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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2004542

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2004542

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2004542
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation12eme chambre
Avocat requérantBARDOUL

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Sous le numéro 2004542, par une requête enregistrée le 27 avril 2020, M. D E, représenté par Me Bardoul, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par la présidente de Nantes Métropole sur sa demande du 28 janvier 2020 tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie ;

2°) d'enjoindre à la présidente de Nantes Métropole de reconnaitre l'imputabilité au service de sa maladie dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de Nantes Métropole le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis de la commission de réforme n'a pas été recueilli ;

- en sa qualité de fonctionnaire stagiaire, il pouvait prétendre au bénéfice des dispositions ouvrant droit à la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie contractée par un agent ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2022, Nantes Métropole conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que M. E lui verse une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- par une décision du 16 mars 2020, elle a statué sur la demande présentée par M. E par courrier du 28 janvier 2020, laquelle n'a donc fait naitre aucune décision implicite, de sorte que les conclusions dirigées contre cette décision implicite étaient dépourvues d'objet dès l'introduction de la requête et, par suite, irrecevables ;

- les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Par un courrier du 3 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. E dirigées contre la décision implicite de rejet de sa demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie, qui doivent être regardées comme ayant perdu leur objet dès lors que Nantes Métropole a produit, avec son mémoire en défense enregistré le 18 janvier 2022, sa décision du 16 mars 2020 par laquelle elle a expressément rejeté cette demande.

II. Sous le numéro 2005089, par une requête enregistrée le 20 mai 2020, M. D E, représenté par Me Bardoul, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 mars 2020 par laquelle la présidente de Nantes Métropole a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie ;

2°) d'enjoindre à la présidente de Nantes Métropole de reconnaitre l'imputabilité au service de sa maladie dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;

3°) de mettre à la charge de Nantes Métropole le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis de la commission de réforme n'a pas été recueilli préalablement à son édiction ;

- en sa qualité de fonctionnaire stagiaire, il pouvait prétendre au bénéfice des dispositions ouvrant droit à la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie contractée par un agent ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2022, Nantes Métropole conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- elle est revenue sur sa décision du 16 mars 2020 et a finalement accepté d'instruire la demande de M. E, ce dont elle l'a informé par une décision du 21 juillet 2020, de sorte que les conclusions dirigées contre dirigées contre la décision du 16 mars 2020 ont perdu leur objet et sont, par suite, irrecevables ;

- les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Par un courrier du 3 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. E dirigées contre la décision du 16 mars 2020, qui doit être regardée comme ayant été, par la décision de la présidente de Nantes Métropole du 3 juin 2021, retirée et remplacée par une décision de même portée.

III. Sous le numéro 2108722, par une requête enregistrée le 3 août 2021, M. D E, représenté par Me Bardoul, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 3 juin 2021 par laquelle la présidente de Nantes Métropole a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie ;

2°) d'enjoindre à la présidente de Nantes Métropole de reconnaitre l'imputabilité au service de sa maladie dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;

3°) de mettre à la charge de Nantes Métropole le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'aucun spécialiste de sa pathologie n'a siégé au sein de la commission de réforme qui a examiné sa situation le 22 avril 2021 ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'autrice de la décision attaquée s'est estimée liée par l'avis de la commission de réforme ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2022, Nantes Métropole conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que M. E lui verse une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Cordrie,

- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique,

- les observations de Me Geffroy, substituant Me Bardoul, représentant M. E.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2004542, 2005089 et 2108722 concernent la situation d'un même agent et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.

2. M. E a été nommé adjoint technique territorial stagiaire à compter du 1er avril 2018 et affecté aux fonctions d'opérateur au centre de supervision urbain au sein de la direction de la tranquillité publique de Nantes Métropole. Par un arrêté du 21 mars 2019, la présidente de Nantes Métropole a mis fin au stage du requérant à compter du 4 mai 2019 et l'a radié des effectifs à compter cette même date. Par un courrier du 28 janvier 2020, il a demandé à la présidente de Nantes Métropole de reconnaitre l'imputabilité au service des congés de maladie qui lui ont été accordés du 17 au 24 octobre 2018, du 31 octobre au 14 novembre 2018, du 19 au 26 novembre 2018, du 5 au 25 février 2019 et du 13 mars au 13 avril 2019 en raison du syndrome d'épuisement professionnel et du syndrome anxio-dépressif qu'il a developpés. Sa demande a été rejetée par une décision du 16 mars 2020, sans saisir la commission de réforme, au motif de la radiation de M. E des effectifs de la métropole à compter du 4 mai 2019. Postérieurement à cette décision, la présidente de Nantes Métropole a toutefois repris l'instruction de la demande de M. E et a saisi la commission de réforme, qui a, lors de sa réunion du 22 avril 2021, rendu un avis défavorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service de la maladie de l'intéressé. Par une décision du 3 juin 2021, la présidente de Nantes Métropole a de nouveau rejeté la demande de M. E. Par sa requête n° 2004542, le requérant demande l'annulation de la décision par laquelle sa demande du 28 janvier 2020 aurait fait l'objet d'un rejet implicite. Par sa requête n° 2005089, il demande l'annulation de la décision du 16 mars 2020. Enfin, par sa requête n° 2108722, il demande l'annulation de celle du 3 juin 2021.

Sur la requête n° 2004542 :

3. Si Nantes Métropole fait valoir qu'elle a statué sur la demande de M. E reçue le 31 janvier 2020 par une décision du 16 mars 2020, de sorte que les conclusions dirigées contre la décision implicite par laquelle la métropole aurait rejeté la demande de M. E étaient dépourvues d'objet dès l'introduction de sa requête et, par suite, irrecevables, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette décision avait effectivement été notifiée au requérant à la date du 27 avril 2020 à laquelle il a introduit sa requête. Dès lors, les conclusions de la requête n° 2004542 n'étaient pas, dès cette date, dépourvues d'objet. La fin de non-recevoir opposée par Nantes Métropole doit, par suite, être écartée. En revanche, Nantes Métropole a produit sa décision du 16 mars 2020 avec son mémoire en défense enregistré le 18 janvier 2022 dans le cadre de l'instance n° 2004542. Par suite, les conclusions de la requête n° 2004542 doivent être regardées comme ayant perdu leur objet en cours d'instance et il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

Sur la requête n° 2005089 :

4. Par sa décision de rejet du 3 juin 2021, la présidente de Nantes Métropole doit être regardée comme ayant procédé au retrait de la décision de rejet du 16 mars 2020 et comme l'ayant remplacée par une décision de même portée, de sorte qu'ainsi que le fait valoir Nantes Métropole, les conclusions de la requête n° 2005089, dirigées contre la décision du 16 mars 2020, ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. En revanche, la fin de non-recevoir opposée par Nantes métropole doit être écartée, cette perte d'objet étant intervenue postérieurement à l'introduction de la requête le 20 mai 2020.

Sur la requête n° 2108722 :

5. En premier lieu, par un arrêté du 21 juillet 2020, la présidente de Nantes Métropole a donné délégation à Mme A C, douzième vice-présidente chargée du personnel et signataire de la décision attaquée, à l'effet de signer les décisions relevant de son champ de compétence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 31 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, dans sa rédaction applicable au litige : " Une commission de réforme est constituée dans chaque département pour apprécier la réalité des infirmités invoquées, la preuve de leur imputabilité au service () ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " () / Cette commission comprend : / 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; / 2. Deux représentants de l'administration ; / 3. Deux représentants du personnel. () ".

7. Il résulte des dispositions de l'article 3 de l'arrêté précité que, dans le cas où il est manifeste, eu égard aux éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée par un agent est nécessaire pour éclairer l'examen de son cas, l'absence d'un tel spécialiste est susceptible de priver l'intéressé d'une garantie et d'entacher ainsi la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.

8. S'il est exact que la commission de réforme, lors de la séance du 22 avril 2021, ne comprenait pas de médecin spécialiste en psychiatrie, elle disposait du rapport d'expertise établi le 27 janvier 2021 par le Dr G, psychiatre, et a ainsi pu s'appuyer sur un avis récent d'un médecin spécialiste de la pathologie de M. E. Dès lors, la commission de réforme a pu estimer qu'elle était suffisamment éclairée par le contenu de cette expertise, sans que la présence d'un psychiatre soit nécessaire, de sorte que le requérant ne peut être regardé comme ayant été effectivement privé d'une garantie. Le moyen tiré du vice de procédure constitué par l'irrégularité de la composition de la commission de réforme doit, par suite, être écarté.

9. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que la présidente de Nantes Métropole se serait estimée liée par l'avis de la commission de réforme et aurait ainsi entaché sa décision d'une erreur de droit en refusant d'exercer sa compétence. Le moyen doit, par suite, être écarté.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction en vigueur à la date du 17 octobre 2018, à laquelle la pathologie en cause a été diagnostiquée, et par conséquent applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident (). / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales. () ".

11. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.

12. M. E soutient que la maladie dont il demande la reconnaissance de l'imputabilité au service a trouvé sa cause dans les critiques systématiques et les vexations dont il aurait fait l'objet de la part de sa hiérarchie, et en particulier de sa responsable hiérarchique directe, Mme F. Il fait par ailleurs valoir qu'il a été soumis à une surveillance constante de la part d'un autre encadrant, M. B, qui lui aurait adressé continuellement des remarques désobligeantes. Toutefois, il ne produit aucune pièce susceptible d'étayer ses allégations, si ce n'est le compte-rendu d'un entretien auprès de la cellule d'écoute et de traitement des discriminations de la métropole, qui se borne cependant à relater les dires de M. E, et dont ce dernier ne soutient pas qu'il aurait donné lieu à des démarches tendant à faire reconnaitre l'existence d'une situation de discrimination à son encontre. A titre d'exemple, s'il soutient que chacune des remarques désobligeantes de M. B aurait été suivie d'un courriel de la part de M. F, il ne produit aucun de ces courriels. Dès lors, l'existence de reproches systématiques de la part de ses supérieurs et d'une surveillance continue ne saurait être tenue pour établie. Au surplus, il ressort du compte rendu d'entretien professionnel de M. E du 5 décembre 2018, notamment, que ses écrits étaient jugés insatisfaisants, qu'il ne respectait pas les règles et consignes, qu'il s'opposait voire faisait preuve de désobéissance à l'égard de sa hiérarchie ou encore qu'il présentait des lacunes en matière de travail d'équipe. Or à supposer même que les critiques systématiques qu'il allègue puissent être tenues pour établies, aucune pièce du dossier ne permet de présumer que de telles critiques auraient présenté un caractère injustifié au regard de sa manière de servir ou excédé l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Ainsi, compte tenu de l'absence de tout élément probant au dossier susceptible d'établir l'existence de conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie de M. E, le moyen tiré de ce que la présidente de Nantes Métropole aurait méconnu les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 en refusant de reconnaitre l'imputabilité au service de cette maladie doit être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge Nantes Métropole, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. E demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. E le versement de la somme demandée par Nantes Métropole au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des requêtes nos 2004542 et 2005089.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes nos 2004542 et 2005089 est rejeté.

Article 3 : La requête n° 2108722 est rejetée.

Article 4 : Les conclusions présentées par Nantes Métropole sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et à Nantes Métropole.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gourmelon, présidente,

Mme Milin, première conseillère,

M. Cordrie, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

Le rapporteur,

A. CORDRIE

La présidente,

V. GOURMELONLa greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

2, 2005089, 210872

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