jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2008002 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | SELARL WALGENWITZ AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 août 2020, 8 mars et 20 avril 2021, M. C B, représenté par Me Deniau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 juillet 2020 par laquelle le président de l'université Gustave Eiffel a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 22 mai 2019 ;
2°) d'enjoindre au président de l'université Gustave Eiffel, à titre principal, de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident, dans un délai de 30 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 20 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de prendre une nouvelle décision, dans le même délai et sous la même astreinte, et à titre infiniment subsidiaire, de " prescrire d'office toute mesure ou l'intervention d'une nouvelle décision permettant de mettre un terme définitif au présent litige " ;
3°) de mettre à la charge de l'université Gustave Eiffel le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la commission de réforme était irrégulièrement composée ; l'article 5 du décret du 14 mars 1986 relatif à la composition de cette instance est illégal ;
- elle est entachée d'incompétence négative ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 février, 31 mars et 8 juin 2021, l'université Gustave Eiffel, représentée par Me Walgenwitz, conclut au rejet de la requête et à ce que le versement d'une somme de 1 500 euros soit mis à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,
- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique,
- et les observations de Me Deniau, avocat du requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. B exerce les fonctions d'ingénieur chercheur au sein de l'Institut français des sciences et techniques, transport, aménagement et réseau (IFSTTAR) de l'université Gustave Eiffel. Il a adressé à sa hiérarchie, le 15 avril 2019, un courriel relatif à un article publié par un de ses collègues, en reprochant à ce dernier d'avoir utilisé les résultats de recherches auxquelles il participait et sans avoir sollicité son accord. Alors qu'une médiation interne avait été engagée, M. B a reçu, le 22 mai 2019, une convocation de la directrice générale de l'IFSTTAR à un entretien le 4 juin 2019. Il a alors contacté téléphoniquement son responsable hiérarchique, M. A, qui l'a invité à le rencontrer pour échanger. A la suite de cet entretien, M. B a déclaré un accident de service et a consulté son médecin, qui lui a prescrit un arrêt de travail du 23 mai au 20 juin 2019. M. B a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service de cet arrêt, et des soins prescrits. Après consultation de la commission de réforme, le président de l'université Gustave Eiffel a, par une décision du 3 juillet 2020, rejeté cette demande. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Il résulte de ces dispositions que la décision refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'une maladie est au nombre des actes qui refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, au sens des dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration, et doit, par suite, être motivé en droit et en fait.
3. La décision du 3 juillet 2020 vise l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 dont elle fait application, et l'avis défavorable à la reconnaissance d'un accident de service émis par la commission de réforme le 14 mai 2020, en reprenant les motifs de cet avis. Cette décision, qui révèle que l'université Gustave Eiffel a ainsi choisi de s'approprier le sens, et les motifs de cet avis, satisfait ainsi aux exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article 12 du décret du 14 mars 1986, dans sa version alors applicable : " Dans chaque département, il est institué une commission de réforme départementale compétente à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15. Cette commission () est composée comme suit : 1. Le chef de service dont dépend l'intéressé ou son représentant ; 2. Le directeur départemental ou, le cas échéant, régional des finances publiques ou son représentant ; 3. Deux représentants du personnel appartenant au même grade ou, à défaut, au même corps que l'intéressé, élus par les représentants du personnel, titulaires et suppléants, de la commission administrative paritaire locale dont relève le fonctionnaire ; toutefois, s'il n'existe pas de commission locale ou si celle-ci n'est pas départementale, les deux représentants du personnel sont désignés par les représentants élus de la commission administrative paritaire centrale, dans le premier cas et, dans le second cas, de la commission administrative paritaire interdépartementale dont relève le fonctionnaire ; 4. Les membres du comité médical prévu à l'article 6 du présent décret. ". En application l'article 5 du même décret, auquel renvoie l'article 6 précité, la commission de réforme compte " () deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, pour l'examen des cas relevant de sa qualification, un spécialiste de l'affection () ". Enfin, aux termes de l'article 19 du même décret : " () un praticien de médecine générale ou le spécialiste compétent pour l'affection considérée doit participer à la délibération. ".
5. Il résulte de ces dispositions que la présence à la commission de réforme d'un médecin spécialiste de l'affection pour laquelle est sollicitée une reconnaissance d'imputabilité au service n'est pas requise à peine d'irrégularité de la consultation de cette instance. Si M. B entend invoquer, par voie d'exception, l'illégalité des dispositions de l'article 5 du décret du 14 mars 1986, en ce qu'elles fixent une composition différente de celle requise pour les commissions de réforme compétentes pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, l'article en question a seulement pour effet de fixer la composition générale de cette instance, et non les règles de quorum garantissant la régularité de la délibération de l'instance. Dès lors, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant. Au surplus, et en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que les troubles dont souffrait M. B requéraient nécessairement la présence d'un psychiatre à la réunion de la commission de réforme, à qui avait été préalablement communiqué le rapport d'expertise du docteur D, psychiatre agréé. Par suite, le moyen tiré de ce que la composition de la commission de réforme réunie le 14 mai 2020 aurait été irrégulière doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
6. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en décidant de suivre l'avis rendu par la commission de réforme, le président de l'université Gustave Eiffel aurait méconnu l'étendue de sa compétence. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse serait entachée d'incompétence négative doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, applicable à la décision en litige : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. (). / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. (). II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service () ".
8. Constitue un accident de service, pour l'application des dispositions précitées, un évènement survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci. Sauf à ce qu'il soit établi qu'il aurait donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, lequel peut conduire le supérieur hiérarchique à adresser aux agents des recommandations, remarques, reproches ou à prendre à leur encontre des mesures disciplinaires, un entretien, notamment d'évaluation, entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.
9. Pour rejeter la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident déclaré par le requérant, l'université Gustave Eiffel s'est fondée sur un double motif tiré, d'une part, de ce que le requérant ne présenterait pas de pathologies constituées, et d'autre part, de ce que les faits en cause consisteraient en un conflit entre collègues de même grade.
10. Le docteur D, psychiatre agréé qui a examiné le requérant, a conclu que M. B, a présenté, dans les suites de l'entretien intervenu le 22 mai 2019, un syndrome de stress post traumatique et subi une souffrance importante. En l'absence d'élément médical contraire permettant de contester utilement l'appréciation portée par cet expert, le requérant est fondé à soutenir que c'est à tort que, pour rejeter sa demande, l'université Gustave Eiffel a estimé qu'il ne présentait pas de pathologies constituées. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'accident de service déclaré par M. B ne concernait pas ses relations difficiles avec un collègue de même grade, mais l'entretien du 22 mai 2019 avec son responsable hiérarchique, M. A. Par suite, les deux motifs retenus par l'université Gustave Eiffel ne pouvaient fonder le refus qu'elle a opposé à la demande de M. B tendant à la reconnaissance d'un accident de service.
11. Toutefois, l'administration peut faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
12. Dans ses écritures, l'université Gustave Eiffel fait valoir que les faits survenus le 22 mai 2019 ne sauraient être qualifiés d'accident de service, et doit ainsi être regardée comme ayant entendu faire valoir que la décision litigieuse aurait pu être prise sur ce motif. A cet égard, si le requérant soutient avoir fait l'objet de la part de M. A le 22 mai 2019 d'une agressivité excessive, d'une remise en cause injustifiée de son travail et d'accusations de harcèlement envers ses collègues, aucune pièce du dossier ne permet de corroborer ces allégations, le requérant ne restituant au demeurant pas précisément les propos tenus. Pour sa part, M. A, qui a rédigé un rapport pour exposer sa version des faits, évoque un entretien tendu, mais qui est resté calme et sans éclat de voix. M. A précise avoir effectivement indiqué à M. B que son comportement vis-à-vis d'autres membres de l'équipe pouvait être perçu comme hostile et malveillant, mais que ce dernier a persisté dans une attitude de déni vis-à-vis des critiques qui lui étaient faites, avant de quitter la réunion. Ainsi, il ne peut être considéré comme établi par les pièces du dossier que la teneur et la forme des propos tenus par M. A à l'adresse de M. B auraient excédé les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Par suite, l'entretien informel qui s'est tenu le 22 mai 2019 ne saurait être regardé comme constitutif d'un accident de service. La substitution de motif sollicitée par l'université de Gustave Eiffel ne privant M. B d'aucune garantie procédurale, il y a lieu de procéder à cette substitution, et d'écarter, par voie de conséquence, les moyens tirés de ce que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 juillet 2020 par laquelle le président de l'université Gustave Eiffel a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 22 mai 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. L'exécution du présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions de la requête à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'université Gustave Eiffel, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, verse à M. B la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter la demande présentée par l'université Gustave Eiffel au même titre.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'université Gustave Eiffel au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à l'université Gustave Eiffel.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, président,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.
La présidente-rapporteure,
V. GOURMELON
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MILIN
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026