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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2004826

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2004826

jeudi 25 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2004826
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantDE BAYNAST

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 mai 2020 et 3 novembre 2023, M. F E, représenté par Me de Baynast, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la délibération du 26 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays des Achards a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat (PLUiH) ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler cette délibération en tant qu'elle classe :

- sur le territoire de la commune des Achards, en zone UB, les parcelles cadastrées section ZN nos 148, 147, 22, 41, 42, 43 et 24 et, en zone AUba, les parcelles ZN nos 21 et 23 ;

- sur le territoire de la commune de Saint-Julien-des-Landes, en zone AUb, les parcelles cadastrées section B nos 468, 469, 470, 471, 472, 473, 475, 476 et 1227 ;

- sur le territoire de la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux, en zone 2AU, les parcelles cadastrées section AC nos 54, 55, 56 et 57 et, en zone AUb, les parcelles cadastrées section B nos 1346, 1344 et 1341 et la partie ouest de la parcelle cadastrée section A n° 1031 ;

- sur le territoire de la commune du Girouard, en zone UB, les parcelles cadastrées section C nos 699, 700, 701, 703, 704, 705 et 1374 et, en zone 2AU, les parcelles cadastrées section C nos 1137, 1356 et 1362 ;

- sur le territoire de la commune de Nieul-le-Dolent, en zone AUb, les parcelles cadastrées section ZP nos 150, 5 et 6 et ZD n° 208 ;

- sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, en zone UB, les hameaux de la Michelinère et de la Godinière ainsi que les parcelles cadastrées section AA nos 109, 108, 107, les parcelles cadastrées section D nos 1614, 2142, 2144, 2133, 2132, 2141, 2130, 2129, 2128, 2134, 2135, 1615, 2136, et 2208, et en zone AUb, les parcelles cadastrées section A nos 783, 781, 893 et 134 et les parcelles cadastrées section D nos 2092, 2105, 1701, 1313 et 2008 ;

- sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone UB, les parcelles cadastrées section AC nos 54, 55, 56, 57, 67, 66, 65, 61, 60, 203, 62, 63, 64, les parcelles cadastrées section AD nos 261, 262, 377, 378, 160, 264, les parcelles cadastrées section ZI nos 112, 141, 140, 115, 139, 116 et 117, les parcelles cadastrées section YD nos 9, 10, 11, 51, 50, 13, 73, 74 et 72, les parcelles cadastrées section AC nos 156, 157, 171, 172, 155, 154, 278, 277, 150, 149, 148 et 145, et, en zone AUb, les parcelles cadastrées section AD n° 260, les parcelles cadastrées section ZI nos 113, 159, 163, 158 et 118 et les parcelles cadastrées section YI nos 130, 131 et 31 ;

3°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays des Achards une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Il soutient, à titre principal, que :

- la délibération attaquée méconnaît les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la consultation des communes membres sur le projet de plan arrêté n'est pas requise par le code de l'urbanisme ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 103-3 et L. 103-6 du code de l'urbanisme ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 123-5 et R. 123-4 du code de l'urbanisme ; la circonstance que M. B, membre de la commission d'enquête, exerçait également les fonctions de directeur des services techniques de la communauté d'agglomération " Les Sables d'Olonne Agglomération " crée une situation de conflit d'intérêts ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 153-8 du code de l'urbanisme dès lors que le dossier d'enquête publique ne comprenait pas l'avis du comité régional de l'habitat et de l'hébergement ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 123-19 du code de l'environnement ;

- elle est entachée d'un détournement de procédure ; la commune de Sainte-Flaive-des-Loups a présenté des observations lors de l'enquête publique, ce qui a privé d'effet utile son avis émis en application de l'article R. 153-5 du code de l'urbanisme, a constitué une nuisance à l'information du public et a eu une incidence sur la délibération d'approbation du document d'urbanisme ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 153-43 du code de l'urbanisme ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone agricole, des parcelles cadastrées section YC n°2 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone UC, des parcelles cadastrées section ZI nos 98, 126, 96, 99, 100, 94, 93, 111, 45, 44, 43, 101, 102, 89 et des parcelles cadastrées section YC nos 36, 122, 88, 89 et 33 comprises dans le hameau G est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Il soutient, à titre subsidiaire, que :

- le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone agricole, des parcelles cadastrées section YC nos 37 et 38 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune des Achards, en zone UB, des parcelles cadastrées section ZN nos 148, 147, 22, 41, 42, 43 et 24 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune des Achards, en zone AUba, des parcelles cadastrées section ZN nos 21 et 23 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-des-Landes, en zone AUb, des parcelles cadastrées section B nos 468, 469, 470, 471, 472, 473, 475, 476 et 1227 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux, en zone 2AU, des parcelles cadastrées section AC nos 54, 55, 56 et 57 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux, en zone AUb, des parcelles cadastrées section B nos 1346, 1344 et 1341 et de la partie ouest de la parcelle cadastrée section A n° 1031 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone UB, des parcelles cadastrées section C nos 699, 700, 701 et 703 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone UB, des parcelles cadastrées section C nos 704, 705 et 1374 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone 2AU, des parcelles cadastrées section C nos 1137, 1356 et 1362 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone UB, des parcelles situées rue des Acacias est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Nieul-le-Dolent, en zone AUb, des parcelles cadastrées section ZP nos 150, 5 et 6 et de la parcelle cadastrée section ZD n° 208 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, en zone AUb, des parcelles cadastrées section A nos 783, 781, 893 et 134 et des parcelles cadastrées section D nos 2092, 2105, 1701, 1313 et 2008 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, en zone UB, des parcelles cadastrées section AA nos 109, 108 et 107 et des parcelles cadastrées section D nos 1614, 2142, 2144, 2133, 2132, 2141, 2130, 2129, 2128, 2134, 2135, 1615, 2136 et 2208 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, en zone UB, des hameaux de la Michelinière et de la Godinière est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone UB, du hameau de la Barre, des parcelles cadastrées section AC nos 54, 55, 56, 57, 67, 66, 65, 61, 60, 203, 62, 63, 64, des parcelles cadastrées section AD nos 261, 262, 377, 378, 160 et 264 et des parcelles cadastrées section ZI nos 112, 141, 140, 115, 139, 116 et 117 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone AUb, des parcelles cadastrées section AD n° 260 et des parcelles cadastrées section ZI nos 113, 159, 163, 158 et 118 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone AUb, des parcelles cadastrées section YI nos 130, 131 et 31 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone UB, des parcelles cadastrées section YD nos 9, 10, 11, 51, 50, 13, 73, 74 et 72 et des parcelles cadastrées section AC nos 156, 157, 171, 172, 155, 154, 278, 277, 150, 149, 148 et 145 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 6 mai 2022 et le 24 novembre 2023, la communauté de communes du Pays des Achards, représentée par Me Tertrais, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant.

Elle soutient que :

- la requête est tardive ;

- le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 123-19 du code de l'environnement est irrecevable au titre des dispositions de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Huet,

- les conclusions de Mme Diniz, rapporteure publique,

- les observations de Me de Baynast, représentant le requérant,

- et les observations de Me Tertrais, représentant la communauté de communes du Pays des Achards.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 18 janvier 2017, le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays des Achards a prescrit l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat. Par une délibération du 12 juin 2019, le conseil communautaire a arrêté le projet de plan local d'urbanisme intercommunal, qui a fait l'objet d'une enquête publique du 21 octobre au 22 novembre 2019. Par une délibération du 26 février 2020, le conseil communautaire a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat. M. F E demande au tribunal d'annuler cette délibération du 26 février 2020.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la consultation de SNCF Réseau :

2. Aux termes de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente mentionnée à l'article L.L. 153-8 prescrit l'élaboration du plan local d'urbanisme et précise les objectifs poursuivis et les modalités de concertation, conformément à l'article L. 103-3. / La délibération prise en application de l'alinéa précédent est notifiée aux personnes publiques associées mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9. () ". Aux termes de l'article L. 153-16 de ce code : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : / 1° Aux personnes publiques associées à son élaboration mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9 ; () ". Aux termes de l'article R. 153-4 du même code : " Les personnes consultées en application des articles L. 153-16 et L. 153-17 donnent un avis dans les limites de leurs compétences propres, au plus tard trois mois après transmission du projet de plan. / A défaut de réponse dans ce délai, ces avis sont réputés favorables ".

3. Aux termes de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction en vigueur depuis le 27 décembre 2019 : " L'Etat, les régions, les départements, les autorités organisatrices prévues à l'article L. 1231-1 du code des transports, les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de programme local de l'habitat, les collectivités territoriales ou les établissements publics mentionnés à l'article L. 312-3 du présent code, les établissements publics chargés d'une opération d'intérêt national ainsi que les organismes de gestion des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux sont associés à l'élaboration des schémas de cohérence territoriale et des plans locaux d'urbanisme dans les conditions définies aux titres IV et V. / Il en est de même des chambres de commerce et d'industrie territoriales, des chambres de métiers, des chambres d'agriculture et, dans les communes littorales au sens de l'article L. 321-2 du code de l'environnement, des sections régionales de la conchyliculture. Ces organismes assurent les liaisons avec les organisations professionnelles intéressées. / Il en est de même du gestionnaire d'infrastructure ferroviaire ayant au moins un passage à niveau ouvert au public dans l'emprise du schéma de cohérence territoriale ou du plan local d'urbanisme ".

4. Le requérant ne peut utilement se prévaloir de l'absence de notification de la délibération prescrivant l'élaboration du plan local d'urbanisme ainsi que de celle arrêtant le projet de plan local d'urbanisme " au gestionnaire d'infrastructure ferroviaire ayant au moins un passage à niveau ouvert au public dans l'emprise du schéma de cohérence territoriale ou du plan local d'urbanisme " mentionné au dernier alinéa de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme, ces dispositions, entrées en vigueur le 27 décembre 2019, n'étaient pas opposables à la communauté de communes du Pays des Achards eu égard à la date à laquelle l'élaboration du plan a été prescrite et eu égard à la date à laquelle le projet de plan a été arrêté. Le moyen est inopérant et ne peut donc qu'être écarté.

En ce qui concerne la consultation de communes membres après l'arrêt du projet de PLUiH :

5. Aux termes de l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable : " Lorsque l'une des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale émet un avis défavorable sur les orientations d'aménagement et de programmation ou les dispositions du règlement qui la concernent directement, l'organe délibérant compétent de l'établissement public de coopération intercommunale délibère à nouveau et arrête le projet de plan local d'urbanisme à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés ". L'article R. 153-5 du même code dispose que : " L'avis sur le projet de plan arrêté, prévu à l'article L. 153-15, est rendu dans un délai de trois mois à compter de l'arrêt du projet. En l'absence de réponse à l'issue de ce délai, l'avis est réputé favorable ".

6. Contrairement à ce que soutient le requérant, le code de l'urbanisme, notamment dans ses articles L. 153-15 et R. 153-5, prévoit que les communes membres émettent un avis, selon la procédure qu'il énonce, sur le projet de plan arrêté.

En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme :

7. Les dispositions de l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme, rappelées au point 5 du présent jugement, subordonnent l'intervention d'une nouvelle délibération et d'un nouvel arrêt du projet du PLUi à la majorité qualifiée à ce que l'avis défavorable émis par la commune consultée porte sur les orientations d'aménagement et de programmation ou les dispositions du règlement qui la concernent directement.

S'agissant de l'avis de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups :

8. Par une délibération du 11 juillet 2019, le conseil municipal de Sainte-Flaive-des-Loups a émis, à l'unanimité de ses membres, un avis favorable au projet de PLUiH du Pays des Achards. A cet égard, et ainsi qu'il en sera exposé au point 25 du présent jugement, les observations formulées par la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, recueillies pendant l'enquête publique qui a débuté le 21 octobre 2019, ne peuvent être regardées ni comme un avis émis en application de l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme, dès lors que lesdites observations n'ont pas le même objet ni la même portée que l'avis émis en application de l'article L. 153-15 dans un délai de trois mois à compter de l'arrêt du projet le 12 juin 2019, ni davantage, en tout état de cause, comme étant défavorables au projet de PLUiH.

S'agissant de l'avis de la commune du Girouard :

9. Il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 18 juillet 2019, le conseil municipal du Girouard a émis, à l'unanimité de ses membres, " un avis favorable () sur l'arrêt de projet du PLUiH du Pays des Achards ". La circonstance que le conseil municipal ait émis cet avis favorable " sous réserves que les modifications demandées () soient prises en compte lors de l'approbation du PLUiH " ne permet pas de regarder l'avis émis comme un avis défavorable au projet de PLUiH.

10. En tout état de cause, les deux réserves émises visent à corriger le périmètre de " la zone inondable de la Ciboule, qui recouvre actuellement une partie de la salle socio-culturelle et le château, suite à une mauvaise juxtaposition des cartes du cadastre " et à classer le hameau G en zone UC. D'une part, s'agissant de la première réserve exprimée, il ressort des pièces du dossier qu'elle porte sur la modification du périmètre de l'atlas des zones inondables. Alors que les atlas des zones inondables sont élaborés par les services de l'Etat, cette réserve est relative à des considérations étrangères aux dispositions énoncées par l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme dès lors qu'elle ne porte pas sur les orientations d'aménagement et de programmation ou sur les dispositions du règlement. D'autre part, s'agissant de la seconde réserve exprimée, il ressort des pièces du dossier que la demande de classement en zone UC du hameau G a été satisfaite au cours de l'élaboration ultérieure du projet de PLUiH. Dans ces conditions, et à supposer même que cette réserve puisse être regardée comme conditionnant le caractère favorable de l'avis émis sur le projet de PLUiH et comme impliquant que le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays des Achards délibère à nouveau sur le projet de plan local d'urbanisme intercommunal arrêté et l'adopte à la majorité des deux tiers, ce qui ne ressort pas des termes de la délibération du 18 juillet 2019 ainsi qu'il a été exposé au point 9 du présent jugement, cette réserve a eu un effet utile, si bien que, dans les circonstances de l'espèce, le vice résultant de l'absence de nouvelle délibération sur le projet de PLUiH arrêté n'aurait pas effectivement privé la commune du Girouard d'une garantie et aurait été sans incidence sur la légalité de la délibération finale d'approbation du PLUiH.

S'agissant de l'avis de la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux :

11. Par une délibération du 5 septembre 2019, le conseil municipal de Saint-Georges-de-Pointindoux a émis, à l'unanimité de ses membres, " un avis favorable au projet de PLUiH du Pays des Achards et [a] demandé la prise en compte de [diverses] évolutions ". Il ressort des termes de cette délibération et d'ailleurs de la suite de la procédure d'adoption du PLUiH que la demande ainsi exprimée ne peut être regardée comme formant une condition à laquelle est subordonnée le caractère favorable de cet avis.

S'agissant de l'avis de la commune des Achards :

12. Par une délibération du 16 septembre 2019, le conseil municipal des Achards a émis un avis favorable au projet de PLUiH du Pays des Achards.

13. Dès lors, il résulte de ce qui a été exposé aux points 7 à 12 du présent jugement que le moyen tiré du vice de procédure en raison de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 153-15 du code de l'urbanisme doit être écarté.

En ce qui concerne les modalités et le bilan de la concertation :

14. D'une part, aux termes de l'article L. 103-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige : " Les objectifs poursuivis et les modalités de la concertation sont précisés par : / () / 2° L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement public dans les autres cas ". Aux termes de l'article L. 600-11 de ce code : " Les documents d'urbanisme et les opérations mentionnées aux articles L. 103-2 et L. 300-2 ne sont pas illégaux du seul fait des vices susceptibles d'entacher la concertation, dès lors que les modalités définies aux articles L. 103-1 à L. 103-6 et par la décision ou la délibération prévue à l'article L. 103-3 ont été respectées. () ". Il résulte de ces dispositions que la légalité d'une délibération approuvant un plan local d'urbanisme ne saurait être contestée au regard des modalités de la concertation qui l'a précédée dès lors que celles-ci ont respecté les modalités définies par la délibération prescrivant l'élaboration de ce plan local d'urbanisme.

15. Par une délibération en date du 18 janvier 2017, la communauté de communes du Pays des Achards a prescrit l'élaboration de son PLUiH et a fixé les modalités de la concertation, lesquelles comprennent, notamment, la mise à disposition d'un registre d'observations dans chaque commune et au siège de la communauté de communes, l'organisation d'une exposition publique itinérante, la tenue de réunions publiques, la publication d'articles dans la presse ou dans les bulletins de la communauté de communes et des communes membres et sur le site internet de la communauté de communes ainsi que la création d'une adresse mail spécifique permettant au public d'adresser des remarques, questions ou contributions. Il ressort du document relatif au bilan de la concertation que le registre mis à disposition au siège de la communauté de communes et dans les mairies des communes membres a permis le recueil de dix observations, que la communauté de communes a organisé deux réunions publiques ayant regroupé 200 participants chacune, que de nombreux articles de presse ont été publiés, notamment sur le site internet de la communauté de communes et sur lequel entre 500 et 700 visites ont été comptabilisées pour chacune des actualités, que deux courriels ont été reçus sur l'adresse électronique dédiée, que vingt courriers ont été reçus au siège de la communauté de communes et qu'une exposition présentant les principaux éléments constitutifs du PLUiH a été organisée au siège de la communauté de communes et dans les mairies notamment des Achards, de Sainte-Flaive-des-Loups, de Nieul-le-Dolent et de Beaulieu-sous-la-Roche. Par ailleurs, des modalités de concertation supplémentaires ont été mises en œuvre, tenant notamment à l'organisation d'ateliers thématiques et de visites de terrain. Le requérant n'apporte pas le moindre élément de nature à remettre en cause l'exactitude de ces informations et ne démontre donc pas que les modalités de concertation initialement prévues n'auraient pas été respectées. Enfin, les modalités de la concertation respectant celles définies par la délibération du 18 janvier 2017, le requérant ne peut utilement soutenir qu'elles n'auraient pas permis une participation du public ou qu'elles seraient insuffisantes. En tout état de cause, il résulte de ce qui vient d'être dit que les modalités étaient suffisantes et ont mis à même le public de participer à l'élaboration du projet de PLUiH lors de la phase de concertation.

16. D'autre part, aux termes de l'article L. 103-6 du code de l'urbanisme : " A l'issue de la concertation, l'autorité mentionnée à l'article L. 103-3 en arrête le bilan. / Lorsque le projet fait l'objet d'une enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement, le bilan de la concertation est joint au dossier de l'enquête ".

17. Il ressort des termes mêmes de la délibération du conseil communautaire du 12 juin 2019 que le président de la communauté de communes a présenté le bilan de la concertation au conseil communautaire, que le conseil a délibéré sur ce point et que le document complet a été annexé à la délibération. Cette annexe décrit précisément le bilan, c'est-à-dire les mesures de concertation mises en place ainsi que leurs résultats. A cet égard, aucune disposition n'impose à l'autorité administrative de faire figurer dans ce bilan, les observations des administrés, ainsi que les réponses qui ont pu en être faites.

18. Par suite, le moyen tiré du non-respect des modalités de la concertation et de l'absence de bilan de la concertation doit être écarté.

En ce qui concerne la méconnaissance des articles L. 123-5 et R. 123-4 du code de l'environnement et la situation de conflit d'intérêts :

19. Aux termes de l'article L. 123-5 du code de l'environnement : " Ne peuvent être désignées commissaire enquêteur ou membre de la commission d'enquête les personnes intéressées au projet à titre personnel, en raison de leurs fonctions électives exercées sur le territoire concerné par l'enquête publique, ou en raison de leurs fonctions, notamment au sein de la collectivité, de l'organisme ou du service qui assure la maîtrise d'ouvrage, la maîtrise d'œuvre ou le contrôle de l'opération soumise à enquête. / Les dispositions du premier alinéa peuvent être étendues, dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à des personnes qui ont occupé ces fonctions ". Aux termes de l'article R. 123-4 de ce code : " Ne peuvent être désignés comme commissaire enquêteur ou membre d'une commission d'enquête les personnes intéressées au projet, plan ou programme soit à titre personnel, soit en raison des fonctions qu'elles exercent ou ont exercées depuis moins de cinq ans, notamment au sein de la collectivité, de l'organisme ou du service qui assure la maîtrise d'ouvrage, la maîtrise d'œuvre ou le contrôle du projet, plan ou programme soumis à enquête, ou au sein d'associations ou organismes directement concernés par cette opération. () ".

20. En l'espèce, M. A B a été désigné par une ordonnance du président du tribunal administratif de Nantes du 6 juin 2019 comme membre titulaire de la commission d'enquête pour l'enquête publique relative au projet de plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat du Pays des Achards. La circonstance que M. B exerçait également les fonctions de directeur des services techniques de la communauté d'agglomération " Les Sables d'Olonne Agglomération ", laquelle a émis un avis sur le projet de plan en tant que personne publique consultée en application de l'article L. 132-13 du code de l'urbanisme, ne suffit pas à démontrer que ce membre de la commission d'enquête était intéressé, à titre personnel ou en raison de ses fonctions, audit projet qui n'est pas conduit par la communauté d'agglomération " Les Sables d'Olonne Agglomération ". Cette circonstance ne suffit pas davantage, à elle-seule, à caractériser une situation de conflit d'intérêts. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 123-5 et R. 123-4 du code de l'environnement doit être écarté.

En ce qui concerne la composition du dossier d'enquête publique et du rapport de la commission d'enquête :

21. Aux termes de l'article L. 153-19 du code de l'urbanisme : " Le projet de plan local d'urbanisme arrêté est soumis à enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement par le président de l'établissement public de coopération intercommunale ou le maire ". Aux termes de l'article L. 153-16 de ce code : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : / () / 3° Au comité régional de l'habitat et de l'hébergement prévu à l'article L. 364-1 du code de la construction et de l'habitation lorsque le projet de plan local d'urbanisme tient lieu de programme local de l'habitat ; () ". Enfin, aux termes de l'article R. 153-8 du même code : " Le dossier soumis à l'enquête publique est composé des pièces mentionnées à l'article R. 123-8 du code de l'environnement et comprend, en annexe, les différents avis recueillis dans le cadre de la procédure. () ". Il résulte de ces dispositions que les avis des personnes publiques consultées sur le projet de plan local d'urbanisme doivent être joints au dossier d'enquête afin qu'ils puissent être utilement discutés au cours de l'enquête publique.

22. Les inexactitudes, omissions ou insuffisances affectant le dossier soumis à enquête publique ne sont susceptibles de vicier la procédure et donc d'entraîner l'illégalité de la décision prise au vu de cette enquête que si elles ont eu pour effet de nuire à l'information complète de la population ou si elles ont été de nature à exercer une influence sur cette décision.

23. Aux termes de l'article R. 123-19 du code de l'environnement : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête établit un rapport qui relate le déroulement de l'enquête et examine les observations recueillies. / Le rapport comporte le rappel de l'objet du projet, plan ou programme, la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions produites durant l'enquête et, le cas échéant, les observations du responsable du projet, plan ou programme en réponse aux observations du public. () ".

24. Il est constant que l'avis du comité régional de l'habitat et de l'hébergement ne se trouvait pas dans le dossier, en méconnaissance de l'article R. 153-8 du code de l'urbanisme. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le sens de l'avis de ce comité est énoncé dans l'avis du 17 septembre 2019 de la direction départementale des territoires et de la mer de la Vendée, joint au dossier d'enquête publique. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier ni du contenu de cet avis, qui porte sur un point précis et limité et dont le sens est favorable au projet, que son absence aurait nui à l'information de l'ensemble des personnes intéressées par l'opération, ni qu'elle ait été de nature à exercer une influence sur les résultats de l'enquête. Par suite, le moyen tiré de ce que le dossier soumis à enquête publique ne comprenait pas l'avis du comité régional de l'habitat et de l'hébergement et le moyen tiré de ce que le rapport de la commission d'enquête ne comportait pas la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête doivent être écartés.

En ce qui concerne le moyen tiré de ce que la commune de Sainte-Flaive-des-Loups a présenté des observations lors de l'enquête publique et celui tiré du détournement de procédure :

25. Ainsi qu'il a été exposé au point 8 du présent jugement, par une délibération du 11 juillet 2019, le conseil municipal de Sainte-Flaive-des-Loups a émis, à l'unanimité de ses membres, un avis favorable au projet de PLUiH du Pays des Achards. La seule circonstance que la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, commune membre de l'EPCI, a également pu émettre des observations lors de l'enquête publique qui a débuté le 21 octobre 2019, lesquelles peuvent légalement être distinctes de celles apparaissant dans l'avis émis en application de l'article R. 153-5 du code de l'urbanisme cité au point 5, qui n'a pas le même objet ni la même portée et doit être rendu dans un délai de trois mois à compter de l'arrêt du projet, ne saurait priver d'effet utile son avis du 11 juillet 2019, ni constituer une nuisance à l'information du public ni encore avoir une incidence sur la délibération d'approbation du document d'urbanisme. Les moyens afférents, de même que celui tiré du détournement de procédure, doivent ainsi être écartés.

En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article R. 123-19 du code de l'environnement :

26. Il résulte des dispositions de l'article R. 123-19 du code de l'environnement, citées au point 23, que le commissaire enquêteur doit, d'une part, établir un rapport relatant le déroulement de l'enquête et procéder à un examen des observations recueillies lors de celle-ci, en résumant leur contenu. Il doit, d'autre part, indiquer dans un document séparé, ses conclusions motivées sur l'opération, en tenant compte de ces observations mais sans être tenu de répondre à chacune d'elles.

27. Il ressort des pièces du dossier, notamment de l'annexe au rapport d'enquête publique, que les observations du public, dont celle de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups qui porte le numéro 116, ont fait l'objet d'une analyse complète et circonstanciée par la commission d'enquête. Le requérant se borne à soutenir que le rapport de la commission d'enquête ne mentionne pas " la forme, l'auteur et le contenu complet " de l'observation formulée par la commune de Sainte-Flaive-des-Loups. Toutefois, d'une part, il ressort de la liste des contributeurs jointe au rapport d'enquête public (page 49) que la contribution n°116 a été déposée par M. D C, dont il ressort des pièces du dossier, notamment de la délibération du 11 juillet 2019 de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, qu'il est maire de cette commune. D'autre part, alors que les dispositions précitées de l'article R. 123-19 du code de l'environnement n'imposent à la commission d'enquête que de résumer le contenu des observations du public, le requérant n'établit pas que la synthèse de la contribution de la commune de Sainte-Flaive-des-loups serait insuffisamment détaillée. Enfin, la circonstance que l'observation présentée par la commune de Sainte-Flaive-des-Loups aurait été rendue dans des conditions irrégulières, à la supposer établie, et la circonstance que le rapport de la commission d'enquête et le dossier d'enquête ne comprennent pas " la délibération autorisant le maire de Sainte-Flaive-des-Loups ou son représentant à formuler les requêtes [recueillies pendant l'enquête publique] " sont sans incidence sur la régularité de l'enquête publique et la complétude du rapport de la commission d'enquête alors qu'aucune disposition n'impose que les contributions du public soient authentifiées et que la preuve de cette authentification figure dans le dossier d'enquête. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la recevabilité de ce moyen, que le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article R. 123-19 du code de l'environnement ont été méconnues.

En ce qui concerne les modifications apportées à l'issue de l'enquête publique :

28. Aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme, applicable aux procédures d'élaboration, alors que l'article L. 153-43 du même code cité par le requérant s'applique aux seules procédures de modification : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale à la majorité des suffrages exprimés après que les avis qui ont été joints au dossier, les observations du public et le rapport du commissaire ou de la commission d'enquête aient été présentés lors d'une conférence intercommunale rassemblant les maires des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale () ". Il résulte de ces dispositions que le projet de plan ne peut subir de modifications, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation, qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire enquêteur, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.

29. La commune de Sainte-Flaive-des-Loups a fait valoir des observations portant le numéro 116 au cours de l'enquête publique en vue de " Supprimer la zone UC en section YC 37-38 "L'Etessière" / Supprimer la zone US en section AC0034 "rue du Stade" / Supprimer la zone UE en section YD0031 "L'Ormeau" / Supprimer espace boisé classé en section AD 0251 "rue des Eglantiers" / Enlever la zone N et mettre zone UC en section ZH 0340 (terrain bâti) "rue de la Belette" / Rajouter grange à aménager (point rouge) en section YI 0164 "Villeneuve" / Rajouter grange à aménager (point rouge) en section ZY 102 "La Coiffaudière" / Rajouter emplacement réservé en section YI 0027 "rue du Petit Logis" / Rajouter en zone UE pour la section YB34p et 35p "La gobinière" / Rajouter en zone UE pour la section YP17 "L'auzaire" / Rajouter en zone UE pour la section ZC 0027p et 0145p "La Petite Chauvière" / Rajouter en zone UE pour la section ZE 100 "La Bardonnière" (Ouest Agri) ". Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de la commission d'enquête et du document intitulé " réponses apportées aux avis et remarques exprimés lors de la consultation de la MRAE, des PPA et des communes ainsi que lors de l'enquête publique ", que la communauté de communes a accepté de procéder à la correction des seules erreurs matérielles relevées par la commune de Sainte-Flaive-des-Loups et a indiqué que " seules les entreprises isolées ne sont pas réintégrées au zonage " et qu' " il est trop tard à ce stade du projet de réintégrer des éléments qui nécessiteraient un second passage en CDPENAF ". Ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, la modification résultant de la prise en compte des observations de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups par la communauté de communes du Pays des Achards procède donc bien de l'enquête publique. Par ailleurs, et alors que le requérant n'identifie pas les éléments qui caractériseraient un bouleversement de l'économie générale du projet, il apparaît que, compte tenu de sa portée limitée visant à la correction d'erreurs matérielles minimes, une telle modification n'a pas remis en cause l'économie globale du plan. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme auraient été méconnues.

En ce qui concerne le classement des parcelles :

30. D'une part, aux termes de l'article R. 151-18 du code de l'urbanisme : " Les zones urbaines sont dites " zones U ". Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter ". Aux termes de l'article R. 151-20 de ce code : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone. ".

31. D'autre part, aux termes de l'article R 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".

32. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Les auteurs d'un plan local d'urbanisme ne sont pas liés pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par des modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme. En revanche, leur appréciation sur ces différents points peut être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'un détournement de pouvoir, d'une erreur manifeste d'appréciation ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

33. Par ailleurs, pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou à un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

34. Enfin, il n'appartient pas au juge administratif d'examiner si un autre classement aurait été possible, mais seulement de vérifier que le classement retenu n'est pas illégal.

S'agissant du parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme intercommunal :

35. Le parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme intercommunal, tel qu'il est exposé dans le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), consiste, notamment, à assurer la conservation des espaces agricoles et naturels par la limitation de l'étalement urbain. Le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays des Achards fixe ainsi, au titre de son axe n°1 " Affirmer le pays des Achards dans l'espace vendéen ", l'objectif n°4 tendant à " maintenir une offre de logements attractive ". Cet objectif précise qu'il convient de " privilégier la construction de logements en densification face aux extensions urbaines ", de " conditionner l'extension urbaine à la connexion aux réseaux secs et humides " et de " développer les outils fonciers afin de valoriser le bâti existant et d'encourager la densification de l'enveloppe urbaine existante ". Ce PADD fixe également, au titre de son axe n°2 " Développer un cadre de vie attractif pour tous les habitants ", un objectif n°5 et un sous-objectif n°5.1 tendant à " accueillir de nouveaux habitants aux profils diversifiés " et à " conforter l'armature urbaine par l'accueil de nouvelles populations ". Ce sous-objectif invite à " développer prioritairement la construction de nouveaux logements à proximité des services ". Ce PADD fixe par ailleurs, au titre de son axe n°3 " Préserver le cadre naturel, agricole et patrimonial du Pays des Achards ", l'objectif n°9 tendant à " limiter la consommation d'espace " et les sous-objectifs n° 9.2 et n° 9.3 visant, respectivement, à " préserver les terres agricoles et naturelles contre toute artificialisation " et à " s'appuyer sur la densification et le renouvellement urbain pour limiter les extensions ". Le sous-objectif n° 9.2 précise qu'il convient de " lutter contre l'étalement urbain périphérique en réduisant de 50 % la consommation d'espace par rapport à la période précédente " en " limit[ant] les extensions urbaines liées à l'habitat à une consommation moyenne de 7,8 ha par an ". Il indique également qu'il convient de " limiter le développement des hameaux " en " permet[ant] une extension limitée des hameaux ayant un rôle structurant pour la commune " et en " permet[tant] ponctuellement de nouvelles constructions au sein des hameaux en capacité de se densifier (raccordement aux réseaux d'assainissement collectif, absence d'exploitation agricole, accès sécurisés) ". Le sous-objectif n° 9.3 précise qu'il convient d' " encourager le renouvellement urbain là où c'est possible " en " s'appuy[ant] sur les dents creuses identifiées pour développer des programmes immobiliers au sein de l'enveloppe urbaine " et en " développ[ant] une part significative des nouveaux logements à l'intérieur de l'enveloppe urbaine, en moyenne 30 % des nouvelles constructions du Pays des Achards ".

36. Le projet d'aménagement et de développement durables définit le hameau comme un " groupement bâti disposant d'un nombre significatif de constructions (plus de 30 constructions) et d'un noyau hérité de la centralité passée (une quinzaine environ de constructions antérieures à 1945) " et indique que " sa constructibilité est définie en fonction de plusieurs critères : son raccordement au réseau d'assainissement collectif, l'absence d'une exploitation agricole, un accès routier sécurisé " et que " les hameaux situés à moins de 200m du chef-lieu sont considérés comme faisant partie du chef-lieu et conservent leur constructibilité ". Ce même document définit l'enveloppe urbaine comme " un périmètre urbanisé défini par une relative continuité du bâti. Elle concerne tous les espaces urbanisés quelque soit leur fonction. Elle est donnée à un instant t et permet d'évaluer la consommation d'espace par différence " et l'extension comme " toute construction en-dehors de l'enveloppe urbaine ". Enfin, ce document définit les dents creuses comme des " espaces non-bâtis au sein de l'enveloppe urbaine présentant un potentiel de construction intéressant. Au-delà de 80m (jurisprudence nationale) entre deux parcelles construites, la parcelle ou l'ensemble de parcelles non-bâties peuvent relever d'une extension urbaine ".

37. Le rapport de présentation indique que " le secteur UB correspond au tissu des extensions récentes des bourgs. / Ces extensions ont, pour la plupart, pris la forme de lotissements de maisons individuelles de plain-pied. Elles ont une vocation résidentielle quasi exclusive. Le principal enjeu est de les reconnecter au centre-bourg tant en termes de mobilité qu'en terme d'identité architecturale ". Il indique que " le secteur UC correspond au tissu hétérogène des hameaux pouvant ponctuellement accueillir de nouvelles constructions ".

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone agricole, de la parcelle cadastrée section YC n°2 appartenant au requérant et dans le classement, sur le territoire de la même commune, en zone UC, des parcelles cadastrées section ZI nos 98, 126, 96, 99, 100, 94, 93, 111, 45, 44, 43, 101, 102, 89 et des parcelles cadastrées section YC nos 36, 122, 88, 89 et 33 comprises dans le hameau G :

38. Le requérant soutient que le classement de la parcelle cadastrée section YC n° 2 en zone A est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

39. A ce titre, il conteste, à titre principal, la qualification de hameau, et donc le classement en zone UC, du secteur G, soutenant qu'il doit être regardé comme inclus dans l'enveloppe urbaine du bourg de Sainte-Flaive-des-Loups et soutient, en conséquence, que sa parcelle doit être regardée comme une dent-creuse dans une enveloppe urbaine. A titre subsidiaire, il indique que ce secteur doit être qualifié de hameau et devait, à ce titre, intégralement conserver sa constructibilité antérieure et soutient, en conséquence, que sa parcelle doit bénéficier d'un classement en zone UC.

40. En premier lieu, le requérant se borne à soutenir que la " qualification de hameau donnée au secteur dit G est inappropriée dès lors que le hameau est en continuité directe avec le bourg de Sainte-Flaive-des-Loups " et que " la zone UC instituée pour ce secteur confronte directement la zone UB sans la moindre rupture d'urbanisation ". Toutefois, la circonstance que la communauté de communes du Pays des Achards aurait pu retenir légalement un autre classement pour ces parcelles, à savoir en l'espèce le zonage UB, ne peut être utilement invoquée, dès lors qu'il n'appartient pas au juge de la légalité de rechercher si les auteurs du plan auraient pu adopter un autre classement, mais seulement de vérifier que le classement retenu n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard notamment des critères énoncés au point 30 du présent jugement. A cet égard, la seule circonstance qu'un hameau soit en continuité de l'enveloppe urbaine d'un bourg n'a pas pour effet de lui retirer la qualification de hameau. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le requérant, le hameau G est séparé de l'enveloppe urbaine du bourg de Sainte-Flaive-des-Loups par une voie de contournement qui ceinture les perspectives d'urbanisation à l'est du territoire, au-delà de cette voie et du rond-point qui la jouxte. Dans ces conditions, le requérant n'établit pas que la délibération attaquée, en tant qu'elle classe en zone UC les parcelles cadastrées section ZI nos 98, 126, 96, 99, 100, 94, 93, 111, 45, 44, 43, 101, 102, 89 et les parcelles cadastrées section YC nos 36, 122, 88, 89 et 33, serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

41. En second lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section YC n° 2, située au nord-est de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, est classée en zone agricole par le plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par la délibération attaquée. Il ressort également des pièces du dossier que si ce terrain est bordé de parcelles classées en zones urbanisées UB ou UC, au nord et à l'est, par le hameau G, et au nord-ouest, le long de la rue de La Barre, il s'ouvre au sud et à l'ouest sur une vaste zone non-bâtie classée en zone agricole. Cette parcelle, qui est cultivée dans sa partie sud, ne supporte aucune construction et, d'une surface de 1,89 hectares, n'est pas dépourvue de potentiel agricole. La seule circonstance que cette parcelle, qui n'est pas incluse au sein de l'enveloppe urbaine du bourg ni dans celle du hameau telles que matérialisées dans le règlement graphique du plan, soit en voisinage immédiat avec des terrains construits ne saurait, eu égard à la faible densité de constructions et à l'état naturel de l'environnement avoisinant, caractériser l'existence d'une dent creuse. Par ailleurs, la circonstance que le terrain du requérant soit accessible par la voie publique et reliée aux réseaux ne suffit pas à rendre illégal son classement en zone agricole, les auteurs d'un plan local d'urbanisme pouvant classer en zone agricole des terrains équipés ou non. Le requérant ne peut utilement soutenir que cette parcelle aurait dû être classée en zone constructible, dès lors qu'il n'appartient pas au juge de la légalité de rechercher si les auteurs du plan auraient pu adopter un autre classement, mais seulement de vérifier que le classement retenu n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des critères énoncés au point 31. Le requérant ne peut enfin utilement se prévaloir de l'ancien classement de la parcelle en cause au document d'urbanisme antérieur, à savoir en zone Nhc pour sa partie située le long de la départementale n°80, dès lors qu'il n'existe aucun droit acquis au maintien d'un zonage.

42. D'autre part, si le requérant soutient que le classement de sa parcelle n'est pas cohérent avec la définition du hameau figurant au PADD, selon laquelle " les hameaux situés à moins de 200m du chef-lieu () conservent leur constructibilité ", le PADD préconise également de " préserver les terres agricoles et naturelles contre toute artificialisation ", de " lutter contre l'étalement urbain périphérique " et de " limiter le développement des hameaux ". Dans ces conditions, rien ne faisait obstacle à ce que la parcelle non construite du requérant soit classée en zone agricole dans l'objectif de limiter l'extension de l'urbanisation de ce secteur, afin notamment de préserver les espaces naturels ou agricoles, et de privilégier l'extension des secteurs urbains les plus importants de la communauté de communes.

43. Par suite, eu égard aux caractéristiques propres de la parcelle cadastrée section YC n° 2 et au parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme tendant à limiter l'impact du développement urbain sur la consommation des espaces agricoles et naturels, exposé au point 35 du présent jugement et ce, en respect du schéma de cohérence territoriale, qui proscrit en particulier l'" urbanisation linéaire et l'extension urbaine des écarts ", la délibération attaquée, en tant qu'elle classe cette parcelle en zone agricole, n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone agricole, des parcelles cadastrées section YC nos 37 et 38 :

44. Si le requérant soutient que le classement en zone agricole des parcelles cadastrées section YC nos 37 et 38, situées sur le territoire de Sainte-Flaive-des-Loups, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, il n'assortit pas son moyen de précision suffisante permettant d'en apprécier le bien-fondé.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune des Achards, en zone UB, des parcelles cadastrées section ZN nos 148, 147, 22, 41, 42, 43 et 24 :

45. Si M. E soutient que le classement en zone UB des parcelles cadastrées section ZN nos 148, 147, 22, 41, 42, 43 et 24 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, il ressort toutefois des pièces du dossier que ces parcelles, déjà urbanisées, sont situées le long de la route départementale D 21 et au nord de plusieurs lotissements construits classés en zone UB. Ce classement se limite aux parcelles déjà bâties et ne conduit pas à une extension de l'urbanisation. Par suite, et compte tenu de cette localisation, le classement de ces parcelles en zone constructible n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune des Achards, en zone AUba, des parcelles cadastrées section ZN nos 21 et 23 :

46. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone AUba les parcelles cadastrées section ZN nos 21 et 23. Ces parcelles se situent le long d'une voie publique qui débouche sur la route départementale D 21 entre le bourg de l'ancienne commune de la Chapelle-Achard et la zone d'activités de l'ancienne commune de la Mothe-Achard. Ces parcelles se situent en arrière des parcelles évoquées au point précédent. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux et à proximité de la zone d'activités et de la gare, dans un secteur qualifié de " stratégique pour la commune nouvelle des Achards " permettant d' " affirmer la nouvelle centralité [de la commune] autour de la zone d'activité ". Si cette zone s'ouvre, à l'ouest, sur des zones classées A, elle est bordée, à l'est, de parcelles construites classées en zone UB. Cette zone permet de renforcer le lien d'urbanisation entre les anciennes communes de la Chapelle-Achards, au sud, et de la Mothe-Achard, au nord. Il suit de là que, compte tenu de la situation et des caractéristiques desdites parcelles ainsi que du parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme, qui consiste à étendre l'urbanisation dans ce secteur et à organiser prioritairement la construction de nouveaux logements à proximité des services, le classement des parcelles en cause en zone AUba n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-des-Landes, en zone AUb, des parcelles cadastrées section B nos 468, 469, 470, 471, 472, 473, 475, 476 et 1227 :

47. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone AUb les parcelles cadastrées section B nos 468, 469, 470, 471, 472, 473, 475, 476 et 1227. Ces parcelles se situent au sud du bourg et le long d'une voie publique entre le bourg de Saint-Julien-des-Landes et le lotissement de la Bassetière. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux, avec pour objectifs " de conforter le cœur du bourg mais aussi de rattacher le lotissement au sud ". Le classement de ce tènement en zone AUb permet effectivement de faire le lien entre des parcelles construites. Ces parcelles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune et leur ouverture à l'urbanisation est conforme au parti pris d'urbanisation de la communauté de communes, qui consiste à étendre l'urbanisation dans ce secteur. Il suit de là que, compte tenu de la situation et des caractéristiques desdites parcelles ainsi que du parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme, le classement des parcelles en cause en zone AUb n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux, en zone 2AU, des parcelles cadastrées section AC nos 54, 55, 56 et 57 :

48. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone 2AU les parcelles cadastrées section AC nos 54, 55, 56 et 57. Ces parcelles se situent le long de la route départementale n°57 à proximité directe du village des Moulières. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux, dans un secteur qualifié d' " essentiel dans la stratégie de développement de la commune " dès lors qu'il permet de " créer une centralité plus forte par le lien entre le bourg et le village ". Si le requérant soutient que ce classement conduit à " l'extension de cette zone UC par la création d'une zone 2AU située en miroir de l'autre côté de la route ", ce classement est cohérent avec les orientations du PADD visant " à permettre une extension limitée des hameaux ayant un rôle structurant pour la commune (cas singulier des Moulières à Saint Georges de Pontindoux) ".

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux, en zone AUb, des parcelles cadastrées section B nos 1346, 1344 et 1341 et de la partie ouest de la parcelle cadastrée section A n° 1031 :

49. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone AUb les parcelles cadastrées section B nos 1346, 1344 et 1341 et la partie ouest de la parcelle cadastrée section A n° 1031. Ces parcelles se situent le long d'une voie publique, sur l'axe séparant le bourg de Saint-Georges-de-Pointindoux et le village des Moulières. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux, dans un secteur " se situ[ant] en continuité stratégique du centre-bourg de Saint-Georges-de-Pointindoux " dès lors qu'il permettra de " créer une centralité plus forte en rapprochant le bourg et son principal village ". Si ces parcelles sont demeurées à l'état naturel, elles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune et leur ouverture à l'urbanisation est conforme au parti pris d'urbanisation de la communauté de communes qui consiste à étendre l'urbanisation dans ce secteur. Leur classement en zone AUb n'est pas, dans ces conditions, entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone UB, des parcelles cadastrées section C nos 699, 700, 701 et 703 :

50. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles cadastrées section C nos 699, 700, 701 et 703 sont classée en zone UB par le PLUiH. Le requérant ne peut utilement contester ce classement en se bornant à soutenir que les parcelles en litige devraient être classées en zone UC.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone UB, des parcelles cadastrées section C nos 704, 705 et 1374 :

51. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles cadastrées section C nos 704, 705 et 1374 sont classées en zone UB par le PLUiH. Le requérant conteste ce classement en soutenant que les parcelles en litige sont cultivées. Toutefois, la circonstance que la communauté de communes du Pays des Achards aurait pu retenir légalement un autre classement pour ces parcelles ne peut être utilement invoquée, dès lors qu'il n'appartient pas au juge de la légalité de rechercher si les auteurs du plan auraient pu adopter un autre classement, mais seulement de vérifier que le classement retenu n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard notamment des critères énoncés notamment au point 30. A cet égard, si les parcelles en cause sont vierges de toute construction, il ressort des pièces du dossier, et notamment des photographies produites, que ces parcelles jouxtent, de l'autre côté de la rue G qu'elles longent, la parcelle construite n°1392 classée dans le même secteur et, au nord, plusieurs parcelles également construites. Ces parcelles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de classer en zone UB ces parcelles est lié à leur identification comme " potentiel en densification " dès lors qu'elles ont fait l'objet d'un permis d'aménager accordé avant avril 2019. Leur classement en zone UB n'est pas, dans ces conditions, entaché d'erreur manifeste d'appréciation et est conforme au parti pris d'urbanisation de la communauté de communes qui consiste à étendre l'urbanisation dans ce secteur.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone 2AU des parcelles cadastrées section C nos 1137, 1356 et 1362 :

52. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone 2AU les parcelles cadastrées section C nos 1137, 1356 et 1362. Ces parcelles ont accès à la rue du Stade. Contrairement à ce que soutient le requérant, elles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune, notamment au nord et à l'ouest. Leur classement en zone 2AU n'est pas, dans ces conditions, entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune du Girouard, en zone UB des parcelles situées rue des Acacias :

53. Le requérant ne peut utilement contester le classement en zone UB des parcelles situées rue des Acacias en se bornant à soutenir que les parcelles en litige devraient être classées en zone UC. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que ces parcelles, déjà urbanisées, sont situées le long de la rue du Stade et sont incluses dans l'enveloppe urbaine du bourg. Le classement de ces parcelles en zone UB est ainsi en cohérence avec l'objectif du PADD d'organiser prioritairement le développement dans les dents creuses des enveloppes urbaines. Ce classement se limite par ailleurs aux parcelles déjà bâties ou aux dents creuses situées entre deux parcelles bâties, et ne conduit pas à une extension de l'urbanisation. Par suite, et compte tenu de cette localisation, le classement de ces parcelles en zone constructible n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Nieul-le-Dolent, en zone AUb, des parcelles cadastrées section ZP nos 150, 5 et 6 et de la parcelle cadastrée section ZD n° 208 :

54. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone AUb les parcelles cadastrées section ZP nos 150, 5 et 6 et la parcelle cadastrée section ZD n° 208. Ces parcelles se situent le long de la route départementale 73, en entrée de l'agglomération de Nieul-le-Dolent. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux, dans un secteur qualifié de " stratégique " pour la commune dès lors qu'il permettra de " structurer son entrée de ville sud ". Il ressort par ailleurs des orientations d'aménagement et de programmation de la communauté de communes, accessibles tant au juge qu'aux parties sur Geoportail, que ce secteur fait l'objet de l'orientation d'aménagement et de programmation n° NLD_3, laquelle précise que ce site " vient conforter l'entrée de bourg sur un secteur où l'extension s'est faite de façon linéaire le long de la RD ". Si ces parcelles sont demeurées à l'état naturel, elles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune et leur ouverture à l'urbanisation est conforme au parti pris d'urbanisation de la communauté de communes, qui consiste à étendre l'urbanisation dans ces secteurs. Leur classement en zone AUb n'est pas, dans ces conditions, entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, en zone AUb, des parcelles cadastrées section A nos 783, 781, 893 et 134 et des parcelles cadastrées section D nos 2092, 2105, 1701, 1313 et 2008 :

55. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone AUb les parcelles cadastrées section D nos 2092, 2105, 1701, 1313 et 2008 et les parcelles cadastrées section A nos 783, 781, 873 et 1346. Ces parcelles se situent le long de voies publiques. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux et, s'agissant des parcelles cadastrées section D nos 2092, 2105, 1701, 1313 et 2008, à la volonté des auteurs du plan d'établir les troisième et quatrième phases d'ouverture à l'urbanisation du quartier des étangs. Si ces parcelles sont demeurées à l'état naturel, elles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune, notamment au nord, à l'ouest et à l'est, s'agissant des parcelles cadastrées section D nos 2092, 2105, 1701, 1313 et 2008, et au sud et à l'est, s'agissant des parcelles cadastrées section A nos 783, 781, 873 et 1346. Leur ouverture à l'urbanisation est conforme au parti pris d'urbanisation de la communauté de communes, qui consiste à étendre l'urbanisation dans ces secteurs, qui en ce qui concerne les parcelles cadastrées section D nos 2092, 2105, 1701, 1313 et 2008, est situé en continuité stratégique des dernières opérations effectuées sur la commune et en ce qui concerne les parcelles cadastrées section A nos 783, 781, 873 et 1346, permet de faire le lien entre des parcelles construites. Leur classement en zone AUb n'est pas, dans ces conditions, entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, en zone UB, des parcelles cadastrées section AA nos 109, 108 et 107 et des parcelles cadastrées section D nos 1614, 2142, 2144, 2133, 2132, 2141, 2130, 2129, 2128, 2134, 2135, 1615, 2136 et 2208 :

56. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone UB les parcelles cadastrées section AA nos 109, 108 et 107 et les parcelles cadastrées section D nos 1614, 2142, 2144, 2133, 2132, 2141, 2130, 2129, 2128, 2134, 2135, 1615, 2136 et 2208. Il ressort des pièces du dossier que ces parcelles, déjà construites pour la grande majorité d'entre elles, sont situées le long de voies publiques et incluses dans l'enveloppe urbaine de la commune. Le classement de ces parcelles en zone UB est ainsi en cohérence avec l'objectif du PADD d'organiser prioritairement le développement dans les dents creuses des enveloppes urbaines. Ce classement se limite par ailleurs aux parcelles déjà bâties ou aux dents creuses situées entre deux parcelles bâties, et ne conduit pas à une extension de l'urbanisation. Par suite, compte tenu de leur localisation et caractéristiques, le classement de ces parcelles en zone constructible n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Au demeurant, aucune parcelle cadastrée section D n° 2144 et n° 2208 n'existe.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, en zone UB, des " hameaux " de la Micheliniere et de la Godinière :

57. M. E soutient que le classement en zone UB des " hameaux " de la Michelinère et de la Godinière, situés sur le territoire de la commune de Beaulieu-sous-la-Roche, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il ressort toutefois des pièces du dossier, en particulier du rapport de présentation, que ces anciens hameaux ont été intégrés à l'enveloppe urbaine de la commune. Le classement de ces secteurs en zone UB est ainsi en cohérence avec l'objectif du PADD d'organiser prioritairement le développement dans les dents creuses des enveloppes urbaines. Ce classement se limite par ailleurs aux parcelles déjà bâties ou aux dents creuses situées entre deux parcelles bâties, et ne conduit pas à une extension de l'urbanisation. Par suite, et compte tenu de cette localisation, le classement de ces secteurs en zone constructible n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone UB, du hameau de La Barre, des parcelles cadastrées section AC nos 54, 55,56,57, 67, 66, 65, 61, 60, 203, 62, 63, 64, des parcelles cadastrées section AD nos 261, 262, 377, 378, 160 et 264 et des parcelles cadastrées section ZI 112, 141, 140, 115, 139, 116 et 117 :

58. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone UB l'ancien hameau de la Barre, les parcelles cadastrées section AC nos 54, 55,56,57, 67, 66, 65, 61, 60, 203, 62, 63, 64, les parcelles cadastrées section AD nos 261, 262, 377, 378, 160 et 264 et les parcelles cadastrées section ZI 112, 141, 140, 115, 139, 116 et 117. Il ressort des pièces du dossier que ces parcelles, déjà construites pour la grande majorité d'entre elles, sont situées le long de la route départementale n°80 et incluses dans l'enveloppe urbaine de la commune. Le classement de ces parcelles en zone UB est ainsi en cohérence avec l'objectif du PADD d'organiser prioritairement le développement dans les dents creuses des enveloppes urbaines. Ce classement se limite par ailleurs aux parcelles déjà bâties ou aux dents creuses situées entre deux parcelles bâties, et ne conduit pas à une extension de l'urbanisation. Par suite, compte tenu de leur localisation et caractéristiques, le classement de ces parcelles en zone constructible n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Au demeurant, aucune parcelle cadastrée section AD n° 264 n'existe.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone AUb, des parcelles cadastrées section AD n° 260 et des parcelles cadastrées section ZI nos 113, 159, 163, 158 et 118 :

59. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone AUb les parcelles cadastrées section AD n° 260 et les parcelles cadastrées section ZI nos 113, 59, 63, 58 et 118. Ces parcelles se situent le long de voies publiques, en particulier de la départementale n°80. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux. Si ces parcelles sont demeurées à l'état naturel, elles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune, notamment au sud, et leur ouverture à l'urbanisation est conforme au parti pris d'urbanisation de la communauté de communes, qui consiste à étendre l'urbanisation dans ce secteur situé en proximité immédiate du centre-bourg. Leur classement en zone AUb n'est pas, dans ces conditions, entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone AUb, des parcelles cadastrées section YI nos 130, 131 et 31 :

60. Il ressort des pièces du dossier que le PLUiH en litige a classé en zone AUb les parcelles cadastrées section YI nos 130, 131 et 31. Ces parcelles se situent le long de voies publiques, en particulier de la départementale n°80. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de présentation que le choix de créer une telle zone sur ces parcelles est lié à leur localisation en périphérie immédiate des voies et réseaux. Si ces parcelles sont demeurées à l'état naturel, elles sont en continuité directe avec les parties urbanisées de la commune, notamment au nord et à l'est, et leur ouverture à l'urbanisation est conforme au parti pris d'urbanisation de la communauté de communes, qui consiste à étendre l'urbanisation dans ce secteur enclavé entre deux extensions pavillonnaires récentes. Leur classement en zone AUb n'est pas, dans ces conditions, entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement, sur le territoire de la commune de Sainte-Flaive-des-Loups, en zone UB, des parcelles cadastrées section YD nos 9, 10, 11, 51, 50, 13, 73, 74 et 72 et des parcelles cadastrées section AC nos 156,157, 171, 172, 155, 154, 278, 277, 150, 149, 148 et 145 :

61. Si M. E soutient que le classement en zone UB des parcelles cadastrées section YD nos 9, 10, 11, 51, 50, 13, 73, 74 et 72 et des parcelles cadastrées section AC nos 156, 157, 171, 172, 155, 154, 278, 277, 150, 149, 148 et 145 est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, il ressort toutefois des pièces du dossier que ces parcelles, déjà construites pour la grande majorité d'entre elles, sont situées le long de voies publiques et incluses dans l'enveloppe urbaine de la commune. Le classement de ces parcelles en zone UB est ainsi en cohérence avec l'objectif du PADD d'organiser prioritairement le développement dans les dents creuses des enveloppes urbaines. Ce classement se limite par ailleurs aux parcelles déjà bâties ou aux dents creuses situées entre deux parcelles bâties, et ne conduit pas à une extension de l'urbanisation. Par suite, compte tenu de leur localisation et caractéristiques, le classement de ces parcelles en zone constructible n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

62. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. E doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

63. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté de communes du Pays-des-Achards, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par le requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

64. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme demandée par la communauté de communes du Pays des Achards au même titre.

65. Enfin, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par M. E au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la communauté de communes du Pays des Achards présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F E et à la communauté de communes du Pays des Achards.

Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Giraud, président,

Mme Beyls, conseillère,

M. Huet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.

Le rapporteur,

F. HUET

Le président,

T. GIRAUD

Le greffier,

G. VIEL

La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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