mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2004647 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Président 7 : Mme SPECHT - R. 222-13 |
| Avocat requérant | SELARL GILLES RENAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er mai 2020 et le 1er juin 2022, Mme A B, représentée par Me Porcher-Moreau, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'écarter des débats la pièce n° 3 produite par la commune de Nantes ;
2°) d'annuler le compte rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2019, notifié le 3 décembre 2019 ;
3°) d'enjoindre à la commune de Nantes de procéder à une nouvelle évaluation professionnelle au titre de l'année 2019, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Nantes une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
- la commune doit produire les pièces établissant les éléments invoqués dans le rapport destiné à la commission administrative paritaire ;
- les conclusions de la direction divergent de celles du supérieur hiérarchique, en particulier sur l'orientation de ses fonctions vers un poste d'expert, qui n'est pas envisagée par la direction ;
- le compte rendu d'entretien professionnel ne décline pas les éléments objectifs d'appréciation de chacun des critères d'évaluation des compétences professionnelles en méconnaissance des préconisations du guide pratique établi par le département des ressources humaines de la commune ; en l'espèce, aucun des indicateurs de chacun des critères d'efficacité n'est renseigné ni évalué par le supérieur hiérarchique ; cette carence met en doute la pertinence de l'appréciation du supérieur hiérarchique ;
- le compte rendu professionnel est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dans les trois items " efficacité dans l'emploi et réalisation des objectifs ", " qualités relationnelles " " capacités d'encadrement- expertise ", ainsi que dans l'appréciation générale et la tenue du poste ;
- ainsi l'appréciation " à améliorer " portée sur le critère de l' " efficacité dans l'emploi et réalisation des objectifs " est entaché de contradiction dès lors que l'évaluateur a mentionné que les objectifs techniques étaient globalement atteints ; les faits retenus de retard dans les prises de décisions ne sont pas établis, l'objectif du chantier " Botardière " n'existe pas et les reproches ajoutés dans le rapport à la commission administrative paritaire ne sont pas fondés et concernent des dossiers peu représentatifs des objectifs fixés ; elle a rempli les trois objectifs fixés et l'évaluation aurait donc dû se traduire par la case " conforme " cochée ; les éléments avancés par la commune ont été élaborés pour les besoins de la cause ; le courriel du 21 janvier 2020, obtenu en méconnaissance de l'obligation de loyauté, doit être écarté des débats, et concerne des chantiers achevés antérieurement à l'année 2019 ;
- s'agissant du critère " qualités relationnelles ", les reproches ne sont pas démontrés ; l'évaluation doit être requalifiée en " conforme " ; l'évaluation ne repose pas sur des éléments concrets objectifs et vérifiables ; les attestations produites confirment ses qualités relationnelles ;
- s'agissant du critère " capacités d'encadrement- expertise ", le grief fondé sur l'épuisement ou le renoncement de certains collaborateurs n'est pas établi ; l'appréciation sur les difficultés relationnelles et managériales sont subjectives et entachées d'erreur manifeste d'appréciation et est contredite par les attestations produites ;
- s'agissant de la formation, elle n'a pas bénéficié de l'accompagnement prévu en 2015, ni d'une assistance prolongée en 2016, ni du soutien de sa hiérarchie malgré ses alertes en 2019 ;
- la seconde partie du compte-rendu est en contradiction avec la modification de poste préconisée par le supérieur hiérarchique dès lors que les objectifs assignés pour l'année 2020 demeurent ceux de son poste actuel et que les perspectives d'amélioration du poste ne portent que sur l'amélioration de l'organisation du travail avec les assistantes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2022, la commune de Nantes conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de Mme B, la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Un mémoire complémentaire présenté par la commune de Nantes a été enregistré le 3 juin 2022 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Specht, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Specht, magistrate désignée ;
- les conclusions de M. Boumendjel, rapporteur public ;
- et les observations de Me Porcher-Moreau, représentant Mme B, en présence de cette dernière.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ingénieure territoriale principale, a exercé, jusqu'au 31 août 2021, au sein du service des espaces verts et de l'environnement (SEVE) de la direction du département " proximité et territoires " de la ville de Nantes, les fonctions de responsable de territoire. Par une lettre du 16 décembre 2019, elle a saisi la maire de Nantes d'une demande de révision du compte rendu d'entretien professionnel effectué au titre de l'année 2019, notifié le 3 décembre 2019. Après une vaine tentative de médiation interne le 28 janvier 2020, Mme B a saisi la commission administrative paritaire (CAP) d'une demande de révision de son compte rendu d'entretien professionnel de l'année 2019. A l'issue de sa séance du 6 février 2020, la commission administrative paritaire a émis un avis défavorable à la demande de révision. Par une décision du 2 mars 2020, l'adjointe déléguée aux ressources humaines a rejeté la demande de révision du compte rendu d'entretien professionnel présentée par Mme B. Par sa requête, Mme B, doit être regardée comme demandant l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions tendant à ce qu'une pièce produite en défense soit écartée des débats :
2. Mme B demande au tribunal d'écarter des débats la pièce n° 3 produite par la commune, qui porte sur une attestation établie par un agent du département citoyenneté, vie sociale et territoires, relative à la perception du comportement de Mme B dans la gestion de certains projets de travaux, au motif que cette pièce aurait été obtenue en méconnaissance de l'obligation de loyauté qui s'impose à tout employeur public. Toutefois, la circonstance que cette attestation, qui est versée au débat contradictoire, a été établie à la demande de la commune ne saurait, à elle seule, révéler un manquement de la commune à son obligation de loyauté. Par suite, la demande de la requérante doit être rejetée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. Aux termes de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur, dont les dispositions sont reprises, depuis le 1er mars 2022 à l'article L. 521-1 du code général de la fonction publique : " Les notes et appréciations générales attribuées aux fonctionnaires et exprimant leur valeur professionnelle leur sont communiquées. / Les statuts particuliers peuvent ne pas prévoir de système de notation ". Aux termes de l'article 76 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors en vigueur dont les dispositions sont reprises, depuis le 1er mars 2022 aux article L. 521-1 à L. 521-5 du code général de la fonction publique : " L'appréciation, par l'autorité territoriale, de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct qui donne lieu à l'établissement d'un compte rendu / (). / Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article ". Aux termes de l'article 2 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux : " Le fonctionnaire bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à compte rendu. Cet entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct () ". L'article 3 du même décret dispose que : " L'entretien professionnel porte principalement sur : 1° Les résultats professionnels obtenus par le fonctionnaire () ; 2° Les objectifs assignés au fonctionnaire pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels () ; 3° La manière de servir du fonctionnaire ; 4° Les acquis de son expérience professionnelle ; 5° Le cas échéant, ses capacités d'encadrement ; 6° Les besoins de formation du fonctionnaire () ; 7° Les perspectives d'évolution professionnelle du fonctionnaire en termes de carrière et de mobilité. L'agent est invité à formuler, au cours de cet entretien, ses observations et propositions sur l'évolution du poste et le fonctionnement du service ". Aux termes de l'article 4 du même décret : " Les critères à partir desquels la valeur professionnelle du fonctionnaire est appréciée, au terme de cet entretien, sont fonction de la nature des tâches qui lui sont confiées et du niveau de responsabilité assumé. Ces critères, fixés après avis du comité technique, portent notamment sur : 1° Les résultats professionnels obtenus par l'agent et la réalisation des objectifs ; 2° Les compétences professionnelles et techniques ; 3° Les qualités relationnelles ; 4° La capacité d'encadrement ou d'expertise ou, le cas échéant, à exercer des fonctions d'un niveau supérieur ". Enfin, aux termes de l'article 5 du même décret : " Le compte rendu de l'entretien, établi et signé par le supérieur hiérarchique direct, comporte une appréciation générale littérale exprimant la valeur professionnelle du fonctionnaire au regard des critères fixés à l'article 4. ".
4. Le compte rendu d'entretien professionnel contesté par Mme B, établi au titre de l'année 2019, fait apparaitre que si le critère " compétences professionnelles et techniques " a été évalué comme " conforme ", les critères de l'" efficacité dans l'emploi et réalisation des objectifs ", des " qualités relationnelles " ont été évalués comme " à améliorer " et le critère des " capacités d'encadrement-expertise " a été évalué " insuffisant ". L'appréciation générale figurant dans ce compte rendu comporte la case cochée " tenue de poste à améliorer ", cette appréciation étant explicitée par un commentaire circonstancié du directeur du département.
5. En premier lieu, ainsi que le relève en défense la commune, il ressort des termes du compte-rendu d'entretien professionnel en litige que la valeur professionnelle de Mme B a été régulièrement appréciée au regard des critères prévus par les dispositions précitées de l'article 4 du décret du 16 décembre 2014. Le moyen tiré de ce que le compte rendu de l'entretien professionnel ne décline pas les éléments d'appréciation de chacun des critères d'appréciation proposés par le " guide pratique de l'entretien professionnel ", document interne établi par la direction des ressources humaines de la commune, doit être écarté comme inopérant.
6. En deuxième lieu, s'agissant du critère de l'" efficacité dans l'emploi et réalisation des objectifs ", les objectifs fixés pour l'année 2019 ont été évalués comme " partiellement atteints " et l'appréciation littérale mentionne " bonne efficacité dans le conduite des chantiers du territoire néanmoins des difficultés dans la tenue des délais et des engagements avec certains partenaires extérieurs " qui sont cités . Mme B conteste les faits, soutient que les trois chantiers mentionnés comme objectifs de l'année ont été réalisés et produit de nombreux échanges de courriels pour chacun des chantiers relevés par la commune comme ayant subi des retards. Il ressort toutefois des pièces du dossier et notamment du rapport du supérieur hiérarchique de la requérante à destination de la commission administrative paritaire, qui illustre l'appréciation portée avec quatre exemples de chantiers, que, si les chantiers mentionnés dans les objectifs de l'agent ont été réalisés, trois autres chantiers mentionnés par la commune, quelle que soit leur importance financière, ont subi des retards imputables à Mme B en sa qualité de responsable de territoire. La circonstance que pour l'un de ces chantiers, le retard serait imputable à un technicien placé sous la responsabilité de la requérante est sans incidence sur le constat. L'appréciation littérale qui relève que les objectifs techniques ont été globalement atteints ne saurait signifier que tous les objectifs ont été atteints. Dès lors, cette appréciation littérale n'est pas entachée de contradiction avec l'appréciation " à améliorer ". Par suite, la commune n'a pas commis d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation sur ce critère
7. En troisième lieu, en ce qui concerne le critère des " qualités relationnelles ", le compte rendu d'entretien a retenu l'appréciation " à améliorer " et l'appréciation littérale mentionne que si Mme B a démontré de bonnes aptitudes dans l'accueil des délégations et dans la promotion de la ville, des difficultés sont relevées dans la capacité à se positionner dans les échanges interpersonnels. La communication de la requérante est qualifiée de " parfois confuse ou difficilement accessible. Synthèse difficile ". Il ressort des pièces du dossier que les comptes rendus d'entretien professionnel des années 2018, 2017 et 2016 faisaient déjà état de la nécessité pour Mme B d'améliorer ses qualités relationnelles. Si Mme B produit des attestations établies par des agents extérieurs au service et du service ne faisant état d'aucune difficulté relationnelle avec l'intéressée, il ressort toutefois des pièces produites et notamment du rapport du responsable hiérarchique de la requérante destiné à la commission administrative paritaire et d'un courriel du 5 juin 2020 du nouveau directeur du service que les relations de travail avec la requérante sont empreintes de difficulté avec certains interlocuteurs, en particulier les techniciens placés sous son autorité, qui relèvent un manque de prise de décision, une absence de consigne claires et des demandes de travail dans l'urgence, ainsi qu'avec une équipe de projet. Si la requérante souligne que le courrier commun du 19 décembre 2019 produit par la commune, rédigé par quatre techniciens du service ne concerne que deux personnes en poste en 2019, dont le technicien à qui elle a reproché des retards dans son travail, les deux autres personnes n'étant plus sous son autorité, cette circonstance n'est pas de nature à remettre en cause les constats relevés, qui avaient déjà justifié une appréciation nuancée sur ce critère les années précédentes. Il ressort également des pièces du dossier que, pour pallier les difficultés rencontrés dans la communication avec la requérante, le directeur du service a désigné, depuis 2018, à la demande d'interlocuteurs d'autres services, la responsable du bureau d'études pour venir en soutien de la requérante dans la gestion d'un projet relatif au territoire sous sa responsabilité. Par suite, l'appréciation littérale, fondée sur des éléments précis contrairement à ce que soutient la requérante, ainsi que l'appréciation " à améliorer " ne sont entachées ni d'erreur de fait, ni d'erreur manifeste d'appréciation.
8. En quatrième lieu, en ce qui concerne le critère " capacités d'encadrement-expertise ", le compte rendu d'entretien a retenu l'appréciation " insuffisant " et l'appréciation littérale mentionne une " solide expertise technique cependant les difficultés d'encadrement perdurent malgré une réelle volonté de progresser et un accompagnement managérial régulier. Les relations avec ses collaborateurs se détériorent d'année en année avec l'épuisement ou le renoncement constaté chez plusieurs d'entre eux (assistantes, agents de maîtrise, techniciens territoriaux). ".
9. Mme B soutient que les relations difficiles avec ses collaborateurs ne concernent qu'un technicien, que la défiance exprimée par deux techniciens qui ont soutenu le comportement d'un agent qui a agressé verbalement une agente ne saurait révéler de carence de sa part et que les attestations produites témoignent de ses capacités d'encadrement. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les comptes rendus d'entretien professionnel des années 2018, 2017 et 2016 faisaient déjà état de la nécessité pour Mme B d'améliorer le management et que le responsable hiérarchique de l'intéressée a relevé en 2019 une posture inadaptée en réunions internes du service, notamment dans une réunion du 20 juin 2019 consacrée en partie aux difficultés managériales des responsables d'équipe, durant laquelle la requérante s'est isolée en bordure de salle et n'a pas pris part aux discussions, ainsi qu'à l'occasion d'une réunion importante en octobre 2019, rassemblant l'ensemble de l'encadrement du service consacrée à l'évolution de l'organisation du service et s'étendant sur une journée, que Mme B a quitté en début d'après-midi pour privilégier sa présence à un conseil d'administration d'une association professionnelle des responsables des parcs et jardins en milieu urbain, son choix révélant une erreur d'appréciation des priorités de son poste. Il est également relevé, ainsi qu'il a été dit au point précédent, des difficultés de communication avec les équipes sous sa responsabilité, et un manque de prise de décision. Enfin, le supérieur hiérarchique de la requérante relève également les difficultés de travail de la requérante avec son assistante, qui a fait état d'une incompréhension du mode de fonctionnement, d'organisation et de communication de la requérante. Si Mme B produit un échange de message avec son assistante, empreint de cordialité, cet échange, daté d'août 2021, postérieurement à la décision attaquée, est relatif à l'invitation, par Mme B, à un moment de convivialité marquant son départ, qui est poliment déclinée par l'assistante, et n'est pas de nature à remettre en cause les constats effectués. Par suite, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, l'appréciation littérale, ainsi que l'appréciation " à améliorer " ne sont entachées ni d'erreur de fait, ni d'erreur manifeste d'appréciation.
10. En dernier lieu, la circonstance que les objectifs assignés à la requérante pour l'année 2020 demeurent ceux de son poste actuel sans mention de modification de poste et que dans son appréciation générale, le supérieur hiérarchique direct suggère d'étudier un poste recentré sur le champ de l'expertise, ne révèle pas de contradiction. Il en est de même de la circonstance que l'évaluation de synthèse du directeur du département territoires et proximité ne reprend pas expressément cette suggestion de modification de poste.
11. Il résulte de tout ce qui précède que l'évaluation professionnelle de Mme B n'est pas entachée d'erreur de fait et ne procède pas d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa manière de servir. Les conclusions aux fins d'annulation du compte rendu d'entretien professionnel de l'année 2019 sont rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation du compte rendu d'entretien professionnel de l'année 2019 n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par Mme B sont rejetées.
Sur les frais de l'instance :
13. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Nantes, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme que demande Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. D'autre part, les conclusions présentées par la commune de Nantes sur le même fondement alors qu'elle n'a pas eu recours au ministère d'un avocat et ne justifie pas avoir exposé de frais, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Nantes sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Nantes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
La magistrate désignée,
F. SPECHT La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026