LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2006306

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2006306

jeudi 6 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2006306
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL LOISEAU & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et cinq mémoires, enregistrés les 3 juillet 2020, 2 septembre 2021, 17 octobre 2022, 13 janvier 2023, 6 février 2023 et 8 août 2023, M. A B et M. C B, représentés par Me Loiseau, doivent être regardés, dans le dernier état de leurs écritures, comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 5 mars 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal du secteur Saumur Loire Développement en tant qu'elle retient sur les parcelles cadastrées section AE nos 820, 821, 822 et 823, situées sur le territoire de la commune de Saumur, un zonage " mouvements de terrain, cavités souterraines " ainsi que la décision portant rejet de leur recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire de modifier le plan local d'urbanisme intercommunal afin de limiter le zonage " mouvements de terrain, cavités souterraines " à la zone identifiée par le BRGM ;

3°) d'ordonner, avant dire droit, une expertise sur le fondement de l'article R. 621-1 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Ils soutiennent que :

- il n'est pas établi que la décision portant rejet de leur recours gracieux ait été signée par une autorité compétente ;

- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors que le zonage " mouvements de terrain, cavités souterraines " concernant les parcelles cadastrées section AE nos 820, 821, 822 et 823, situées sur le territoire de la commune de Saumur, ne tient pas compte des données scientifiques les plus récentes ;

- le zonage " mouvements de terrain, cavités souterraines " concernant les parcelles cadastrées section AE nos 820, 821, 822 et 823, situées sur le territoire de la commune de Saumur, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 5 novembre 2020, 9 février 2022 et 13 mars 2023, la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire, représentée par Me Blin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants.

Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Huet,

- les conclusions de Mme Diniz, rapporteure publique,

- les observations de Me Loiseau, représentant les requérants,

- les observations de Me Carre, substituant Me Blin, représentant la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 5 mars 2020, la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal du secteur Saumur Loire Développement. M. A B et M. C B demandent au tribunal d'annuler cette délibération en tant qu'elle retient sur les parcelles cadastrées section AE nos 820, 821, 822 et 823, situées sur le territoire de la commune de Saumur, un zonage " mouvements de terrain, cavités souterraines " ainsi que la décision portant rejet de leur recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision portant rejet du recours gracieux des requérants :

2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative.

3. Dès lors que les vices propres de la décision portant rejet d'un recours gracieux ne peuvent être utilement contestés, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 4 mai 2020 portant rejet du recours gracieux des requérants ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le vice de procédure et l'information sur le risque de mouvements de terrain concernant les parcelles cadastrées section AE nos 820, 821, 822 et 823, situées sur le territoire de la commune de Saumur :

4. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles cadastrées section AE nos 820, 821, 822 et 823, situées au lieudit " Le bois des Puets " sur le territoire de la commune de Saumur, sont contiguës et classées en zone naturelle par le plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par la délibération attaquée. Les requérants demandent l'annulation de ce document d'urbanisme " en tant qu'il retient un zonage " mouvements de terrain, cavités souterraines " sur la totalité de leurs parcelles ".

5. En vertu des dispositions de l'article L. 132-2 du code de l'urbanisme, l'autorité administrative compétente de l'Etat transmet " à titre d'information " aux communes ou à leurs groupements compétents " l'ensemble des études techniques dont elle dispose et qui sont nécessaires à l'exercice de leur compétence en matière d'urbanisme ".

6. Il ressort des pièces du dossier que le règlement graphique du plan local d'urbanisme contesté fait apparaître le zonage de l'atlas des cavités souterraines de la région saumuroise, établi par les services de l'Etat en septembre 2010, dont il reprend le périmètre sous l'intitulé " mouvements de terrains et cavités ". Il ressort ainsi des pièces du dossier que l'identification sur les parcelles des requérants d'un risque de mouvement de terrain ne résulte pas du plan local d'urbanisme intercommunal mais de la retranscription du zonage de l'atlas des cavités souterraines de la région saumuroise. Néanmoins, la reproduction de ce zonage est dépourvue de portée contraignante et constitue une simple information dont l'objet est de signaler l'existence d'un risque de mouvements de terrain. Il s'ensuit que les requérants ne peuvent utilement, à l'appui de leurs conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 5 mars 2020, soutenir que les données de l'atlas des cavités souterraines, dont le plan local d'urbanisme intercommunal se borne à rappeler le zonage, seraient erronées ou obsolètes.

7. Par suite, les moyens par lesquels les requérants ont entendu soulever un vice de procédure et une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés comme inopérants.

8. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner l'expertise sollicitée, que les conclusions à fin d'annulation de la requête et, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire au même titre.

11. Enfin, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par les requérants au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de MM. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à M. C B et à la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Giraud, président,

Mme Beyls, conseillère,

M. Huet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.

Le rapporteur,

F. HUET

Le président,

T. GIRAUD

Le greffier,

G. VIEL

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions