mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2007602 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | NERAUDAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2020, M. A E, représenté par Me Neraudau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 mai 2020 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai, et l'a astreint à se présenter au bureau des étrangers de la préfecture de la Vendée le troisième mardi suivant la signification de l'arrêté pour indiquer ses diligences dans la préparation de son départ ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à Me Neraudau en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour cette dernière de se désister de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes du 15 mars 2018 ;
- elle est entachée d'un d'examen au regard des articles L. 313-10, L. 313-14 et L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entaché d'une erreur de droit au regard des articles L. 313-10 et L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle et au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les articles L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entaché d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article L. 511-4 10° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen au regard de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les articles L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision l'obligeant à se présenter au bureau des étrangers de la préfecture de la Vendée :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne présente pas de risque de fuite.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2020, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 février 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le jugement du magistrat désigné du tribunal administratif de Strasbourg du 7 août 2020.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Martel a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant kosovar né le 9 septembre 1982, déclare être entré irrégulièrement en France le 25 avril 2016, accompagné de son épouse et de leurs trois enfants, afin d'y solliciter l'asile. Sa demande de reconnaissance du statut de réfugié a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le 31 août 2016, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le 3 octobre 2017. Par arrêté du 11 janvier 2018, le préfet de la Vendée a obligé M. E à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par décision du 15 mars 2018, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a annulé cette décision et a enjoint au préfet de la Vendée de procéder à un nouvel examen de la situation de M. E. Le préfet de la Vendée a délivré à M. E une autorisation provisoire de séjour valable du 23 août 2019 au 23 janvier 2020. Le 26 décembre 2019, M. E a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " travail ". Par un arrêté du 3 mai 2020, le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer ce titre, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et l'a obligé à se présenter aux services du bureau des étrangers de la préfecture de la Vendée le troisième mardi suivant la notification de l'arrêté. Par sa requête, M. E sollicite l'annulation de cette décision. A l'issue d'un placement en garde à vue à Wittenheim pour conduite d'un véhicule sans permis le 27 juillet 2020, le préfet du Haut-Rhin a pris le 30 juillet 2020 un arrêté assignant à résidence M. E dans le département du Haut-Rhin. Par un jugement du 7 août 2020, le magistrat désigné du tribunal administratif de Strasbourg, statuant sur les requêtes en annulation présentées à l'encontre de ces deux arrêtés, a renvoyé à une formation collégiale les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 3 mai 2020 en tant qu'elle porte refus de délivrance de titre de séjour et celles à fin d'injonction sous astreinte correspondantes, et rejeté le surplus des conclusions.
Sur la légalité de l'arrêté préfectoral du 36 mai 2020 en tant qu'il emporte refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 5 mars 2020 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 6 mars 2020, le préfet de la Vendée a donné à M. D B, sous-préfet des Sables d'Olonne, signataire de la décision attaquée, délégation pour signer, au titre des permanences en qualité de membre du corps préfectoral et dans les limites du département, les décisions concernant notamment les étrangers. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée mentionne de façon suffisamment précise les motifs de fait et de droit qui les fondent. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, le préfet fait valoir, sans être sérieusement contesté, qu'il a exécuté l'injonction faite par le jugement du 15 mars 2018, de réexamen de la situation de
M. E, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent accompagnant d'un enfant malade et en la renouvelant jusqu'au terme des douze mois préconisés par le collège des médecins de l'OFII, alors même que l'enfant était entre temps devenue majeure. Dans ces conditions, le moyen tiré du non-respect de l'autorité de chose jugée attachée au jugement du 15 avril 2018 ne peut qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment de la motivation de la décision attaquée que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de M. E tant au regard de sa vie privée et familiale, que de sa situation professionnelle. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen au regard des articles L. 313-10, L. 313-14, L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces dispositions et stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. M. E se prévaut de la durée de son séjour en France, de son état de santé, de l'état de santé de sa fille aînée, de sa maîtrise de la langue française, de son activité professionnelle, ainsi que de la scolarisation de ses enfants. Toutefois, alors que la durée de présence en France de l'intéressé s'explique par l'instruction de sa demande d'admission au statut de réfugié, désormais définitivement rejetée, il s'avère que la compagne du requérant fait l'objet également d'une obligation de quitter le territoire. En outre, le requérant ne justifie de l'exercice d'une activité professionnelle que depuis octobre 2019, soit moins de huit mois à la date de la décision attaquée. Les circonstances que les deux enfants mineurs du requérant, âgés de 16 et 14 ans à la date de la décision attaquée, sont scolarisés en France, et que M. E maîtrise la langue française, sont insuffisantes pour établir que le requérant a fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Par ailleurs, en dépit de ses allégations, M. E ne justifie pas que son état de santé nécessiterait une prise en charge particulière. Enfin, aucune des pièces produites n'est de nature à établir, qu'à la date de la décision attaquée, l'état de santé C, la fille aînée de M. E demeurait préoccupant. Au contraire, il ressort des pièces du dossier que la jeune C, majeure depuis le 2 septembre 2019, a sollicité un titre de séjour " études " sans plus faire état de problèmes de santé. Dans ces conditions, en refusant d'accorder un titre de séjour, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1°) Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salariée " ()". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ".
9. Il ressort des pièces du dossier, que M. E a été embauché, à compter du 17 décembre 2019, dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée par la société Techni Echaf en qualité de crépisseur. Toutefois, l'intéressé ne conteste pas être entré en France dépourvu d'un visa de long séjour. Par suite, le préfet de la Loire-Atlantique pouvait, pour ce motif et sans erreur d'appréciation, refuser de lui délivrer un tel titre de séjour. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.
10. En septième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée au 1° de l'article L. 313-10 sur le fondement du troisième alinéa de cet article peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7 ()".
11. M. E se prévaut, outre sa situation familiale, des motifs pour lesquels il a été contraint de quitter le Kosovo. Toutefois, la Cour nationale du droit d'asile, dans sa décision du 3 octobre 2017, après avoir considéré comme établies les déclarations du requérant selon lesquelles il avait été militaire entre 1999 et 2001, avant de refuser une proposition de ses supérieurs de le recruter dans les services de renseignement, a relevé qu'aucun élément ne permet d'éclairer les craintes qu'il éprouve du fait de son passé militaire seize années après les faits évoqués et que les craintes concernant une vengeance à laquelle souhaiterait se livrer un cousin sont dépourvues de cohérence. M. E n'invoque aucun fait ou élément nouveau, de nature à justifier l'actualité de ses craintes de persécutions en cas de retour dans son pays d'origine. Pour ces motifs et ceux exposés au point 7, il ne peut être regardé comme justifiant de circonstances exceptionnelles ou de considérations humanitaires. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 doivent être écartés.
12. En huitième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
13. M. E se prévaut de l'état de santé de sa fille aînée C qui, selon lui justifierait la délivrance d'un titre de séjour afin qu'elle puisse poursuivre ses soins en France. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 8, sa fille aînée est désormais majeure depuis le 2 septembre 2019. Ainsi, elle n'entre pas dans le champ des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, qui ne concerne que les enfants mineurs. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de toute ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter le surplus des conclusions de M. E à fin d'annulation de la décision du 3 mai 2020 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction correspondantes et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, à Me Neraudau et au préfet de la Vendée.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.
La rapporteure,
C. MARTEL
Le président,
S. DEGOMMIERLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026