mercredi 16 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2002541 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SCHAUTEN |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée, sous le numéro 2002541, le 4 mars 2020, Mme B D née A, représentée par Me Schauten, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 mars 2019 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans le même délai et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant
à travailler dans l'attente de ce réexamen ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué n'est pas suffisamment motivé en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il faut valoir que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 juin 2020.
II. Par une requête enregistrée le 15 septembre 2021 sous le numéro 2110287, Mme B D née A, représentée par Me Schauten, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans le même délai et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant
à travailler dans l'attente de ce réexamen ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus du titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6, 5° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur d'appréciation ;
S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle relève de façon erronée qu'elle s'est soustraite à une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre en juin 2017 ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est privée de base légale en raison en particulier de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 janvier 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante algérienne née le 6 novembre 1973, est entrée en France le 10 septembre 2014, selon ses déclarations, sous couvert d'un visa de court séjour, valable du 25 août 2014 au 20 février 2015, pour une durée de 30 jours. Un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français a été pris à son encontre le 19 juin 2017. Le 30 octobre 2018, la requérante a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 5 mars 2019, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté cette demande. L'intéressée a alors sollicité son admission au séjour sur le fondement des stipulations de l'article 6, 5° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ou des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 1er juillet 2021, le préfet a rejeté cette demande, a obligé Mme D de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque ce délai sera expiré.
2. Les requêtes nos 2002541 et 2110287 sont présentées par la même personne et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
Sur les décisions portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, les arrêtés attaqués comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions portant refus d'admission au séjour de la requérante. Il en résulte que ces décisions sont suffisamment motivées, notamment en fait, alors même que le refus d'admission exceptionnelle au séjour du 5 mars 2019 ne fait pas état du séjour en France d'un frère et d'une sœur de l'intéressée.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment de la motivation des arrêtés attaqués que le préfet a procédé à un examen de la situation particulière de la requérante.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. () ".
6. D'une part, cet article, qui porte sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaires prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, n'institue ainsi pas une catégorie de titres de séjour distincte, mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. La délivrance d'un titre en application de ces dispositions ne procède pas d'un droit encadré par des dispositions législatives ou internationales mais procède du pouvoir gracieux de régularisation reconnu à l'autorité administrative. Par suite, le refus de délivrance d'un titre de séjour sur ce fondement est soumis au juge de l'excès de pouvoir dont le contrôle restreint ne porte que sur l'erreur manifeste d'appréciation qui aurait pu être commise par l'autorité administrative. D'autre part, cet article, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoit pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
7. La requérante se prévaut, uniquement à l'encontre du refus d'admission exceptionnelle au séjour du 5 mars 2019, au titre de la vie privée et familiale, d'un séjour en France de près de cinq années à la date de ce refus et de la présence dans ce pays d'un frère en situation régulière et d'une sœur de nationalité française, ainsi que du mariage célébré le 5 mars 2016 avec un ressortissant français, qui est décédé le 7 juillet 2018. Toutefois, à cette date, elle était veuve, sans enfant et faisait l'objet d'une mesure d'éloignement tandis que ce frère et cette sœur vivaient dans d'autres départements français qu'elle-même. Il ne ressort pas, de plus, des pièces du dossier qu'elle était dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu durant 40 ans et où résident notamment ses parents, un frère et une sœur. Ainsi, les éléments que fait valoir la requérante ne sont pas de nature à établir l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et en tout état de cause, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas méconnu ces dispositions, en rejetant sa demande, le 5 mars 2019, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions. Le préfet n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de ce refus de séjour sur sa situation personnelle.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ".
9. D'une part, pour les mêmes raisons que celles exposées au point 7, la décision du 5 mars 2019 refusant d'admettre Mme D au séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise.
10. D'autre part, eu égard à ce qui a été exposé au point 7, la seule circonstance que l'intéressée a séjourné en France près de sept années, en s'y maintenant en situation irrégulière, ne permet pas d'établir que le préfet aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou de l'article 6.5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en rejetant, par son arrêté du 1er juillet 2021, sa demande d'admission au séjour ou entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 3, la décision portant refus d'admission au séjour du 1er juillet 2021 est motivée. Dès lors, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français est, en conséquence, également motivée.
12. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour du 1er juillet 2021 n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, Mme D n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 10 du présent jugement, la décision attaquée ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations.
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
14. En vertu des dispositions combinées des articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire lorsque l'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement.
15. Au cas présent, il ressort des pièces du dossier que, comme l'administration l'a relevé pour refuser d'octroyer à la requérante un délai de départ volontaire, celle-ci n'a pas exécuté la mesure d'éloignement dont elle a fait l'objet le 19 juin 2017 et s'y est donc soustraite. En se bornant à faire valoir qu'elle n'a reçu aucune convocation en vue de la mise en exécution de cette mesure, qu'elle a une adresse stable connue de l'administration et qu'elle n'a aucune intention de fuir, l'intéressée ne conteste pas utilement le bienfondé du motif de la décision attaquée. Les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation qu'elle soulève ne peuvent dès lors qu'être écartés.
Sur les décisions fixant le pays de destination :
16. L'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, Mme D n'est dès lors pas fondée à exciper de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de Mme D doivent être rejetées en toutes leurs conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D née A, à Me Schauten et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 2 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Catroux, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2022.
Le rapporteur,
X. C
La présidente,
M. E
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière, 2110287
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026