 26 267, 50 euros. Cette décision précisait toutefois que la Commission régionale du 2 octobre 2015 avait émis un avis favorable sous réserve de la justification des comptes prévisionnels par les surfaces en production, de la production, avant paiement de l'avance, d'un document signé par la gérante de la SARL Maison du Récoltant " MDR ", permettant à FranceAgriMer de contrôler les dépenses de cette société après la demande de paiement de l'aide par l'EARL Château du Grand Bois et de la production, lors de la demande de paiement, d'un état récapitulatif des dépenses de la société MDR en regard du coût facturé à l'EARL Château du Grand Bois. Contestant ces réserves, la société Château du Grand Bois a, par un courrier du 11 décembre 2015, formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, lequel a été implicitement rejeté. Le recours juridictionnel introduit par la société Château du Grand Bois contre cette décision a fait l'objet d'une ordonnance du 25 mai 2018 du président de la 8ème chambre du Tribunal constatant un non-lieu à statuer à raison du retrait, par FranceAgriMer, de sa décision du 13 octobre 2015 et de son remplacement par une décision définitive du 6 février 2018 qui ne comportait plus les réserves litigieuses. Par courrier du 12 avril 2018, FranceAgriMer a indiqué à la société Château du Grand Bois que les factures acquittées qu'elle lui avait adressées faisaient apparaître que l'avance versée n'était que partiellement consommée et qu'en conséquence, elle serait redevable envers FranceAgriMer de la somme de 17 812,62 euros, ce qu'a contesté l'EARL qui a indiqué avoir transmis l'ensemble des justificatifs nécessaires. Cependant, après une procédure contradictoire, FranceAgriMer a maintenu sa volonté d'exiger de la société le reversement de la partie de l'avance non justifiée, majorée de 10 %, au motif de l'absence de transmission des factures acquittées dans les délais impartis. En conséquence, la directrice générale de FranceAgrimer a procédé à l'émission, le 11 octobre 2019, à l'encontre de l'EARL, d'un titre de recettes d'un montant total de 23 119,25 euros. Par la présente requête, la société Château du Grand Bois demande au tribunal d'annuler ce titre et de la décharger de l'obligation de payer ladite somme.
Sur le bien-fondé du titre litigieux :
2. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 50 du règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles et abrogeant les règlements (CEE) n° 922/72, (CEE) n° 234/79, (CE) n° 1037/2001 et (CE) n° 1234/2007 du Conseil : " Une aide peut être accordée pour des investissement matériels ou immatériels dans les installations de transformation, l'infrastructure de vinification ainsi que les structures et instruments de commercialisation. Ces investissements visent à améliorer les performances globales de l'entreprise et son adaptation aux demandes du marché, ainsi qu'à accroître sa compétitivité, et concernent la production ou la commercialisation des produits de la vigne visés à l'annexe VII, partie II, y compris en vue d'améliorer les économies d'énergie, l'efficacité énergétique globale et les procédés durables. ". Aux termes de l'article 42 du même règlement : " Les programmes d'aide comportent au moins les éléments suivants : / a) une description détaillée des mesures proposées assortie d'objectifs quantifiés ; / () f) les critères et les indicateurs quantitatifs à utiliser à des fins de contrôle et d'évaluation ainsi que les mesures prises pour que les programmes d'aide soient correctement et efficacement mis en œuvre ; et / g) la désignation des autorités compétentes et des organismes responsables de la mise en œuvre du programme d'aide. ". L'article 17 du règlement (CE) n° 555/2008 du 27 juin 2008, fixant les modalités d'application du règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil portant organisation commune du marché vitivinicole, en ce qui concerne les programmes d'aide, les échanges avec les pays tiers, le potentiel de production et les contrôles dans le secteur vitivinicole, relatif aux mesures admissibles en matière d'investissements, prévoit : " () Sont admissibles les dépenses relatives : / a) à la construction, à l'acquisition, y compris par voie de crédit-bail, et à la rénovation de biens immeubles; / b) à l'achat ou à la location-vente de matériels et d'équipements neufs, y compris les logiciels, jusqu'à concurrence de la valeur marchande du bien. () ".
3. Aux termes de l'article 1er du décret n° 2013-172 du 25 février 2013 relatif au programme d'aide national au secteur vitivinicole pour les exercices financiers 2014 à 2018 : " Le programme d'aide national au secteur vitivinicole mentionné à l'article 103 decies du règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil du 22 octobre 2007 susvisé et rendu applicable dans les conditions prévues à l'article 103 duodecies de ce règlement et à l'article 2 du règlement (CE) n° 555/2008 de la Commission du 27 juin 2008 susvisé pour les exercices financiers 2014 à 2018 est mis en œuvre par l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer). / A ce titre, sous réserve de l'article 2, le directeur général de l'établissement détermine notamment, après avis du conseil spécialisé intéressé : / 1° Les modalités de demande des aides, les conditions d'éligibilité aux aides, la procédure et les critères de sélection des demandes, le montant des aides attribuables et leurs modalités de paiement ; / 2° Le cas échéant, le taux de réduction applicable aux aides, en fonction du taux de dépassement des crédits communautaires disponibles ; / 3° Les réductions du montant des aides applicables en cas de non-respect du régime d'aide concerné. ".
4. Aux termes de l'article à l'article 5.9 de la décision INTV-SANAEI-2014-72 modifiée du 6 novembre 2014 du Directeur Général de FranceAgriMer, relatif à la transformation des avances : " Le droit définitif au montant avancé, payé en année N, doit être acquis à la fin du deuxième exercice FEAGA suivant le versement de l'avance, c'est à dire au plus tard le 15 octobre de l'année N+2 qui suit le paiement de cette avance. Ce droit définitif intervient lorsque le montant de l'aide correspondant aux dépenses éligibles et justifiées par des factures acquittées est au moins égal au montant de l'avance versée. / Dans la mesure où le montant d'aide relative aux factures acquittées ne couvrirait pas le montant de l'avance versée à l'issue des deux années suivant le paiement de l'avance, 110% du montant avancé non justifié devra être remboursé".
5. Une décision qui a pour objet l'attribution d'une subvention constitue un acte unilatéral qui crée des droits au profit de son bénéficiaire. Toutefois, de tels droits ne sont ainsi créés que dans la mesure où le bénéficiaire de la subvention respecte les conditions mises à son octroi, que ces conditions découlent des normes qui la régissent, qu'elles aient été fixées par la personne publique dans sa décision d'octroi, qu'elles aient fait l'objet d'une convention signée avec le bénéficiaire, ou encore qu'elles découlent implicitement mais nécessairement de l'objet même de la subvention.
6. Il résulte des termes mêmes du titre de recettes litigieux du 11 octobre 2019 qu'il est motivé par l'absence de preuve au 15 octobre 2017 de la consommation de la totalité de l'avance attribuée à l'EARL Château du Grand Bois, en application des dispositions précitées de l'article 5.9 de la décision du 6 novembre 2014 du directeur général de FranceAgriMer. Le titre de recette litigieux mentionne qu'une seule facture d'un montant de 15 000 euros a été transmise par la société requérante, accompagnée de l'extrait du relevé bancaire. FranceAgrimer a estimé en conséquence que l'avance n'était justifiée qu'à hauteur de 5 250 euros (35% de 15 000 euros) et que le montant de l'avance indue était en conséquence de 21 017,50 euros (26 267,50 - 5 250). Le total à reverser, égal à 23 119,25 euros, correspond ainsi à ce montant de 21 017,50 euros majoré de 10 %. La société Château du Grand Bois soutient, quant à elle, avoir transmis à cet établissement, par lettre du 13 décembre 2018, les justificatifs nécessaires et produit l'accusé de réception n°1A 165 808 0169 2, lequel atteste de sa réception par France Agrimer le 23 décembre 2018. La société requérante fait valoir qu'elle justifie d'une facture de 38 279,14 euros émanant de la société MDR et du règlement de celle-ci par des cessions de créances à hauteur des sommes respectives de 5 125 euros, de 8 978,96 euros, de 4 655,93 euros, de 9 690,35 euros et de 4 790 euros. Elle précise également qu'elle s'est acquittée d'une autre facture de 18 000 euros émise par la société M.D.R, par six virements de 3 000 euros, justifiés par son relevé de compte, et de la facture de 16 540,14 euros émise par la société MDR, qu'elle indique avoir payée par deux lettres de change de respectivement 5 000 euros et 11 540,14 euros. Il résulte de l'instruction que la société Château du Grand Bois verse notamment à l'instance les factures des 10 janvier 2017 et 1er juin 2017 de la société MDR, d'un montant respectif de 38 279,14 euros et 18 000 euros, correspondant à des acomptes sur un projet de construction de bâtiment de 400 m2 à Montbenault. La société verse également cinq lettres de change émises les 27 avril, 14 juin, 8 septembre, 8 octobre et 20 octobre 2017, dont les échéances sont les 26 juillet, 12 septembre, 7 décembre 2017 et 6 et 18 janvier 2018, correspondant aux sommes respectives de 5 125 euros, de 8 978,96 euros, de 4 655,93 euros, de 9 690,35 euros et de 4 790 euros. Ces lettres de change mentionnent la société Château du Grand Bois comme étant le tiré ou débiteur et l'EURL Négobio comme étant le tireur ou créancier. La société Château du Grand Bois produit également les bordereaux de remise d'effet de commerce correspondant aux montants précités et indiquant que le remettant est l'EURL MDR et le tiré l'EURL Négobio. Dans ces conditions, il est constant, au vu de ces documents que la société Château du Grand Bois justifie s'être acquittée de la somme de 14 103, 96 euros avant le 15 octobre 2017, le solde ayant été réglé après cette date.
7. En revanche, il résulte des autres lettres de changes produites que les tirés sont soit l'EURL Negobio, M. B C ou La Maison du Rosé sans que la société Château du Grand Bois n'apporte d'explication permettant de faire le lien entre les paiements effectués par les tirés et elle, de sorte qu'elle n'apporte pas la preuve qu'elle a payé, avant le 15 octobre 2017, les montants mentionnés sur ces documents en contrepartie de l'achat de matériel éligible. Enfin, la société Château du Grand Bois affirme que la facture de la société MDR d'un montant de 18 000 euros aurait été réglée par six virements d'un montant de 3 000 euros chacun. Or, les seuls relevés bancaires versés à l'instance portent sur l'exercice 2015 et concernent des virements effectués en octobre 2015 sur le compte de la SARL Maison du Récoltant, alors que la facture en cause est datée du 1er juin 2017. Dans ces conditions, ces virements, contrairement à ce que soutient la société requérante, ne peuvent s'analyser comme des justifications de la consommation de l'avance versée.
8. Il résulte de ce qui précède que le montant de l'avance justifiée doit être augmenté de 4 936 euros (35% de 14 103,96 euros). Par conséquent, le montant avancé indu doit être ramené à 16 081,50 euros (21 017,50 - 4 936) et le total à reverser à 17 689,65 euros (16 081,50 majoré de 10%). Il suit de là que l'EARL Château du Grand Bois est fondé à demander l'annulation du titre de recette n° 867314 du 11 octobre 2019 émis par FranceAgriMer en tant seulement qu'il excède la somme de 17 689,65 euros.
Sur les conclusions à fin de décharge :
9. L'annulation partielle de l'ordre de recouvrer litigieux implique que la société Château du Grand Bois soit déchargée de l'obligation de payer la somme dont le titre exécutoire contesté l'a constituée débitrice à hauteur de la somme de 5 429,60 euros (23 119,25 - 17 689,65).
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de FranceAgriMer une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais exposés par la société Château du Grand Bois et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le titre de recettes n° 867314 du 11 octobre 2019 d'un montant de 23 119,25 euros émis par la directrice générale de FranceAgriMer est annulé en tant qu'il excède la somme de 17 689,65 euros.
Article 2 : L'EARL Château du Grand Bois est déchargée de l'obligation de payer la somme de 5 429,60 euros.
Article 3 : FranceAgriMer versera à l'EARL Château du Grand Bois une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL Château du Grand Bois et à l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer.
Copie en sera adressée au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
M. Labouysse, premier conseiller,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
La rapporteure,
N. A
Le président,
L. MARTINLa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026