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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2006041

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2006041

mardi 28 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2006041
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantARCHENOUL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 juin et 27 juillet 2020 et le 8 juillet 2022, Mme B C, épouse A, représentée par Me Archenoul, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 24 octobre 2019 par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté sa demande de naturalisation et la décision en date du 3 février 2020 portant rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.'761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er mars 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation est infondé.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Cantié a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante algérienne née le 13 juillet 1977, a sollicité l'acquisition de la nationalité française par naturalisation. Par une décision du 24 octobre 2019, le ministre de l'intérieur a rejeté sa demande. Il a rejeté le recours gracieux formé par l'intéressée contre ce refus par une décision du 3 février 2020. Mme C demande au tribunal d'annuler ces décisions.

2. En premier lieu, aux termes de l'article 27 du code civil : " Toute décision déclarant irrecevable, ajournant ou rejetant une demande d'acquisition, de naturalisation ou de réintégration par décret () doit être motivée ". La décision du 24 octobre 2019, comme au demeurant celle en date du 3 février 2020, comporte les motifs utiles de droit et de fait qui constituent le fondement du rejet de la demande de naturalisation présentée par Mme C. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que ces décisions seraient insuffisamment motivées.

3. En second lieu, aux termes de l'article 21-15 du code civil : " L'acquisition de la nationalité française par décision de l'autorité publique résulte d'une naturalisation accordée par décret à la demande de l'étranger. ". Aux termes de l'article 48 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française : " () Si le ministre chargé des naturalisations estime qu'il n'y a pas lieu d'accorder la naturalisation ou la réintégration dans la nationalité sollicitée, il prononce le rejet de la demande. () ". L'autorité administrative dispose, en matière de naturalisation ou de réintégration dans la nationalité française, d'un large pouvoir d'appréciation. Elle peut dans l'exercice de ce pouvoir, prendre en considération notamment, pour apprécier l'intérêt que présenterait l'octroi de la nationalité française, les renseignements défavorables recueillis sur le comportement du postulant, ainsi que les renseignements de tous ordres recueillis sur son loyalisme.

4. En l'espèce, pour rejeter la demande de naturalisation présentée par Mme C, le ministre de l'intérieur s'est fondé sur la circonstance qu'elle occupe un emploi au sein du consulat d'Algérie à Marseille et que cet emploi sous-tend un lien particulier avec ce pays incompatible avec l'allégeance française.

5. Il ressort des pièces du dossier que Mme C occupe depuis 2015 un emploi d'agent de bureau au sein du consulat d'Algérie, pays d'origine de l'intéressée. Cet emploi implique que les revenus de l'intéressée proviennent de l'Etat algérien, alors même qu'ils seraient imposés en France. Dans ces conditions, quand bien même Mme C aurait été contrainte par l'urgence d'accepter un poste qui ne correspond pas à ses qualifications, l'emploi que celle-ci occupe révèle le lien particulier l'unissant encore à son pays d'origine, dont le ministre a pu estimer, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, qu'il n'était pas compatible avec l'allégeance à la France.

6. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions qu'elle conteste. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L.'761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, épouse A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Cantié, président,

Mme Martel, première conseillère,

M. Delohen, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2023.

Le président-rapporteur,

C. CANTIÉ L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. MARTEL

La greffière,

C. DUMONTEIL

La République mande et ordonne au ministre l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. DUMONTEIL

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