mercredi 8 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2002646 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | KADDOURI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 et 13 mars 2020, M. C B, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :
A titre principal :
1°) de renvoyer devant une formation collégiale du tribunal les conclusions à fin d'annulation de la décision du 10 décembre 2019, par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ainsi que les conclusions à fin d'injonction afférentes ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2019 du préfet de Maine-et-Loire en tant qu'il l'oblige à quitter le territoire français sans délai et fixe le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
3°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet de Maine-et-Loire l'a assigné à résidence dans la commune d'Angers, pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation de séjour et de travail en attendant qu'il soit statué à nouveau sur sa demande ;
A titre subsidiaire :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2019 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire sans délai à compter de la notification de l'arrêté, et a fixé le pays d'origine comme pays de destination ;
2°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet de Maine-et-Loire l'a assigné à résidence dans la commune d'Angers, pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation de séjour et de travail en attendant qu'il soit statué à nouveau sur sa demande.
En tout état de cause :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- les conclusions à fin d'annulation de la décision contestée relèvent d'une formation collégiale ;
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- le préfet a entaché la décision contestée d'une erreur d'appréciation et a méconnu l'article L. 313-11 (6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement, alors qu'il contribue à l'entretien et l'éducation de son fils et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation ;
- le refus de titre contesté méconnaît les stipulations de l'article 3-1 et de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- l'illégalité du refus de titre de séjour entache d'illégalité la décision contestée ;
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle ;
- la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- l'illégalité de la mesure d'éloignement entache d'illégalité la décision contestée ;
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision contestée méconnaît les dispositions du II alinéa 3 1° de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- l'illégalité de la mesure d'obligation de quitter le territoire entache d'illégalité la décision contestée.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- l'illégalité de la mesure d'éloignement entache d'illégalité la décision contestée ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2020, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mars 2020.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 28 novembre 1986, connu par l'administration sous au moins quatre identités différentes, est entré irrégulièrement en France en mai 2009. Il a obtenu la délivrance d'un titre de séjour, en tant que parent d'un enfant français, valable jusqu'au 17 avril 2017. La consultation par les services préfectoraux du fichier du traitement des antécédents judiciaires a révélé que l'intéressé a fait l'objet de signalements, dont cinq depuis janvier 2018, pour des faits de violence, de vol et d'escroquerie. Le 20 octobre 2017, l'intéressé a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du
1er septembre 2018, le préfet de Maine-et-Loire a refusé le renouvellement du titre de séjour sollicité par M. B, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé son pays d'origine comme pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. Cet arrêté a été annulé par le tribunal, lequel a enjoint au préfet de Maine-et-Loire de procéder à un nouvel examen de la situation de M. B. En exécution de cette injonction, le préfet de Maine-et-Loire a, par un arrêté du 10 décembre 2019, de nouveau, refusé la délivrance du titre de séjour sollicité par M. B, a obligé l'intéressé à quitter le territoire sans délai et a fixé la Tunisie comme pays de destination. Par un second arrêté du même jour, le préfet de Maine-et-Loire a assigné
M. B à résidence dans la commune d'Angers, pour une durée de quarante-cinq jours. M. B demande au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés.
2. Par un jugement du 19 mars 2020, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 10 décembre 2019 du préfet de Maine-et-Loire en tant qu'il oblige M. B à quitter le territoire sans délai, à destination de la Tunisie, et l'arrêté du même jour par lequel il a été assigné à résidence.
3. Il a, par ailleurs, renvoyé les conclusions à fin d'annulation présentées par l'intéressé dirigées contre la décision du 10 décembre 2019 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour devant une formation collégiale du tribunal, laquelle y statue par le présent jugement.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
4. Par décision du 9 mars 2020, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions aux fins d'annulation du refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, il ressort de la décision attaquée que celle-ci vise notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont le préfet a fait application. Elle mentionne par ailleurs les éléments tirés de la situation personnelle et familiale du requérant. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 311-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () / 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée () ".
7. Il est constant que M. B est père d'un enfant français prénommé A, né le 5 janvier 2015, de son union avec Mme D, ressortissante française dont, à la date de la décision attaquée il était séparé et en cours de divorce. Le jeune A a été placé en famille d'accueil à la suite du jugement d'assistance éducative du 11 juillet 2017. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du jugement en assistance éducative du tribunal pour enfants d'Angers du 26 juin 2019 que M. B, en dépit d'une suspension temporaire des visites qui lui avaient été accordées par jugement du 26 juin 2018, a, de nouveau, sollicité et obtenu un droit de visite à l'égard de l'enfant et d'hébergement un week-end sur deux, en dehors des périodes de vacances scolaires et durant les grandes vacances, et la moitié des petites vacances, avec maintien de l'accompagnement éducatif par un technicien d'intervention sociale et familiale (TISF). Le juge pour enfants relève toutefois dans sa décision du 26 juin 2019, qu'au cours du mois de janvier 2019, les services de l'aide sociale ont relevé des signes de mal-être de l'enfant à l'égard du père, en amont des visites, l'enfant cherchant à se cacher derrière l'assistante familiale pour ne pas voir son père, et qu'au retour des visites, l'enfant était fatigué et faisait état de craintes à l'égard de son père. S'il ressort du courriel rédigé le 6 mars 2020 par un référent de l'aide sociale à l'enfance que M. B exerçait ses droits de visite et d'hébergement et était investi dans la relation à son fils, ce document est toutefois postérieur à la décision litigieuse, et ne peut donc que rester sans incidence sur sa légalité. Dans ces conditions, le préfet de Maine-et-Loire a pu estimer, sans commettre d'erreur d'appréciation, que M. B ne remplissait pas les conditions posées par les dispositions du 6° de l'article L. 311-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Il résulte de l'instruction que le préfet de Maine-et-Loire aurait pu rejeter la demande de titre de séjour présenté par M. B en ne se fondant que sur ce motif.
9. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () "
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré irrégulièrement sur le territoire national en 2009 et qu'il s'est maintenu dans l'illégalité jusqu'à l'obtention d'un visa en 2015 et d'un premier titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". La communauté de vie avec son épouse s'est interrompue en 2015 et, à la date de la décision attaquée, le couple était en instance de divorce. L'enfant du couple a été placé en famille d'accueil depuis 2015. Dans ces conditions, et compte tenu de ce qui a été rappelé au point 7 du jugement, l'intéressé ne peut justifier de liens familiaux intenses, anciens et stables sur le territoire national. En outre, M. B ne démontre pas une intégration sociale et professionnelle significative. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation.
11. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant: " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants () l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. / () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
12. En l'espèce, il ressort de ce qui a été exposé au point 7 que M. B ne démontre pas l'intensité et la stabilité de ses liens avec son fils, lequel fait l'objet de placement en famille d'accueil par mesures d'assistance éducative, régulièrement renouvelées. Au regard de l'ensemble de ces éléments, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
13. En cinquième et dernier lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, relatif aux droits de l'enfant dont les parents sont séparés, qui créent seulement des obligations entre Etats sans ouvrir de droits à leurs ressortissants.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Kaddouri et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2023.
Le rapporteur,
Y. E
La présidente,
C. LOIRAT
La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2002646
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026