vendredi 27 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2008658 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCPA LALANNE GODARD HERON BOUTARD SIMON GIBAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 août 2020, M. J I et Mme H D épouse I, représentés par Me Godard, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 9 juillet 2020 par laquelle le maire de Coudrecieux a décidé de préempter les parcelles cadastrées section B n°s 1046, 1048 et 1062 sises aux lieuxdits l'Excédent, Ligne du chemin de fer et le Point du jour à Coudrecieux, ensemble la mention en ce sens portée par le maire sur la déclaration d'intention d'aliéner ;
2°) d'ordonner le gel du droit de préemption urbain pendant un an à compter de la notification du jugement à intervenir si les parcelles n'ont pas encore été vendues à la commune ou, dans le cas contraire, d'enjoindre à cette dernière de s'abstenir de revendre à un tiers les parcelles préemptées, de proposer aux consorts E K les acquérir et, en cas de renonciation de ces derniers, d'en proposer l'acquisition aux époux I ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Coudrecieux le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2021, la commune de Coudrecieux, représentée par Me Forcinal, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. et Mme I le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 18 novembre 2022, la commune de Coudrecieux conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. et Mme I.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. Par une ordonnance du 29 juillet 2020, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes, statuant au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 9 juillet 2020 par laquelle le maire de la commune de Coudrecieux a exercé le droit de préemption urbain sur les parcelles cadastrées section B n° 1046, 1048 et 1062 et dont M. et Mme I demandent l'annulation. Par un arrêté du 15 novembre 2022, le maire de Coudrecieux a annulé, ce faisant rapporté, cette décision du 9 juillet 2020, qui n'a pas reçu exécution. Cet arrêté du 15 novembre 2022, qui est exécutoire, est définitif. Il en résulte que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. et Mme I sont, désormais, sans objet.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. et Mme I, qui n'ont pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, une somme à verser à la commune de Coudrecieux à ce titre. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de cette commune le versement à M. et Mme I de la somme de 500 euros au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentés par M. et Mme I.
Article 2 : La commune de Coudrecieux versera à M. et Mme I la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Coudrecieux au titre de l'article L. 761-1 sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. J I et Mme H D épouse I, à la commune de Coudrecieux ainsi qu'à Mme G E épouse C, Mme F A et M. B E.
Fait à Nantes, le 27 janvier 2023.
Le président,
A. DURUP DE BALEINE
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026