mardi 17 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2002250 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP MASSE-DESSEN THOUVENIN COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 février et 8 mai 2020, le 18 novembre 2021 et le 6 mai 2022, Mme B A, représentée par la SCP Thouvenin, Coudray et Grévy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2019 par lequel la ministre de la culture a procédé à son intégration dans le corps des maîtres de conférences des écoles nationales supérieures d'architecture, au grade de 2ème classe, à compter du 1er septembre 2019 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2019 par lequel la ministre de la culture a procédé à sa promotion au 2ème échelon du grade de 2ème classe du corps des maîtres de conférences des écoles nationales supérieures d'architecture ;
3°) d'annuler la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre ces deux arrêtés ;
4°) d'annuler l'arrêté du 5 novembre 2021 par lequel la ministre de la culture a procédé à sa promotion au 3ème échelon du grade de 2ème classe du corps des maîtres de conférences des écoles nationales supérieures d'architecture ;
5°) d'enjoindre à la ministre de la culture de réexaminer sa situation, de procéder à un nouveau classement et de reconstituer sa carrière à compter du 1er septembre 2019, dans un délai de trois mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commission administrative paritaire compétente pour le corps des maîtres de conférences des écoles nationales supérieures d'architecture n'a pas été consultée ;
- les décisions sont entachées d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article 16 du décret n° 2018-105 du 15 février 2018 ;
- la ministre de la culture a commis une erreur de fait et une erreur d'appréciation dans la prise en compte de son ancienneté ;
- les arrêtés sont illégaux à raison de l'illégalité du décret n° 2018-105 du 15 février 2018, en tant que celui-ci n'a pas prévu que le temps consacré à la recherche en vue de la préparation d'un doctorat soit pris en compte au titre de l'ancienneté acquise pour le classement dans le corps des maîtres de conférences des écoles nationales supérieures d'architecture ;
- le décret du 15 février 2018 est également illégal du fait de la violation du principe général d'égalité dans la prise en compte des services accomplis antérieurement à l'intégration ;
- le décret du 15 février 2018 méconnait le droit de toute personne au respect de ses biens garanti par l'article 1er du 1er protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, combiné avec les stipulations de l'article 14 de cette convention ;
- l'arrêté du 5 novembre 2021 doit être annulé par voie de conséquence de l'illégalité des arrêtés du 30 septembre 2019 ;
- le décret du 15 février 2018 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation en tant qu'il restreint le classement à un échelon comportant un traitement égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui précédemment perçu dans le dernier emploi d'agent public non titulaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2022, la ministre de la culture conclut au rejet de la requête. Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et son premier protocole additionnel ;
- le code de l'éducation ;
- le code de la recherche ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 2018-105 du 15 février 2018 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delohen,
- et les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Après son admission au concours externe pour l'accès au corps des maîtres de conférences des écoles nationales supérieures d'architecture (ENSA) au titre de l'année 2019, Mme A a été recrutée dans ce corps au grade de maître de conférences de 2ème classe par un arrêté de la ministre de la culture du 30 septembre 2019. Par un arrêté du même jour, la ministre de la culture l'a nommée au 2ème échelon de ce grade. Par un courrier du 20 octobre 2019, Mme A a exercé un recours gracieux à l'encontre de ces deux arrêtés en tant qu'ils ne prennent pas en compte l'ensemble des services et activités professionnelles et universitaires réalisées avant son recrutement. Ce recours a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision et les arrêtés précités du 3 septembre 2019. Elle sollicite également l'annulation de l'arrêté du 5 novembre 2021 par lequel la ministre de la culture l'a promue au 3ème échelon de son grade.
2. En premier lieu, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que la commission administrative paritaire compétente doit être consultée avant de procéder au classement d'un candidat reçu au concours d'accès au corps des maîtres de conférence des ENSA, ni avant la décision prononçant un avancement d'échelon. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure menée par l'administration ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 14 du décret du 15 février 2018 portant statut particulier du corps des professeurs et du corps des maîtres de conférences des écoles nationales supérieures d'architecture : " Les personnes nommées dans l'un des corps mentionnés à l'article 1er sont classées au 1er échelon de la 2e classe du corps au titre duquel un recrutement a été ouvert, sous réserve des dispositions des articles suivants. " Aux termes de l'article 16 du même décret : " Les personnes nommées dans l'un des corps mentionnés à l'article 1er du présent décret qui, avant leur nomination, avaient la qualité d'agent non titulaire de l'Etat, des collectivités locales ou de leurs établissements publics sont classées à un échelon de la 2e classe de ce corps déterminé en prenant en compte, sur la base des durées de service fixées pour l'avancement dans chacun des échelons de ce corps, une fraction de leur ancienneté de service, dans les conditions suivantes : / 1° Les services accomplis dans un emploi du niveau de la catégorie A sont retenus à raison de la moitié de leur durée jusqu'à douze ans et à raison des trois quarts au-delà de cette durée ; () / Les dispositions du présent article ne peuvent avoir pour effet de placer les intéressés dans une situation plus favorable que celle résultant du classement à un échelon comportant un traitement égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui perçu dans le dernier emploi d'agent non titulaire. " Aux termes de l'article 18 de ce décret : " Lorsque des personnes sont nommées dans l'un des corps mentionnés à l'article 1er après avoir exercé dans des organismes privés des fonctions d'un niveau équivalent à celui des fonctions exercées par les membres de ce corps, une fraction de la durée de ces services est prise en compte pour le calcul de l'ancienneté des intéressés dans ce corps, à raison du tiers de la durée de ces services si celle-ci est inférieure à douze ans et de la moitié de cette durée si elle excède douze ans () ". Enfin, en application des dispositions de l'article 57 de la loi du 11 janvier 1984, alors applicables et aujourd'hui reprises à l'article L. 522-2 du code général de la fonction publique, " L'avancement d'échelon est accordé de plein droit. Il a lieu de façon continue d'un échelon à l'échelon immédiatement supérieur. "
4. Il ressort des pièces du dossier que, pour le calcul de l'ancienneté conservée par Mme A au 1er septembre 2019, l'administration a retenu, en application des dispositions citées ci-dessus, une fraction égale à la moitié des services accomplis par l'intéressée dans le secteur public en qualité, successivement, de chercheuse au laboratoire LAUA de l'ENSA de Nantes du 1er novembre 2011 au 31 décembre 2012, de maître-assistant associée à l'ENSA de Nantes du 1er septembre 2015 au 31 août 2017, d'enseignante contractuelle à l'ENSA de Nantes du 1er septembre 2017 au 31 août 2018 puis de maître de conférences associée du 1er septembre 2018 au 31 août 2019. A également été retenue, pour une fraction égale au tiers des services accomplis par l'intéressée, la période d'emploi réalisée en qualité de doctorante CIFRE au sein de l'agence d'urbanisme de la région de Saint-Nazaire du 1er octobre 2011 au 30 septembre 2014. Il ressort des termes du contrat de recrutement conclu par l'intéressée le 30 juillet 2018 en vue d'occuper un poste de maître de conférences associée à l'ENSA de Nantes que sa dernière rémunération en tant qu'agent non titulaire étant afférente à l'indice majoré 455. Aussi, en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article 16 du décret du 15 février 2018, la ministre de la culture a procédé au classement de Mme A au 1er échelon du grade de maître de conférences de 2ème classe du corps des maîtres de conférences des ENSA, qui comprend un indice majoré de 460, avec une ancienneté conservée de 11 mois et 29 jours, à compter du 1er septembre 2019.
5. Mme A fait valoir que l'administration n'a pris en compte qu'à compter du 1er septembre 2017 et non du 1er septembre 2016 son expérience d'enseignante contractuelle à temps complet au sein de l'ENSA de Nantes. Cependant, alors qu'elle ne conteste pas que la ministre a retenu son expérience de maître-assistante associée du 1er septembre 2015 au 31 août 2017, le décret précité du 15 février 2018 ne prévoit pas que des périodes d'emploi se chevauchant doivent être prises en compte cumulativement. Au demeurant, à supposer que l'administration aurait pris en compte dès le 1er septembre 2016 l'emploi d'enseignante contractuelle pour le calcul de son ancienneté acquise, l'interdiction, posée par le dernier alinéa de l'article 16 du décret du 15 février 2018, de prononcer un reclassement à un échelon qui ne serait pas égal ou immédiatement supérieur à celui du dernier emploi de non titulaire faisait en tout état de cause obstacle à ce qu'elle soit reclassée à un échelon supérieur au 1er échelon de son grade. Enfin, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait pu bénéficier d'un avancement tenant compte de l'intégralité de son expérience professionnelle passée, alors que l'avancement d'échelon s'opère de façon continue d'un échelon à un autre immédiatement supérieur. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
6. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, l'article L. 612-7 du code de l'éducation qui, dans sa rédaction applicable à la date des décisions attaquées, dispose que le diplôme de doctorat " vaut expérience professionnelle de recherche qui peut être reconnue dans les conventions collectives ", n'imposaient pas que le décret du 15 février 2018 prévoit, pour déterminer le classement dans le corps des maîtres de conférences des ENSA, une prise en compte du temps consacré antérieurement à la recherche en vue de la préparation du doctorat.
7. En quatrième lieu, aux termes du 4ème alinéa de l'article L. 412-1 du code de la recherche, dans sa version alors applicable : " Les statuts particuliers de chaque corps ou cadre d'emplois prévoient les modalités de prise en compte de cette expérience professionnelle pour le classement effectué lors de la nomination ou de la titularisation en leur sein, sans distinguer les modalités contractuelles de réalisation des recherches ayant été sanctionnées par la collation du grade de docteur. "
8. La requérante soutient qu'en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 412-1 du code de la recherche, le décret du 15 février 2018 ne comporte aucune disposition permettant de prendre en compte l'expérience professionnelle liée à l'obtention d'un diplôme de doctorat lors de la nomination ou de la titularisation dans le corps des maîtres de conférences des ENSA. Toutefois, il ressort de la combinaison du 1° de l'article 31 et de l'article 34 du décret précité que celui-ci prévoit l'existence d'une voie d'accès dédiée aux titulaires d'un doctorat. En outre, il ne résulte pas des dispositions de l'article 16 de ce décret, mentionnées au point 3, qui fixent les modalités de prise en compte de l'ancienneté de services accomplis, notamment dans un emploi de catégorie A, qu'elles ne s'appliqueraient pas aux activités de recherche réalisées avant et après obtention du doctorat. Si le dernier alinéa de l'article 16 limite de facto la prise en compte de services antérieurs en plafonnant le classement à un indice égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui perçu dans le dernier emploi d'agent non titulaire, il ne contrevient cependant pas à l'obligation légale de prévoir la prise en compte du diplôme de doctorat lors du classement indiciaire dans le corps des maîtres de conférences des ENSA. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que la ministre a bien tenu compte de la période de doctorante contractuelle réalisée par Mme A. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance par le décret du 15 février 2018 des dispositions de l'article L. 412-1 du code de la recherche doit être écarté.
9. En cinquième lieu, le principe d'égalité de traitement ne trouve à s'appliquer qu'aux agents appartenant à un même corps sauf à ce que la norme en cause ne soit pas, en raison de son contenu, limitée à un même corps ou à un même cadre d'emplois de fonctionnaires, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Dès lors, Mme A ne peut utilement se prévaloir de dispositions plus favorables de reprise d'ancienneté ouvertes par le décret n° 2009-462 du 23 avril 2009 portant statut particulier des enseignants-chercheurs de l'enseignement supérieur, alors même que les fonctions de maître de conférences de ce statut présenteraient des analogies avec celles de maître de conférences des ENSA.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d'utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international ". Aux termes de l'article 14 cette convention : " La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ". Une personne ne peut prétendre au bénéfice de ces stipulations que si elle peut faire état de la propriété d'un bien qu'elles ont pour objet de protéger et à laquelle il aurait été porté atteinte. A défaut de créance certaine, l'espérance légitime d'obtenir une somme d'argent doit être regardée comme un bien au sens de ces stipulations.
11. Il ne résulte d'aucun principe général que l'agent titularisé dans un corps de la fonction publique doive y être nommé dans des conditions tenant compte de l'ancienneté de services qu'il a pu acquérir dans des emplois publics antérieurement occupés. Par suite, le fait que les dispositions du décret du 15 février 2018 ne permettent pas une prise en compte cumulée des services précédemment accomplis et interdisent d'être placé dans une situation plus favorable que celle résultant du classement à un échelon comportant un traitement égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui perçu dans le dernier emploi d'agent non titulaire, ne permet pas d'établir l'existence d'une espérance légitime d'obtenir une somme d'argent et, en conséquence, d'un bien au sens de l'article 1er du premier protocole additionnel de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, ne pouvant se prévaloir d'un bien dont le respect serait garanti par ces stipulations, Mme A ne peut utilement invoquer celles de l'article 14 de la même convention, qui prohibent les discriminations dans la jouissance des seuls droits et libertés que cette convention reconnaît. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point 10 doit être écarté.
12. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont seraient entachées les dispositions du décret du 15 février 2018 doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des arrêtés et de la décision qu'elle conteste. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la ministre de la culture.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Cantié, président,
Mme Martel, première conseillère,
M. Delohen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 17 octobre 2023.
Le rapporteur,
D. DELOHENLe président,
C. CANTIE
La greffière,
F. MERLET
La République mande et ordonne à la ministre de la culture, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
F. MERLET
No 2002250
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026